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R1 féminin. J18 - AG Caen / FC Rouen 1-2

Contre l'Avant-Garde, les filles du FC Rouen remportent le combat des chefs

À cinq journées de la fin du championnat de R1 féminin, les deux meilleurs élèves du championnat s’affrontaient ce dimanche pour savoir qui de l’Avant-Garde ou du FCR prendrait l’ascendant pour décrocher le ticket en barrage d’accession à la D3F. Et ce sont les Rouennaises qui l’ont emporté (2-1), confortant leur fauteuil de leader. Les filles de Stéphane Arnold se constituent un petit matelas d'avance dans cette course au titre régional.
Alors qu’elles avaient rapidement ouvert la marque, Chloé Declomesnil et les Caennaises ont manqué d’efficacité pour reprendre l’avantage avant de se faire punir sur penalty. ©AGC / Théo Nkassa

Alors qu’elles avaient rapidement ouvert la marque, Chloé Declomesnil et les Caennaises ont manqué d’efficacité pour reprendre l’avantage avant de se faire punir sur penalty. ©AGC / Théo Nkassa

C’était le match tant attendu entre les deux équipes qui dominent outrageusement le championnat de R1 féminin cette saison. D’un côté, le FCR, leader avant cette rencontre avec 41 points au compteur, et de l’autre, son dauphin, l’Avant-Garde, une unité derrière, et son attaque de folie avec 79 buts inscrits depuis le début de saison. En ce dimanche après-midi, au Stade de l’IUT, terrain de jeu des Caennaises, cette confrontation a tourné en faveur des mieux classées ; des Rouennaises qui ont fait la différence avant le repos. Pourtant, tout avait bien débuté pour les locales. Quelques secondes seulement après le coup d'envoi, Chloé Declomesnil envoyait le ballon au fond des filets sur la première action de la partie (1’). Bien servie par Inès Decouacon après une percée côté gauche, la capitaine de l'AGC s’y reprenait à deux fois pour tromper Julie Manchon. Cette ouverture du score ultra-rapide lançait les hostilités. Surtout que les joueuses de Benoît Sauveur continuaient de presser.

Sur un corner, Élise Martin Sassier se voyait refuser le but du break sur une magnifique reprise de volée, pour une possible position de hors jeu signalée par l'arbitre assistante (10’). En face, les « Diablesses » procédaient en contre avec leurs deux flèches devant : Mariam Koné et Maimouna Kéita, qui mettaient le feu sur chacune de leur accélération. C’est d’ailleurs cette dernière qui égalisait seulement une minute plus tard sur un centre de sa comparse, repoussé dans ses pieds par la gardienne Katharina Da Silva (11’). Pourtant plus entreprenantes, les Caennaises manquaient plusieurs fois l'occasion de reprendre l’avantage. "Peut-être qu’avec ce but précoce, on s’est vu un peu trop beau, trop vite. Aujourd’hui, on a manqué du brin de réussite qu’on a habituellement", réagissait Benoît Sauveur après coup.

Arriver avec le maximum de force au barrage

Ces actions manquées, ses filles allaient effectivement les regretter. Après une double parade de leur portière (38’), elles concédaient finalement un penalty logique, transformé par Mariam Koné dans les arrêts de jeu de la première période (45’+3). En ensuite ? Et bien de la gestion principalement. Les protégées de Stéphane Arnold s'appuyaient toujours sur leurs transitions rapides, alors que celles de Benoît Sauveur semblaient manquer de jus en seconde période pour revenir. Il fallait attendre les derniers instants pour les voir pousser, mais sans se créer d’action franche. D’ailleurs, les visiteuses auraient même pu aggraver le score un plus tôt si le poteau n’avait pas repoussé l’aile de pigeon d’Anaïs Harrache (70’). "On a eu la force de ne pas lâcher, d’y croire, même si on a pris un but au bout de quelques secondes", réagissait Maélys Souillier, l’habituelle capitaine du FCR qui avait commencé sur le banc cette partie. "Il nous restait encore 89 minutes pour revenir. L’égalisation puis le penalty nous redonnent de l’espoir. Après ça s’est joué au mental".

Dans cette course à la première place, synonyme de barrage d'accession en D3, le FC Rouen a donc fait un pas quasi-décisif. Avec désormais quatre points d’avance sur leurs hôtes du week-end, à quatre journées de la fin de la phase régulière, les protégées de Stéphane Arnold possèdent un solide matelas d'avance. Mais leur entraîneur refusait de se voir trop beau. "On est satisfait vu le scénario complexe au départ", commentait le coach des « Diablesses ». "Cette saison n’est pas finie. Maintenant, on a un joker, mais il ne faut pas le cramer, ce serait idiot. On va pouvoir gérer un peu les organismes, les cartons, les temps de jeu... Si on va au bout, on veut essayer d’y arriver avec le maximum de force possible". Évidemment, de l’autre côté, il y avait plus de déception, mais Benoît Sauveur préférait retenir les points positifs, car les objectifs de l’Avant-Garde sont déjà bien plus que dépassés. "Le résultat est cruel, mais on ne peut rien reprocher aux filles. Je ne vois pas les Rouennaises lâcher sur la fin du championnat. Elles iront en barrage. Nous, il faut qu’on termine le mieux possible et qu’on garde cette deuxième place qui est pleine d’espoir. On aurait jamais pensé finir à cette place en début de saison avec notre effectif ultra-jeune".

Florian POLTEAU-GOMEZ

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