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Coupe de France. 1/16e de finale - Granville (N2) / Marseille (L1) 0-3 : le debrief

Pour Granville, tout a basculé en l'espace d'une minute

Résumé

L'expulsion de William Sea suivie de l'ouverture du score marseillaise à un quart d'heure de la fin, l'hommage d'André Villas-Boas, l'entraîneur phocéen, à son homologue normand, Johan Gallon, la prestation trois étoiles du capitaine Tony Théault dans le cœur du jeu..., retour sur l'élimination en 1/16e de finale de la Coupe de France de l'USG contre l'OM (3-0). Un résultat particulièrement sévère au regard de la qualité de la production des Granvillais.

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Après une haie d'honneur des Marseillais, Johan Gallon et ses hommes ont effectué un tour d'honneur bien mérité sur la pelouse de d'Ornano et devant ses 20 000 spectateurs.
Après une haie d'honneur des Marseillais, Johan Gallon et ses hommes ont effectué un tour d'honneur bien mérité sur la pelouse de d'Ornano et devant ses 20 000 spectateurs.
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Le fait du match

William Sea, une expulsion qui a plombé le moral des troupes

On dispute la 75'. Et depuis le coup d'envoi, l'USG fait plus que tenir tête à l'OM. Malgré plusieurs situations chaudes dans leurs 16,50 mètres, les Maritimes, qui ont pu compter sur un Jeffrey Baltus particulièrement inspiré dans ses cages (25', 53', 74'), peuvent toujours envisager la qualification. Mais sur une récupération de William Sea, l'attaquant granvillais a le tort de jouer des bras, et d'asséner un coup (certes, totalement involontaire) dans le visage de Valentin Rongier. M. Gautier n'hésite pas une seule seconde en lui adressant un carton jaune. Problème, il s'agit du second pour l'avant-centre normand, déjà averti dès la 9'. Une expulsion synonyme de coup de massue sur le moral des troupes de Johan Gallon.

Sur le coup franc suivant ce « rouge », Alvaro Gonzalez, au terme d'une action pour le moins confuse, ouvre le score pour Marseille (76'). "A ce moment-là, le match est terminé", ne cachait pas le coach manchois malgré cette balle d'égalisation dans la foulée avec cette frappe à angle fermé signée Jordan Blondel (78'). "Je vous laisse juger si ça valait un rouge. Le deuxième jaune est sûrement mérité. Le premier, je ne pense pas. Sinon, il aurait fallu sanctionner l'adversaire de d'autres cartons. Maintenant, on ne va pas faire les mauvais joueurs. On va l'accepter. Mais je suis frustré", confiait l'entraîneur normand ne voulant pas rentrer dans une polémique arbitrale.

La déclaration

"Je veux féliciter l'entraîneur de Granville"

En conférence de presse, André Villas-Boas a tenu à rendre hommage à Johan Gallon, son homologue manchois. "Je veux féliciter l'entraîneur de Granville pour avoir joué de cette manière, avec une équipe amateur, en voulant ressortir avec le gardien, avec courage, avec un style de jeu ambitieux contre une Ligue 1", a déclaré le technicien portugais dans un français quasi-parfait. "Quand vous jouez ainsi, cela signifie que votre philosophie passe au-dessus du niveau de l'adversaire. Et j'apprécie ça. Je ne pense pas être le seul car ce coach était déjà-là lors du dernier match contre l'OM (déjà en Coupe de France, en quart de finale, en 2016)".

Des propos qui ont touché Johan Gallon : "Quand vous avez un grand coach comme Villas-Boas qui vous dit : « Vraiment chapeau, tu prends des risques, tu ressors de derrière », qui vous fait ce genre de compliments, c'est une satisfaction malgré l'élimination".

Le chiffre

19 479

Ils n'ont pas battu leur record établi il y a quatre ans, déjà contre l'OM (21 215 à l'époque). Et pour cause, suite à des travaux de rénovation entre-temps, la capacité de d'Ornano a été légèrement revue à la baisse. Pour autant, les joueurs de Johan Gallon ont de nouveau évolué dans une enceinte à guichets fermés. Le décompte officiel affichant 19 479 spectateurs. "Vous avez vu le stade encore ce soir (vendredi)", n'a pas manqué de signaler le coach maritime.

Face au millier de supporters marseillais massés dans le parcage visiteur et toujours aussi bruyants, les fans granvillais ont tenté de rivaliser en donnant de la voix pour encourager leurs protégés. "On est contents de la fête qu'il y a eu dans le stade ; ce n'est pas à négliger. Il y avait 21 000 spectateurs qui étaient là pour nous, pour nous encourager de la première à la dernière minute", se félicitait Tony Théault, le capitaine de l'USG.

Un homme dans le match

Tony Théault, un capitaine si précieux dans le cœur du jeu

Il y a quatre ans, lors de la précédente confrontation entre les deux clubs, Tony Théault (32 ans), défendant à l'époque les couleurs du voisin avranchinais, avait suivi le match des tribunes. Cette fois-ci, il se trouvait, bel et bien, sur la pelouse de d'Ornano. Et le capitaine de l'USG a livré une très grande prestation. Dangereux sur quasiment chacun des coups de pied arrêtés qu'il a tirés (17', 38'), le frère aîné de Robin s'est également montré précieux dans l'entrejeu. Associé à Ralph Kottoy à la récupération dans un schéma en 4-4-1-1 (ou 4-4-2), le milieu passé par le Stade Malherbe dans sa jeunesse a nettoyé un nombre de ballons conséquents, favorisant les ressorties de balle de son équipe.

Malgré la qualité de la prestation des Granvillais, Tony Théault regrettait que "les deux-trois situations qu'on a eues en contre-attaques" n'aient pas été converties. "Entre la 60 et la 70', on a récupéré des ballons au milieu de terrain. On aurait pu leur faire plus mal, surtout que le score était toujours de 0-0. On aurait dû se montrer plus chirurgical. On en a une ou deux en première, idem en deuxième mais on n'a pas réussi à être plus dangereux. C'est dommage", analysait le n°7 du club normand.

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