Il sera l'un des principaux protagonistes du derby normand de Ligue 3 entre le Stade Malherbe et le FC Rouen. Avant la confrontation de jeudi soir, focus sur Malik Tchokounté à travers une série de deux articles. Deuxième volet consacré à son passage chez les « Rouge et Bleu » (2018-2020).
Dans le sillage de Malik Tchokounté (cinq buts pour deux passes décisives), c’est un FCR fort de son statut de leader invaincu en Ligue 3 (5V-2N) qui s’apprête à débarquer à d’Ornano. Une enceinte que le n°9 des « Diables Rouges » connaît particulièrement bien. Et pour cause, il a défendu pendant deux saisons les couleurs « Rouge et Bleu » (2018-2020), dont la première en L1. A ce jour, son unique expérience dans l’élite du foot français. "C’est un stade magnifique, avec de beaux supporters", se remémore-t-il. De son passage à Malherbe, l’attaquant n’en retient que du positif, malgré cette relégation en deuxième division au terme de l’exercice 2018-2019. "C’est vrai que sportivement, ce fut dur, mais je garde un bon souvenir de la ville, avec une excellente qualité de vie, du club, qui a un gros potentiel, de dimension Ligue 1, et des personnes que j’ai côtoyées. C’est toujours un plaisir de les revoir : Antoine (Finel, le chargé de communication), le doc, le staff médical… Encore aujourd’hui, j’en parle avec certains anciens de cette équipe, Brice (Samba), Alex (Djiku), Fayçal (Fajr)…"
Pourtant, à l’époque, l’environnement caennais (supporters, journalistes) n’avait pas été spécialement tendre, lui reprochant son inefficacité devant les cages adverses (aucun but durant la saison 2018-2019). C’est oublié un peu vite qu’au départ, il avait été recruté comme une doublure d’Enzo Crivelli et de Yacine Bammou. "J’avais eu plus de temps de jeu que prévu par rapport aux blessures (des uns) et aux méformes (des autres)", rappelle-t-il, sans s’émouvoir plus que de raison des critiques dont il avait fait l’objet. "Honnêtement, ça ne m’a pas perturbé". Le plus frustrant dans cette histoire qui a lié Malik Tchokounté au SMC, c’est que le joueur a plié bagage au moment où il retrouvait le chemin des filets. Avant que la Ligue 2 (à l’instar de tous les autres championnats en France) ne soit interrompue prématurément au mois de mars 2020 par la crise sanitaire de la Covid-19, le Franco-Camerounais restait sur trois réalisations en l’espace de quatre journées, dont un doublé à Bollaert.
"Baptiste Hamid m'avait remis sur pied. D'ailleurs, il me suit toujours aujourd'hui"
"J’avais refait une prépa avec Baptiste Hamid (le préparateur physique dans le staff de Pascal Dupraz, actuellement responsable de la performance à Reims). Il m’avait remis sur pied. D’ailleurs, il me suit toujours aujourd’hui. Si je suis encore sur les terrains, c’est aussi grâce à lui". Pourquoi dès lors avoir quitté le Stade Malherbe pour Dunkerque, promu en deuxième division ? "J’allais être papa d’une petite fille (le premier de ses trois enfants), il ne me restait plus qu’un an de contrat, je voulais plus de stabilité. Dunkerque m’en proposait deux", explique-t-il. "Je connaissais bien le club (pour y avoir déjà évolué de 2013 à 2017), les dirigeants et le coach". Un certain Fabien Mercadal, le même qui avait contribué à sa signature à Caen après l’avoir eu sous ses ordres une première fois, au Paris FC. "J’étais de retour dans un environnement familier et familial". Et si le SMC à l’époque n’a pas su tirer le meilleur de Malik Tchokounté, ou alors trop tardivement, le FC Rouen de Régis Brouard, six années plus tard, semble, lui, avoir trouvé la bonne formule. Même à 38 ans passé.
> L3. J8 - SM Caen (3e - 12 points) / FC Rouen (1er - 17 points), jeudi 24 septembre à 20 H 45 au Stade Michel-d'Ornano.
MB
