Corrigé par le Paris FC, ce Stade Malherbe fait honte à ses supporters
Pathétique, affligeant, désespérant... On pourrait continuer comme ça toute la nuit pour qualifier la production catastrophique du Stade Malherbe à Charléty. Alors qu'il est censé abattre ses ultimes cartes dans la lutte pour le maintien, la lanterne rouge caennaise s'est fait marcher dessus par le PFC (4-2), inscrivant quatre buts par Timothée Kolodziejczak (13'), Mathieu Cafaro (45') et Jean-Philippe Krasso, auteur d'un doublé (32', 60'). Et si les « Rouge et Bleu » ont trouvé le chemin des filets à deux reprises en fin de match, ils ne le doivent qu'à des offrandes parisiennes avec ce dégagement du point d'Obed Nkambadio se transformant en passe décisive pour Godson Kyeremeh (82') ou ce « CSC » de Mathys Tourraine dans les arrêts de jeu (91'). Alors, forcément, compte tenu de la différence de niveau entre les deux camps pendant 80', l'addition aurait pu (du) être beaucoup plus salée. On a pu constater toute la différence entre une équipe qui prétend à la montée directe en Ligue 1 est une autre quasi (on emploie ce terme par respect pour les mathématiques) condamnée à la relégation en National. Et quand on n'affiche pas les bonnes attitudes sur le terrain, bien sûr, rien ne tourne dans votre sens à l'image de ce corner direct de Valentin Henry refusé pour une charge peu évidente de Samuel Grandsir sur Obed Nkambadio (36') ou de cette main de Timothée Kolodziejczak dans la surface de réparation non signalée par le corps arbitral (38'). Mais il faudrait vraiment être tout petit d'état d'esprit dans les rangs normands pour se réfugier derrière les décisions de « l'homme en noir » pour justifier cette claque. Conséquence de cette 19e défaite de la saison en championnat (!), le SMC (18e) est repoussé à neuf longueurs de la place de barragiste (16e), occupée par Martigues, alors qu'il ne reste plus que 18 points à distribuer. Autant dire que l'avenir du club caennais ne fait plus aucun doute. Dans ce marasme ambiant, les seuls qui ont fait honneur au maillot « Rouge et Bleu » se trouvaient dans les gradins de Charléty, référence à ces 300 à 400 supporters malherbistes qui ont donné de la voix aussi longtemps qu'ils en ont eu le courage. La piètre prestation d'Alexandre Mendy et de ses partenaires ne justifie pas un tel soutien. Ils ne méritent qu'une descente en troisième division.