L'AF Virois se sent prête à assumer son statut de favori
Jamais deux sans trois pour l'AF Virois ? Cette expression, Tony Théault ne veut pas en entendre parler. Après être passé tout proche d’une montée en National 1 (ex-N2) ces deux dernières saisons, en finissant sur la troisième marche du podium en 2025 puis en terminant dauphin du promu, la GSI Pontivy, au mois de mai, la quête continue pour le club du Bocage. "Quand on est coach, on a toujours envie de faire mieux que l’année précédente. Mais il n’y a qu’une place et c’est dur d’aller la chercher”, rappelle l’entraîneur. Dans ce groupe C de N2, ses joueurs croiseront la route de trois autres représentants de l’ex-Basse-Normandie : l’ASPTT Caen, le FC Saint-Lô et la réserve du Stade Malherbe. “Ça promet de beaux derbys, ça fait du bien de se retrouver”, glisse le technicien, dont l'équipe sera aussi opposée à de nombreux adversaires bretons.
Cette saison, l’AFV ferraillera également avec les réserves du Stade Rennais, du Stade Brestois et de l’En Avant Guingamp. Une poule relevée, certes, ce qui ne l'empêche pas de se voir coller dans le dos l’étiquette de favori. “On ne s’en cache pas. Il faut avoir les épaules assez larges et assumer. Ce serait un raccourci de dire que ça sera simple parce qu’on a fini deuxième l’an dernier. Tous les compteurs sont remis à zéro", se méfie Tony Théault. "Tous les week-ends, les équipes auront envie de battre Vire. Cela nous oblige à être exigeants chaque semaine et à montrer qu’on mérite cette place”. Cette place, c’est le haut du tableau que Dorian Charlier et ses partenaires tenteront d’accrocher dès les premières journées de championnat.
"L'an passé, on a joué notre dernier match devant 2 000 personnes. J'espère que les gens ont pris goût à nous pousser"
Tony Théault
L’AF Virois a la chance de débuter son championnat à domicile contre le TA Rennes, ce samedi, avec l’objectif de frapper fort d’entrée de jeu, et de faire du Stade Pierre-Compte une forteresse imprenable. “On sait à qui on a affaire. C’est un promu qui a les dents longues, ça peut être l’équipe surprise. On devra être au maximum de notre potentiel pour gagner”, prévient l'ex-coach de La Mos. Avant d'ajouter : “Ça fait six semaines qu’on se prépare. Si on gagne, ça donne des certitudes à tout le monde. L’an passé, on a joué notre dernier match devant 2 000 personnes. J’espère que les gens ont pris goût à nous pousser”. S'il pourra sûrement compter sur le 12e homme en tribune pour cette reprise, le club du Bocage entend également s’appuyer sur une préparation estivale de haute volée. Opposé à des adversaires d'un niveau supérieur sur ses matchs amicaux, le collectif de Tony Théault est déjà préparé au rythme que requiert le N2. “Parfois, on dispute des matchs amicaux faciles et on est surpris de l’intensité en championnat. On ne voulait surtout pas vivre cette situation", explique le technicien. "On a voulu rentrer très rapidement dans le vif du sujet avec beaucoup d’exigence”. Avec notamment ses sept recrues, l'AFV débutera cet exercice 2026-2027 avec un effectif au grand complet.
> N2. J1 - AF Virois / TA Rennes, samedi 29 août à 18 heures au Stade Pierre-Compte.
Le FC Saint-Lô et l'ASPTT Caen ne jurent que par le maintien
Après une saison en Régional 1 excitante, l’ASPTT Caen et le FC Saint-Lô retrouvent tous les deux le cinquième échelon français. Brillants, les Manchois avaient obtenu leur billet pour l’échelon supérieur un mois avant le terme du championnat. Pour leur retour à ce niveau, les hommes de Pierre Asselin restent, toutefois, mesurés. “On l'aborde avec beaucoup d’humilité. On doit maintenir le club en N2, c’est la priorité. Ce serait bien qu’on n’attende pas la dernière journée pour le faire”, fixe le coach saint-lois. De leur côté, les « Postiers », promus lors de la dernière journée de l’exercice précédent au nez et à la barbe de la réserve du FC Rouen, peuvent difficilement ambitionner beaucoup plus que le maintien, surtout avec un budget qui avoisine les 350 000 € annuels, soit l’un des plus petits de leur poule. “Pour viser la montée, il faut un budget plus conséquent. Pour se maintenir, il faut autre chose, des valeurs et un état d’esprit, c’est ce que l’on a”, assure l’entraîneur caennais, Laurent Dufour.
"C'est un peu le paradoxe d'une équipe qui monte. On sort d'une saison où on a enchaîné les victoires et là, on se battra pour notre maintien"
Pierre Asselin
Après avoir vécu un ascenseur émotionnel sur ces deux dernières saisons, les « PTT » nourrissent comme objectif de “pérenniser le club à ce niveau”, en misant sur un groupe qui se connaît bien et qui a l’habitude d'évoluer ensemble. “Notre potentiel se situe entre la 8e et la 14e place. Mais aujourd’hui, on part tous à égalité de points. A nous de déjouer les pronostics et de s’offrir un maintien confortable”, poursuit le technicien. Pour son homologue du FC Saint-Lô, la priorité consiste à rapidement switcher dès la première journée. “C’est un peu le paradoxe d’une équipe qui monte, car on sort d’une saison où on a enchaîné les victoires et là, on se battra pour notre maintien. Désormais, il faut passer un cap par rapport à la R1 et gagner en efficacité”.
Sur ce mercato, Caennais comme Saint-Lois ont misé sur la stabilité de leurs effectifs. Quelques renforts sont, tout de même, venus apporter leur expérience. A Villemer, les supporters auront le plaisir de (re)découvrir Oscar Lecanu, Franck Mefouma, Herman Lemaître et Florian Bresteau. Touché au mollet, ce dernier semble incertain pour le coup d'envoi du championnat. Côté « Postier », quatre éléments ont rejoint les rangs « Jaune et Noir » : Nesta Djeagbo, Léo Richard, Naël Anouari et Ibrahima Camara. Mais la préparation a aussi été tronquée par les blessures de Kévin Quenéa (cheville) et Evan Olivier (pied), qui devraient être indisponibles pour le déplacement à Cesson. Dans les deux camps, les « bobos » ne permettent pas d’entamer cet exercice 2026-2027 avec de grandes certitudes, mais les coachs veulent rester positifs. “On sait que nous ne sommes pas câblés comme d’autres équipes que ce soit financièrement ou dans la gestion de l’effectif. On sait aussi que toute erreur individuelle se paiera cash. Il faudra être efficace dès la première journée”, alerte Pierre Asselin, avant de se déplacer à Saint-Pierre-Milizac, le plus long voyage de la saison ! Au terme de cette préparation estivale, Laurent Dufour tire, lui, des enseignements positifs. “On a été capables de marquer des buts à tout le monde, mais on en a aussi encaissé. Ce qui est important, c’est d’être régulier toute la saison. Ce que l’on faisait de bien, il faut le faire encore mieux”. Ça commence dès ce samedi sur la pelouse de Cesson.
> N2. J1 - Saint-Pierre-Milizac / FC Saint-Lô, samedi 29 août à 18 heures au Stade Pen Ar Guear.
> N2. J1 - OC Cesson / ASPTT Caen, samedi 29 août à 18 heures au Stade de La Valette.
Léa QUINIO
