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Coupe nationale U18 futsal. AS Normandie (R1) / FC Mouvaux (R1), samedi 4 avril à 15H30

L’AS Normandie veut marquer l’histoire du futsal normand

Fondé il y a seulement deux ans et demi par Ben Mladjao, l’AS Normandie Futsal a ses repères à Petit-Quevilly, dans l'agglomération rouennaise. Mais ce club touche une région bien plus large selon son président, d’où son appellation. En quart de finale de la Coupe nationale U18, cette structure sera le représentant de tout un territoire.
Après à peine deux ans et demi d’existence, l’AS Normandie Futsal se retrouve déjà en quart de finale de la Coupe nationale U18. Une réussite. ©AS Normandie Futsal

Après à peine deux ans et demi d’existence, l’AS Normandie Futsal se retrouve déjà en quart de finale de la Coupe nationale U18. Une réussite. ©AS Normandie Futsal

L’histoire de l’AS Normandie débute il y a deux ans et demi, grâce à Ben Mladjao. Âgé de 30 ans aujourd’hui, celui qui est président et fondateur du club, mais également à la tête de deux autres associations dans sa vie professionnelle, a voulu créer une structure à même d’accueillir les jeunes souhaitant pratiquer le futsal, mais qui ne trouvaient pas de point de chute pour les accueillir. "J’ai joué au foot traditionnel en région parisienne, à Grenoble, à Chambéry, puis aux Etats-Unis avant de m’installer en Normandie. J’ai toujours eu une affection particulière pour cette discipline que j'ai pratiquée au niveau régional. Je trouvais qu’il y avait un déficit d’accueil pour les jeunes sur la métropole rouennaise. À travers une réflexion que j’ai eue avec mon ami Charles Gbaka (par ailleurs joueur au Grand-Quevilly FC), et via des enfants que je voyais dans le cadre de mes missions d’éducation par le sport, on a eu l’envie de monter quelque chose".

Sans se poser de question, l’ancien joueur de l’AL Deville-Maromme durant l'exercice 2017-2018, celui de la montée en N3 sous la direction de David Giguel (l'ex-coach du FC Rouen, actuellement à la tête d'Angoulême), monte un club destiné dans un premier temps à accueillir des pratiquants, sans objectif de compétition. De toute façon, à cette époque, il n’y en pas encore. "L’idée était de se réunir, de les faire jouer, disputer des matchs amicaux, des tournois..." Il comble donc ce manque et trouve immédiatement le nom de l’AS Normandie. "On voulait être un club inclusif, car la demande dépasse largement Petit-Quevilly. J’ai des jeunes qui vivent dans l’Eure, au Neubourg, au Mesnil-Esnard, à Darnétal, certains viennent même du Pays de Bray ou d’Yvetot". Grâce au système de double licence possible par la FFF, les garçons peuvent pratiquer le futsal sans abandonner le foot à 11. Ils se voient une fois par semaine, le dimanche pour l’entraînement dédié. "Certains, parfois en difficulté dans leur club, trouvent une seconde vie ici. Pour d’autres, c’est l’inverse, ils sont plus dans le plaisir", témoigne le dirigeant.

Objectif : une place en U19 nationaux

En peu de temps, l’AS Normandie a grandi et compte désormais 52 licenciés répartis sur trois catégories : U13, U15 et U18 ; celle-ci participant au championnat de Régional 1. Le club s’est forgé une petite réputation, au point de disputer un tournoi en Espagne, où il retournera cette année. "On a quelques tournois, notamment à l'étranger. Là, c'est la troisième fois qu'on part en Espagne avec les U15". Les plus âgés eux, sont en pleine bourre. Ils seront sur le pont ce samedi (4 avril), à Oissel, pour le premier quart de finale de Coupe nationale de leur histoire. "C’est paradoxal, car nos tours régionaux nous ont semblé plus difficiles que notre entrée en lice sur le plan national", explique Ben Mladjao. "Ces rencontres ont été serrées, et puis on a joué notre huitième de finale en Dordogne. À ce niveau, c’est un peu le meilleur de chaque région qui est présent, mais de grosses disparités de niveau existent". En effet, ses petits protégés n’ont pas fait dans la demi-mesure en s’imposant 14-2 sur le parquet de la GJ Foothislécole, à Bergerac, le 14 mars.

"Le fonctionnement de notre équipe est un peu particulier, car on a monté une section sport-études avec le lycée technologique Les Bruyères (situé à Sotteville-lès-Rouen). Les jeunes sont en internat et s’entraînent deux à trois fois par semaine à partir de 15 heures". Au regard de cette évolution, on pourrait penser que ces joueurs constitueront à terme la formation senior à l’AS Normandie. Mais ce n'est pas si sûr. Enfin, cela ne figure pas au programme, pour l'instant. Avant d'envisager de franchir cette étape, Ben Mladjao veut prolonger un peu le plaisir avec cette génération en essayant de décrocher une place dans le futur championnat national U19 de futsal, à l’instar de celui qui existe dans le foot à 11. "Ce sont des U16 qui sont passés U17, donc il leur reste une année en U18. Et si on arrive à participer au championnat national U19 qui se lance en septembre 2026, cela leur donnera deux ans de pratique en plus, voire trois pour certains". Pour quelques-uns d’entre eux, il faudra alors faire des « choix de carrière », continuer à 11 ou se lancer pleinement dans le futsal. Mais en attendant cette hypothétique situation, ils ont un quart de finale de Coupe de France à disputer, et si possible à gagner pour marquer l’histoire normande de cette discipline.

> Futsal. Coupe nationale U18. AS Normandie (R1) / FC Mouvaux (R1), samedi 4 avril à 15 H 30 au Complexe Germinal de Oissel.

Florian POLTEAU-GOMEZ

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