Face au Montaigu Vendée Foot, ce samedi (4 avril), les joueuses d’Anthony Cordoba, l'entraîneur de l’Hercules Futsal, situé à Bueil (27), à la frontière de l’Eure et des Yvelines, ne partiront pas forcément favorites. Mais comme l’explique Emilie Deparrois, elles conservent toutes leurs chances : "Cette équipe, c’est un gros morceau qu’on aurait préféré affronter plus tard, en demie ou en finale. On a quelques infos sur elle, donc on sait ce qu’on doit travailler. Je dirais que c’est kif-kif. On a chacune les mêmes probabilités de gagner". La joueuse, qui fêtera à la fin du mois ses 30 ans, est donc sûre de la valeur de son collectif. "De l’extérieur, on ne nous mettrait pas vraiment favorites. Mais moi, j’y crois. On travaille, on progresse. Cette saison, on a plus d’entraînements que l’année dernière. Les filles se rendent plus disponibles..." Et puis il y a un facteur X pour les Euroises : leurs affinités. Une grande partie des joueuses du club évoluent ensemble depuis plusieurs saisons, depuis l'époque où elles ont débuté dans cette discipline à l'université.
"Pour certaines, ça fait quasiment dix ans qu’on joue ensemble au futsal. On se connaît par cœur. On connaît les qualités de chacune, c’est notre gros point fort. Avec tout ce qu’on a vécu depuis tout ce temps, on a aussi acquis une grosse force mentale. Si on perd, on est capable de relever la tête rapidement". Leurs forces, pour l’instant, les filles d'Hercules n'ont pu les montrer qu’en championnat, et qu’une seule fois en Coupe de France. Car c’est le tout le paradoxe de leur parcours. Elles n’ont joué aucun tour régional puisque tous leurs adversaires ont déclaré forfait. Cela s'est produit à quatre reprises. Même l’AS Deauville-Trouville-Villers n’a pas disputé sa finale régionale prévue le 10 février, après avoir éliminé Hérouville Futsal au tour précédent (6-5). "Je ne sais pas… Je n’ai pas d’explication", se désole Émilie Deparrois qui aurait préféré obtenir son billet sur le terrain. En revanche, elle et ses coéquipières ont dû batailler lors de leur huitième de finale à l’AS Beauvais Oise (6-3). "Ce n’était pas un gros déplacement, on était contentes. Mais ça a été un match compliqué, hargneux, très physique et mal arbitré".
"Pour certaines, ça fait quasiment dix ans qu'on joue ensemble au futsal. On se connaît par cœur"
ÉMILIE DEPARROIS
C’est peut-être encore le lot d’une discipline qui n'en est, mine de rien, qu'à ses débuts dans notre pays. Le futsal féminin ne dispose pas encore d’un championnat national. Il sera lancé en septembre. Les féminines de l’Hercules y prétendent. En effet, chacune des 13 ligues en France enverra son champion régional. Et les coéquipières d’Emilie Deparrois sont encore en course pour être les futures représentantes normandes. Après une première phase de groupe où de nombreux forfaits ont été constatés, dans un championnat de R1 très jeune lui aussi, les joueuses d'Anthony Cordoba sont qualifiées pour les demies face au SC Thiberville (match aller le 7 avril à l’extérieur, retour le 29 à domicile). En attendant, leur prochaine confrontation en coupe sera l’occasion d’une grande fête du futsal normand. Délocalisée à Oissel, elle aura lieu le même jour qu’une autre affiche, le quart de finale des U18 masculins de l’AS Normandie (Petit-Quevilly) face au FC Mouvaux. "Ce sera l’occasion de mettre en avant la discipline. La communication autour de cet événement est bonne, j’espère qu’il y aura du monde". Espérons surtout que les spectateurs présents assistent à une double qualification de nos équipes régionales.
> Futsal. Coupe nationale féminine - Hercules Fustal (R1) / Montaigu (R1), samedi 4 avril à 18 H 30 au Complexe Germinal à Oissel.
Florian POLTEAU-GOMEZ
