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R1. J18 - ASPTT Caen / FC Rouen « B » 0-2

L'ASPTT Caen de Kévin Quénéa n'a plus son destin en main

Le duel entre les deux meilleurs élèves du groupe A de Régional 1, l’ASPTT Caen et la réserve du FCR, a tourné en faveur des visiteurs (2-0). Les Rouennais en ont profité pour ravir également le fauteuil de leader à leur hôte du week-end. Si tout espoir de première place, synonyme de montée en National 3 n’est pas perdu, il a quand même pris du plomb dans l’aile pour Kévin Quénéa et ses partenaires.
Après avoir été à quelques centimètres d’ouvrir la marque au quart d'heure de jeu, Kévin Quénéa aurait pu bénéficier d'un penalty au retour des vestiaires. ©Félix Raoulx / ASPTT Caen

Après avoir été à quelques centimètres d’ouvrir la marque au quart d'heure de jeu, Kévin Quénéa aurait pu bénéficier d'un penalty au retour des vestiaires. ©Félix Raoulx / ASPTT Caen

C’était un duel crucial pour la montée en National 3, à l’instar de celui dans le groupe B entre le FC Saint-Lô et l’AS Cherbourg qui a tourné en faveur du premier nommé (1-0), validant par la même occasion sa (re)montée à l'étage supérieur. L’ASPTT Caen, en tête de la poule A, était elle aussi en quête d’une nouvelle accession à l'échelon national. En recevant son dauphin, la réserve du FCR, ce samedi, au Stade Maurice-Fouque, les joueurs de Laurent Dufour avaient l'opportunité d'asseoir leur fauteuil de leader. Mais au cours de cette confrontation au sommet, le vent a tourné en faveur des « Diables Rouges » (2-0). "Je rate un premier face-à-face avec le gardien adverse", témoigne le milieu offensif des « Postiers », Kévin Quénéa (24 ans). "Je veux essayer de frapper, mais j’écrase trop mon tir. J’aurais aussi pu faire un meilleur choix quand je revois les images du match, en la donnant à Sami Laabiss". Une action qui aurait permis aux locaux d’ouvrir la marque peu après le quart d'heure de jeu (16’) et de devancer les velléités des Rouennais qui, eux, ne se sont pas privés de faire trembler les filets quelques instants plus tard par Léopold Ibañez (22').

"Après leur but, on n'a rien lâché jusqu’à la fin de la rencontre. On a mis beaucoup d’envie, mais on a manqué de justesse offensivement", reprend le jeune professeur d’EPS dans un lycée professionnel en Bretagne. Au retour des vestiaires, Kévin Quénéa aurait même pu (dû) bénéficier d’un penalty, mais M. Jérémy Pikorki n'a pas bronché (49'). "Un défenseur de Rouen récupère la balle, j’arrive par derrière et je touche le ballon juste au moment où il veut shooter, et il frappe dans ma cheville. L’arbitre estime qu’il n’y a pas de faute. On n’est pas d’accord, mais ce n’est pas grave. Les erreurs d’arbitrage font partie du jeu, il faut l’accepter et ne pas se cacher derrière cela". Malheureusement pour eux, malgré toute leur bonne volonté, les coéquipiers de Léo Hamel ne parviendront pas à recoller au score, encaissant même un second but par Cady Pandi (77’). "Même après, on a continué à pousser pour revenir même si ce deuxième but nous a un peu assommés".

"Les erreurs d’arbitrage font partie du jeu, il faut l’accepter et ne pas se cacher derrière cela"

Ce résultat relègue donc l’ASPTT Caen à la deuxième place (39 points), à deux longueurs de la réserve du FCR, qui repart avec le fauteuil de leader dans ses bagages (41 points). Les « Postiers » ne sont donc pas distancés dans la course au N3, mais ils n’ont plus leur destin entre leurs mains. "C’est simple : il reste quatre matchs, il faut tout gagner pour ne rien regretter. Si les Rouennais remportent tout également, alors ils resteront devant. Mais tout est possible dans le football. S’ils font un faux pas, il faudra qu’on soit encore à la lutte", poursuit Kévin Quénéa. Mais pour retrouver une dynamique et prendre les 12 points sur les 12 possibles avant la fin de saison, il faudra être costaud. "Lors de la prochaine journée, on se déplace à Pacy (8e - 17 points) puis on reçoit l’AG Caen (7e - 26 points). Ce ne seront pas des parties faciles. Dans cette poule, tout le monde peut battre tout le monde". Les « Jaune et Noir » se battront jusqu’au bout pour espérer décrocher le précieux sésame, mais la partie s’est tout de même sacrément compliquée pour eux.

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