Il fait partie des 11 visages que les supporters des « Diables Rouges » découvrent cet été. Arrivé le jour de la reprise, le 29 juin, Noé Sommer n’est certainement pas la recrue la plus connue du mercato rouennais. Pour autant, quelque chose nous dit que le public de Diochon va rapidement retenir son nom. "J’ai hâte de jouer dans ce stade, de porter ce maillot, surtout en match officiel", confiait-il, plein d’enthousiasme, juste après avoir réalisé ses premiers pas à l’entraînement. "C’est très important de démarrer la prépa avec son nouveau club. Ça permet de rencontrer tout le monde, de prendre ses marques, de diminuer le temps d’adaptation…""Noé est quelqu’un de timide, qui a besoin de bien s’acclimater pour être performant à 100%", rapporte Cédric Hengbart, le coach de l’US Avranches (N1), qui l’a eu sous ses ordres à Blois.
Une chose est sûre, Noé Sommer ne devrait pas être dépaysé par la ferveur de l’enceinte du FCR, lui qui a été baigné dans sa jeunesse par la Meinau. "J’ai fait toutes mes classes au centre de formation de Strasbourg", rembobine-t-il. Au point de signer un contrat « pro », à l’âge de 20 ans, avec le Racing, où il a côtoyé un certain Valentin Fuss. Toutefois, comme son nouveau partenaire, ce milieu de terrain n’a pas réussi à s’imposer avec son club formateur. Contraint de descendre de quelques étages pour relancer sa carrière naissante, ce gamin de Wattwiller, dans le Haut-Rhin, a, tout d’abord, posé ses valises à Biesheim (N1, ex-N2), dans son Alsace natale, avant de vivre une première expérience loin de sa région d’origine, sous les couleurs de Blois, ces deux dernières saisons.
Une polyvalence au milieu de terrain
"Forcément, il y a eu un petit temps d’adaptation au début, mais une fois la machine lancée, ça s’est très passée", souligne Noé Sommer. La preuve, malgré le parcours catastrophique de l’équipe blésoise en championnat (lanterne rouge de sa poule de N2, et donc reléguée en N3), le n°11 des « Diables Rouges » a trouvé un projet dans la division supérieure. "L’objectif est de confirmer à l’étage au-dessus". Cédric Hengbart est persuadé qu’il y parviendra. Le technicien ne tarit pas d’éloges sur son ancien protégé, doté "d’un gros potentiel". "Déjà, humainement, Noé est top. Il est travailleur, lucide… Quand on est dur avec lui, il est capable de repartir pour progresser", témoigne l’ex-défenseur du SM Caen qui ne pointe qu’un défaut. "Il manque un peu de vitesse et de puissance. C’est pourquoi, parfois, il est juste dans les duels. Il ne sera pas dans le combat, ce n’est pas son style. Il lui faut une équipe qui joue au ballon autour de lui".
Ça tombe bien, avec Marvin Gakpa, Ibrahima Samoura ou encore Issiaka Karamoko, le collectif de Régis Brouard regorge d’éléments techniques. Autre atout chez la recrue du FCR : sa polyvalence. "Au milieu, il peut évoluer partout. Au départ, j’hésitais à le mettre n°6, pour sa capacité à garder le ballon, mais il peut aussi se projeter", détaille Cédric Hengbart. Une description que complète le principal intéressé : "Je peux jouer relayeur ou n°10 derrière les deux attaquants. J’ai un gros volume de courses". Et une faculté de plus en plus grandissante de se montrer décisif comme en attestent ses trois buts et ses cinq assists lors de l’exercice précédent, en National 2 (désormais N1). "Sur ces deux dernières saisons, je suis en progression. J’espère faire encore mieux". Les amoureux du FCR n’y sont pas opposés.
Mathieu BILLEAUD
