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CDF. 1/32e de finale - FC Rouen (N2) / Metz (N3), lundi 6 janvier à 20H55 à Diochon

Avec le FCR, Nicolas Burel passe d'un 1/32e de finale à un autre

Résumé

De retour dans son "club de cœur" depuis cet été, Nicolas Burel (31 ans) est le seul rescapé du dernier 1/32e de finale du FCR en 2013 quand les « Diables Rouges » s'étaient qualifiés aux dépens de l'AC Ajaccio. Contre une autre formation de Ligue 1, le FC Metz, le capitaine rouennais, qui a défendu les couleurs d'Amiens, Colmar, Chambly et Villefranche entre-temps, entend bien écrire un nouveau chapitre de son histoire avec la Coupe de France, une histoire particulièrement riche.

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Avec son compère Valentin Sanson, Nicolas Burel forme une charnière centrale pour le moins solide. Pour preuve, le FC Rouen possède la troisième défense la plus imperméable de N2.
Avec son compère Valentin Sanson, Nicolas Burel forme une charnière centrale pour le moins solide. Pour preuve, le FC Rouen possède la troisième défense la plus imperméable de N2.
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Un 1/32e de finale à Diochon avec le maillot des « Diables Rouges » contre un représentant de l'élite, Nicolas Burel l'a déjà vécu. Il y a sept ans, quasiment jour pour jour, l'actuel capitaine du FCR faisait déjà partie de l'équipe qui avait défié l'AC Ajaccio (en compagnie, entre autres, de Damien Da Silva, Zahir Zerdab, Rémy Dugimont...). Ce 5 janvier 2013, le club rouennais, alors pensionnaire de N1, avait créé l'exploit en éliminant le 16e de Ligue 1, à l'issue de la séance des tirs au but (1-1, 3-2 tab). Trois semaines et demi plus tard, la formidable aventure en Coupe de France des hommes de Didier Ollé-Nicolle avait pris fin face à l'OM des Mathieu Valbuena, André-Pierre Gignac et des frères Ayew, non sans démériter (1-2).

"Quand j'ai vu que j'étais au marquage de marquinhos, Je me suis dit que j'allais avoir du boulot"

"Le match contre Marseille avait été repoussé d'une semaine à cause d'une fuite de gaz (dans une usine chimique située à deux kilomètres du stade). De toute façon, même si c'est Marseille, je garde un meilleur souvenir du tour précédent. Peu importe le prestige de l'adversaire, ce qui compte, c'est la qualification. Je me rappelle de cette communion avec le public. Il existe une ferveur autour de ce club. Que ce soit à notre niveau (N2) ou en National, on ne retrouve ça nulle part ailleurs, même dans certaines équipes de Ligue 2", rapporte Nicolas Burel. Un n°29 des « Rouge et Blanc » qui possède une solide expérience avec cette « Vieille Dame ».

Outre ce parcours en 2013 avec le FCR, le natif de Dieppe a connu une demie avec Chambly (N1) il y a deux ans et un 1/8e de finale sous les couleurs de Villefranche (N1) la saison dernière. "En Coupe de France, ce 1/8e reste mon souvenir le plus fort. On avait affronté le PSG au Groupama Stadium à Lyon. D'habitude, ces matches, tu les regardes depuis ton canapé. Je me rappelle de l'annonce du staff pour les marquages sur coups de pied arrêtés. J'étais sur Marquinhos. Je me suis dit que j'allais avoir du boulot (sourire)". Pourtant, Nicolas Burel et ses coéquipiers avaient poussé les Parisiens en prolongation (0-3 AP). "Le scénario les avait rendus un peu nerveux. Le match avait eu lieu une semaine avant leur confrontation face à Manchester United*".

Reconverti avec succès en défenseur central

Avec la réception du FC Metz, qui lutte pour sa survie en L1 (17e à égalité avec le barragiste au terme de la phase aller), un nouveau rendez-vous prestigieux attend Nicolas Burel avec la « Vieille Dame ». "Ce 1/32e de finale, c'est surtout une récompense pour tout ces gens qui n'ont pas lâché le club après son dépôt de bilan en 2013", souligne ce Normand pur souche de retour au FCR depuis cet été. "C'est un choix familial. Même s'il me restait un an de contrat avec Villefranche, avec ma femme et mes enfants, on voulait revenir dans la région. Et je ne me voyais pas jouer dans un autre club. Alors j'ai décroché mon téléphone". A l'autre bout de la ligne, David Giguel.

"Mon retour est un choix familial. Avec ma femme et mes enfants, on voulait revenir dans la région"

Quand cette opportunité s'est présentée, le coach rouennais l'a immédiatement saisie. "Les deux parties se sont rejointes", indique le technicien des « Diables Rouges », tout autant séduit par les qualités du joueur que par celles de l'homme. "Si on a recruté Nico, c'est tout d'abord parce que c'est un bon mec, avec un excellent état d'esprit. Et puis il connaît parfaitement le club. Il possède l'expérience du National (avec plus de 200 rencontres à son actif) comme de la coupe". D'ailleurs, David Giguel n'a pas hésité à lui confier le brassard de capitaine et... à le reconvertir en défenseur central. Lui, l'ancien milieu offensif.

"C'est vrai que plus jeune, je jouais sur un côté ou derrière l'attaquant. Maintenant, j'ai réalisé les trois quarts de ma carrière en n°6. Et la saison passée, avec Villefranche, j'avais commencé à évoluer à ce poste", précise ce véritable couteau suisse. Avec Valentin Sanson, Nicolas Burel forme une charnière solide comme en atteste le nombre de buts encaissés en championnat par le FCR : neuf (troisième meilleure défense des quatre poules de N2 confondues). Ça tombe plutôt bien car contre Habib Diallo (10 buts en L1) et les « Grenats », le FC Rouen aura besoin d'une arrière-garde la plus imperméable possible.

> Coupe de France. 1/32e de finale - FC Rouen (N2) / Metz (N3), lundi 6 janvier à 20 h 55 au Stade Robert-Diochon.

*En 1/8e de finale de la Ligue des Champions, le Paris SG avait été éliminé par Manchester United (2-0, 1-3).

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