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Le président du SMC dresse un bilan sportif et évoque l'avenir de Pascal Dupraz...

Olivier Pickeu : "Il y a une dizaine d'équipes qui prétendent à la montée. On en fait partie"

Résumé

Alors que le championnat reprend ses droits dès mardi soir avec un déplacement périlleux sur la pelouse de l'AJ Auxerre (4e) pour le Stade Malherbe, le président Olivier Pickeu a dressé un bilan de la première partie de saison des Caennais, évoqué les ambitions sur la phase retour et fait le point sur l'avenir du coach Pascal Dupraz, en fin de contrat en juin.

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Même s'il n'en fait pas une obsession, le président Olivier Pickeu (ici, aux côtés de Pierre-Antoine Capton) croit le Stade Malherbe capable de se mêler à la lutte pour les barrages d'accession. ©Damien Deslandes
Même s'il n'en fait pas une obsession, le président Olivier Pickeu (ici, aux côtés de Pierre-Antoine Capton) croit le Stade Malherbe capable de se mêler à la lutte pour les barrages d'accession. ©Damien Deslandes
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L'année 2020 s'est finie sur une fausse note pour le Stade Malherbe, avec un revers 4-1 contre Sochaux, la première à d'Ornano cette saison. "Ce résultat vient un peu ternir le travail qui a été effectué jusqu'à présent", regrette Olivier Pickeu un brin frustré. Conséquence, le club normand a viré à Noël en septième position, avec 26 points au compteur au bout de 17 journées, à cinq longueurs du Top 5. Pour le président caennais, trois unités supplémentaires auraient donné une toute autre signification à la première partie de championnat des hommes de Pascal Dupraz. "Il nous manque une voire deux victoires pour que je sois pleinement satisfait. En arrivant aussi tardivement dans le projet (il a été intronisé à la tête du SMC fin août), 29 points auraient constitué un total tout à fait honorable et s'inscrivant dans la feuille de route que j'avais imaginée".

"Le premier qui pense que c'est terminé ou qu'il n'y croit plus à cause de cette défaite (4-1 contre Sochaux), il peut partir dès maintenant"

Toutefois, pour le dirigeant malherbiste, pas question non plus de dramatiser la situation. "On ne va pas mourir avec ce résultat", lance-t-il. "Il y a eu de très bonnes choses depuis le début de la saison avec la progression de nos joueurs, notamment ceux issus de notre formation (Nicholas Gioacchini, Kélian Nsona, Alexis Beka Beka...). Maintenant, la défaite face à Sochaux nous permet de nous rendre compte du travail qu'il nous reste à accomplir. Mais il n'y a aucune surprise". Par ailleurs, Olivier Pickeu a été rassuré par l' attitude de ses joueurs dans le vestiaire suite à cette contre-performance. "J'ai échangé avec le groupe. Je leur ai fait part de mon sentiment. Tout le monde était affecté. J'ai senti des garçons déçus et concernés. Personne n'était joyeux de partir en vacances en laissant cette image. J'avais besoin de le ressentir, c'était nécessaire pour moi. J'attends avec impatience le retour en janvier*".

Pour l'ex-manager général du SCO, les « Rouge et Bleu » auront leur mot à dire dans la course aux barrages d'accession. "Comme j'ai déjà évoqué pour moi, il y a une dizaine d'équipes qui prétendent à la montée. On en fait partie, ni plus ni moins que les autres. Et ce n'est pas parce qu'on a perdu un match que je vais changer d'avis. Après, la montée en Ligue 1 n'est pas quelque chose qui m'obnubile. Je ne me lève pas le matin pour regarder le classement ; ce qui m'importe, c'est notre progression au quotidien, ce qu'on est en train de construire, les valeurs qu'on prône... Là-dessus, je serai intransigeant". Mais quand on s'appelle le Stade Malherbe et qu'on évolue en Ligue 2, impossible de se contenter de jouer les faire-valoir. "Par rapport à notre projet (référence au rachat du SMC par Oaktree et Pierre-Antoine Capton), on se doit d'afficher des ambitions", confirme Olivier Pickeu. "Le premier qui pense que c'est terminé ou qu'il n'y croit plus à cause de cette défaite, il peut partir dès maintenant". Le message est passé.

*Les coéquipiers de Jonathan Rivierez ont repris l'entraînement le 29 décembre.

Joie Dupraz-PickeuLe coach Pascal Dupraz ici, avec le président Olivier Pickeu.

S'il veut rester au SMC, Pascal Dupraz sait ce qu'il lui reste à faire

En fin de contrat en juin 2021, Pascal Dupraz peut-il prolonger son engagement avec le Stade Malherbe ? "Ce n'est pas le moment opportun pour évoquer ce sujet", balaie le président Olivier Pickeu qui va présenter son plan de réduction des coûts en janvier. "Aujourd'hui, il y a trop d'incertitudes (référence, entre autres, aux droits TV avec la défaillance de Mediapro et la crise sanitaire) pour se projeter aussi loin. Mais je ne sens pas Pascal Dupraz plus perturbé que ça par cette situation".

Et en cas de montée en L1, son option d'une année supplémentaire sera-t-elle automatiquement levée ? "Ça voudra dire qu'il a fait du super boulot, qu'on sera en Ligue 1 et qu'il sera sous contrat. C'est le meilleur des scénarios. Est-ce que dans le meilleur des scénarios Pascal Dupraz sera toujours au club la saison prochaine ? je n'ai pas envie de répondre autre chose que oui", lance le président caennais. S'il veut rester en Normandie, le coach savoyard sait ce qu'il lui reste à faire.

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