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Une semaine après la reprise de l'entraînement

A Malherbe, une grande place accordée à la jeunesse

Derrière la signature du premier contrat « pro » de Josué Kimboma, l'effectif du Stade Malherbe a été considérablement rajeuni en ce début de préparation, entre « gamins » issus du centre de formation et recrues novices au niveau Ligue 3.
Dans le sillage de Josué Kimboma, qui a paraphé son premier contrat pro avec le SMC, de nombreux jeunes ont intégré la prépa comme Salim Diakité et Diabé Kanouté. ©©Thomas Jardin / SMC

Dans le sillage de Josué Kimboma, qui a paraphé son premier contrat pro avec le SMC, de nombreux jeunes ont intégré la prépa comme Salim Diakité et Diabé Kanouté. ©©Thomas Jardin / SMC

Dès la fin juin, le Stade Malherbe a peut-être déjà réalisé le plus coup de son mercato ! En faisant parapher son premier contrat « pro » à Josué Kimboma (trois années + une quatrième en option), le club caennais est parvenu à conserver l'un de ses plus grands espoirs. Une belle prise tant le milieu défensif a séduit tout l'environnement « Rouge et Bleu » en neuf « petites » apparitions en National, désormais baptisé Ligue 3. Sa capacité à récupérer des ballons, son art de la passe, son sens tactique... Autant de qualités qui ont permis à l'international congolais U23, qui a récemment participé au Tournoi de Toulon, de rapidement s'imposer dans le onze de départ. Pourtant, en remontant seulement quelques mois en arrière, cette signature était loin d'être gagnée.

Mais aujourd'hui, les interlocuteurs au SMC ont changé. Alors que le directeur général Josselin Flamand et le coach Gaël Clichy ont renoué et maintenu le lien avec son entourage, le nouveau directeur du football, Mathieu Bodmer et ses collaborateurs ont terminé le travail, facilité par leur connexion avec l'agent du « gamin ». Bien sûr, sportivement, le plus compliqué reste devant Josué Kimboma. Comme tout joueur en devenir, il faudra confirmer. Et avec ce changement de statut contractuel, le natif de Kinshasa ne sera plus perçu de la même façon. Fini le petit jeune sortant du centre de formation, c'est désormais un élément sur lequel on s'appuie. Pour le Stade Malherbe, ce n'est pas encore l'heure à ces considérations, mais plutôt à la satisfaction. 

"Josué a compris qu'on avait un projet club qui était lié à son projet perso"

"Josué a compris qu'on avait un projet club qui était lié à son projet perso", se félicite Gaël Clichy qui a eu le flair de le lancer dans le grand bain à la mi-janvier. A travers l'exemple de son milieu défensif, les dirigeants normands envoient un message à l'ensemble de sa formation : les jeunes ont leur place dans ce SMC. "Il faut espérer que les jeunes joueurs voient dans Caen une boîte à outils capable de les aider à atteindre un certain niveau. Compte tenu du travail individuel et collectif qu'on a entrepris depuis six mois, si j'étais un jeune joueur, je me tournerais vers le club", assure l'entraîneur des « Rouge et Bleu ».

Le départ dans le vestiaire de Yann M'Vila à compenser

Un message à destination de plusieurs éléments issus du centre intégrés à son groupe en ce début de préparation : le gardien Ryan Tutu et l'ailier Salim Diakité qui ont également signé « pro » (pour un an), le polyvalent Sofiane Gomis et le milieu Diabé Kanouté (tous les deux sous contrat stagiaire) ainsi que le défenseur Hugo Lamouillate (sous statut amateur). Bien entendu, ce discours ne suffit pas pour convaincre tout le monde, à l'image de Cluver Sambi. Arrivé au terme de son engagement aspirant, le très jeune milieu de terrain (17 ans) a repoussé l'offre de premier contrat professionnel émanant de son club formateur. Il devrait poursuivre sa carrière à l'étranger, vraisemblablement en Allemagne. En guise de consolation, le SMC touchera 300 000 € d'indemnités de formation. Car avec tous ces espoirs, l'enjeu est aussi économique ; ces joueurs représentants la valeur marchande la plus élevée de l'effectif malherbiste.

"Certains de ces joueurs sont ciblés depuis février, d'autres sont propres à la nouvelle direction"

Pour que cette relève soit performante, elle doit être mise dans les meilleures dispositions, en étant notamment encadrée par quelques éléments d'expérience. "Le futur appartient à la jeunesse", est persuadé Gaël Clichy. "Mais il faut qu'elle soit guidée. C'est notre job dans le staff, mais il faut également des têtes dans le vestiaire qui leur inculquent des bonnes valeurs. Ça ne veut pas dire qu'on aura cinq - six joueurs d'un certain âge qui arriveront. Parfois, il suffit DU joueur pour que la mayonnaise prenne". Une chose est acquise, il ne s'agira pas de Yann M'Vila (36 ans) qui a annoncé son départ sur ses réseaux sociaux la semaine dernière après deux saisons en Normandie, malgré la volonté du coach de le garder. "Perdre Yann, qui était le capitaine du vestiaire, c'est un peu pénalisant, mais il ne faut pas avoir peur", avait commenté le technicien, avant même que la nouvelle ne soit officialisée.

Jusqu'à présent, à l'exception de Nassim Titebah (28 ans), qui possède des références en National (33 matchs de la future L3), ce début de mercato laisse aussi une grande part à des éléments en devenir : le défenseur central Sacha M'Baka (22 ans, Poitiers, N2*), le latéral droit Nazim Babaï (23 ans, Monaco « B ») et le milieu Mohamed El-Idrissi (21 ans, Paris SG « B ») ; des garçons qui n'ont jamais évolué à ce niveau, ou presque (trois apparitions pour Nazim Babaï avec le FC Villefranche-Beaujolais en 2025). "Certains de ces joueurs sont ciblés depuis février, d'autres sont propres à la nouvelle direction", lance Gaël Clichy, référence à Mathieu Bodmer, le directeur du football, nommé le 11 juin. "On a la même vision du football, le même langage niveau ballon.... On n'a pas encore eu de raté". Deux à trois autres recrues sont attendues prochainement, notamment en charnière centrale, un secteur de jeu dépeuplé.

*Le niveaux indiqué correspond à celui de la saison 2025-2026.

Mathieu BILLEAUD

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