Battu par un PSG clinique, le HAC a payé cash son manque d'efficacité
Qui aurait parié il y a quatre mois quand le championnat a démarré que le promu havrais ferait plus que tenir tête à l'ogre parisien ? Mathieu Bodmer peut-être... En tout cas, pas la majorité des observateurs qui suivent régulièrement le championnat. Pourtant, après avoir obtenu le résultat nul contre Lens et Monaco lors de ses dernières sorties à Océane, le HAC a failli récidiver contre une adversité d'un tout autre calibre. Et encore une fois, la bande à Luka Elsner peut éprouver des regrets. Ne nourrissant aucun complexe, le club doyen a « agressé » le PSG dans le premier quart d'heure comme rarement on l'avait vu en Ligue 1. A tel point que l'équipe de Luis Enrique a été poussée à la faute. Alors que Carlos Soler sauvait sur sa ligne une tentative à bout portant de Gautier Lloris (7'), le gardien Gianluigi Donnaruma a vu rouge ; la faute à une sortie totalement ratée sur Josué Casimir (10'). Mais paradoxalement, cette expulsion a desservi les plans havrais en première période. Confrontés à un bloc parisien regroupé, les partenaires d'Arouna Sanganté ont dû gérer de nombreux ballons de transition. Et c'est justement sur l'un d'entre eux que Kylian Mbappé, mis en échec par Arthur Desmas trois minutes auparavant, a trouvé le chemin des filets (23'). Parfaitement conscient que malgré cette ouverture du score adverse, il y avait un coup à jouer, le technicien slovène a choisi la formule offensive dès le retour des vestiaires avec les entrées de Nabil Alioui et Antoine Joujou. Et si le club de la Capitale a causé deux-trois frayeurs à Arthur Desmas par l'intermédiaire du duo Ousmane Dembélé - Kylian Mbappé (57', 60', 88'), la seconde mi-temps a ressemblé à une attaque-défense en faveur des « Ciel et Marine », notamment dans les 20 dernières minutes où les situations dangereuses se sont multipliées sur les cages d'un Arnau Tenas, héroïque pour son baptême du en L1. Tour à tour, Mohamed Bayo (68', 85'), Antoine Joujou (73', 81') et Nabil Alioui (75', 78') ont obtenu la balle d'égalisation. En vain. Comme un symbole d'une efficacité qui a choisi son camp, le PSG a scellé son succès sur une frappe de Vitinha contrée par Gautier Lloris (89').