Site icon Foot Normand

Examen d'entrée réussi pour Brahim Traoré avec le Stade Malherbe

Brahim Traoré, le jeune défenseur du SM Caen, est l'invité du 19e épisode du Débrief. ©Damien Deslandes

A 17 ans, un mois et 28 jours, Brahim Traoré est devenu le deuxième plus jeune joueur de l'histoire du Stade Malherbe à débuter chez les « pros » après Mbaye Niang. ©Damien Deslandes

Il a terminé la rencontre perclus de crampes. Preuve qu'un baptême du feu chez les « grands » n'est jamais, tout à fait, anodin. Et pas n'importe quel baptême. Du haut de ses 17 ans, un mois et 28 jours, Brahim Traoré est devenu le deuxième plus jeune joueur de l'histoire du Stade Malherbe à débuter chez les « pros » après Mbaye Niang (16 ans, quatre mois et 18 jours en avril 2011). Contre Pau, le « gamin » de Céaucé, associé en charnière centrale à Prince Oniangué, a réussi son examen d'entrée. Ses deux premières interventions (un dégagement de la tête et un duel remporté) ont donné le ton d'une prestation sans fausse note : jamais débordé, colmatant parfaitement quelques brèches, sobre dans sa relance... Une performance d'autant plus notable que l'arrière-garde caennaise a de nouveau fait preuve de fébrilité.

"Il a répondu présent. On n'était pas trop inquiets de sa prestation en Ligue 2. L'avantage avec les éducateurs du club, c'est qu'on connaît bien Brahim, la force physique qu'il a mais aussi son insouciance et sa jeunesse", souligne Fabrice Vandeputte. "Brahim, c'est un bosseur. Il possède une très bonne compréhension du jeu. Comme il a les deux pieds, ça lui donne une certaine habileté. Physiquement, il est puissant et assez mobile ce qui lui permet de rattraper des coups. Il est aussi très fort dans les duels et son jeu de tête est performant", nous décrivait Matthieu Ballon, son entraîneur avec les U17 « Rouge et Bleu », à l'heure des présentations.

Une vitesse qui a fait la différence à l'heure du choix

Bien que son comportement soit très apprécié en interne, sur comme en dehors des terrains, il fallait oser faire ce choix, dans un rendez-vous très important dans la course au maintien. Pour sa première sur le banc normand, le coach intérimaire n'a pas hésité à titulariser un élément dépourvu de la moindre expérience (un seul match avec la réserve, en N2, en octobre). Anthony Weber non retenu ce week-end, Jason Ngouabi considéré comme trop tendre, Jonathan Rivierez et Alexis Beka Beka suspendus, l'Ornais était en balance avec Corentin Cal pour une place dans le onze de départ. A l'heure du choix, ses qualités naturelles ont visiblement fait la différence. "A certains postes, la vitesse est indispensable à ce niveau", rappelle, comme une évidence, Fabrice Vandeputte.

Et la rapidité constitue justement l'un des principaux atouts de Brahim Traoré au gabarit impressionnant à son âge (1,90 m pour 80 kg). A l'inverse de ses principaux concurrents directs pour évoluer dans l'axe de la défense, stigmatisé pour leur lenteur. "Il faut qu'on arrive à trouver un équilibre entre la jeunesse et l'expérience. Aujourd'hui (samedi soir), c'était un bon compromis de pouvoir le lancer". Considéré comme l'un des plus solides espoirs du centre de formation du SMC, l'ex-Flérien pourrait rendre encore de précieux services d'ici la fin du championnat. Et pas uniquement derrière. Avec les mini-Bleus où il compte une demi-douzaine de capes, le sélectionneur José Alcocer l'utilise régulièrement un cran plus haut, dans le cœur du jeu où il a été formé. "C'est un couteau suisse. Il a une grande capacité à s'adapter", indique Matthieu Ballon. Pour Brahim Traoré, le défi consiste, désormais, à confirmer. Certains de ses coéquipiers, qui se sont retrouvés dans une situation identique récemment, pourront lui dire que ce n'est pas si évident.

Quitter la version mobile