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La grave blessure de Kelian Nsona va contraindre le Stade Malherbe à modifier ses plans

Stéphane Moulin : On va être obligé de prendre un excentré, même pas pour se renforcer mais pour compenser l’absence de Kelian"

Résumé

Alors qu'un arrière latéral et un défenseur central sont attendus d'ici la fin du mercato du côté du Stade Malherbe, la grave blessure de Kelian Nsona va obliger les dirigeants caennais à recruter à son poste.

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Pour Stéphane Moulin, le recrutement d'un excentré apparaît désormais comme une obligation après la rupture des ligaments croisés de Kelian Nsona. ©Damien Deslandes
Pour Stéphane Moulin, le recrutement d'un excentré apparaît désormais comme une obligation après la rupture des ligaments croisés de Kelian Nsona. ©Damien Deslandes
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C’est la très mauvaise nouvelle de la préparation du côté du Stade Malherbe. Victime d’une rupture des ligaments croisés du genou droit il y a une semaine contre Ajaccio, Kelian Nsona, opéré jeudi, va être indisponible environ six mois. "Le premier sentiment qui nous anime, c'est de la tristesse pour Kelian", confie le président Olivier Pickeu. "Maintenant, on ne le lâchera pas. On va être très proche de lui. Le club va rester à ses côtés pendant cette épreuve. Il a été sensible à ses marques de soutien". Une blessure qui ne fait vraiment pas les affaires du club normand.

En fin de contrat au 30 juin 2022, le jeune ailier caennais (19 ans) sera libre de s’engager où il le souhaite, sans la moindre indemnité, s’il ne prolonge pas ou s’il n’est pas vendu d’ici cette échéance. Alors qu'il était courtisé par de nombreuses écuries, certaines sources évoquaient même un possible transfert dès cet été. Pourtant, le président Olivier Pickeu l’assure : "Je n’ai pas imaginé une seule seconde que Kelian puisse nous quitter". Avant de poursuivre : "Que ce soit de ma part, de celle de Yohann (Eudeline, le directeur sportif) ou de celle du coach depuis son arrivée, Kelian et son entourage n'ont entendu qu'un seul discours. On souhaitait absolument le garder. A aucun moment, on lui a donné l'impression qu'on voulait qu'il parte".

Plus que trois options sur les postes d'excentrés

En attendant de régler le dossier de l’avenir de Kelian Nsona, les dirigeants normands doivent s’atteler à le remplacer ; ce qui n’était pas du tout prévu au départ durant ce mercato. "Cette blessure engendre une question sur l'équilibre de l'effectif. Kelian était un joueur important du projet de jeu de Stéphane (Moulin) avec le système utilisé (4-2-3-1). Il nous amenait de la profondeur. Forcément, on est en train de réfléchir". Pour le technicien caennais, la question ne se pose même pas. "Dans ce secteur, on est un peu court", ne cache pas Stéphane Moulin.

Dans son groupe, le coach normand dispose de trois options avec Yoann Court, Andreas Hountondji* "qui ne compte que cinq matches de Ligue 2 (six)" et Steve Shamal "qui n’a pas joué en compétition depuis 15 mois". Repositionné dans l’axe, Caleb Zady Sery peut aussi être utilisé dans ce rôle en cas de changement de système (avec un passage en 4-3-3). Quoi qu’il en soit, pour l’ex-entraîneur d’Angers : "On va être obligé de prendre quelqu’un, même pas pour se renforcer mais pour compenser l’absence de Kelian".

*Sous contrat stagiaire jusqu’en 2022 avec le SMC, Andreas Hountondji (19 ans) devrait prochainement parapher son premier contrat professionnel.

Un défenseur central et un latéral également ciblés

Outre un excentré, l’Etat-major malherbiste a fixé ses priorités en matière de recrutement cet été. Et elles se situent à l'arrière. A commencer par un latéral. Victime d'une rupture des ligaments croisés, Hugo Vandermersch est éloigné des terrains jusqu’en novembre. "On sait qu'Hugo va revenir mais une blessure aussi grave et longue comporte toujours des incertitudes", souligne Stéphane Moulin. Retenu avec l'équipe de France pour participer aux JO de Tokyo (22 juillet - 8 août), Alexis Beka Beka n'est, lui, pas sûr de toujours défendre les couleurs « Rouge et Bleu » à partir du 1er septembre.

Conséquence, le technicien caennais ne possède dans son effectif que deux spécialistes à ce poste : Yoël Armougom et Aloys Fouda. "Sachant que le petit Aloys ne compte que cinq matches en Ligue 2 (quatre exactement). La Ligue 2, ce n'est pas cinq matches, mais 38", rappelle-t-il. "C’est pourquoi j’ai testé quelques possibilités pendant la prépa (Brahim Traoré et Jonathan Rivierez à droite) pour ne pas avoir à gérer un événement contraire (une expulsion, une blessure) et se retrouver en difficulté sans l’avoir anticipé. On peut bricoler un temps mais pas indéfiniment", prévient le coach normand qui aimerait également se renforcer en charnière centrale. "C’est un secteur où l'équipe a un peu péché".

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