Neuf clubs normands décrocheront leur billet pour le 7e tour de la Coupe de France, marqué par l'entrée en lice des pensionnaires de Ligue 2, à l'issue du week-end prochain (24-25 octobre). Tout au long de la semaine, la rédaction de Foot Normand consacre une semaine spéciale à ces différentes affiches.
« Toon », comme tout le monde le surnomme, n’a rien perdu de sa superbe. Ni ses jambes, ni l’envie. Figure emblématique du FC Dieppe ; club avec lequel il a évolué jusqu'en CFA (l'actuel N1), Tony Joly continue de faire trembler les filets sous les couleurs du FC Offranville (R3). Pour preuve, son but décisif au tour précédent, contre Pacy (R1), qui a offert la qualification aux « Vert et Jaune » (1-0). Et ne lui parlez surtout pas d'âge. Du haut de ses 41 ans, le n°9 n'envisage absolument pas la retraite. "Je me vois encore jouer cinq ans. Dans tous les cas, je n’arrêterai pas le football. Au pire, je jouerai en vétéran, même si ça ressemble plus à du foot en marchant”, taquine le doyen. Ses nombreux copains, qui fréquentent déjà cette catégorie d’âge, apprécieront la dédicace. L'homme aux 24 licences chez les « Harengs » n'imagine pas sa vie sans le ballon rond, une passion qui lui colle aux crampons depuis l’âge de … 5 ans ! “Je suis capable de quitter un week-end en famille et de rouler 400 km de route pour jouer un dimanche”.
Et quand on lui demande ce qui l’anime autant encore aujourd'hui, il répond du tac au tac : “l’envie de gagner !”, avant de développer. “J’aime marquer des buts, faire des passes décisives, profiter de la joie dans le vestiaire, partager avec les gens autour du stade”. S’il a toujours été épargné par les blessures, avec un « cardio » au-dessus de la moyenne, Tony Joly avoue faire partie des chanceux sur le plan physique. Sa longévité, il ne l’explique pas. Mais s’il y a bien un aspect qui a changé par rapport à ses jeunes années, c’est la récupération. “Il me faut deux jours pour récupérer après un match de 90 minutes. J’ai des courbatures partout aux jambes et au dos”, sourit le capitaine offranvillais.
"Il me faut deux jours pour récupérer après un match de 90 minutes. J'ai des courbatures partout aux jambes et au dos"
« Tonton », un autre de ses sobriquets dans le vestiaire, n’a pas pour autant bousculé ses habitudes. Chambreur à souhait auprès de ses coéquipiers, mais respecté sur le rectangle vert, l'ex-Dieppois trouve des stratégies pour rivaliser face aux gosses de 20 ans, vifs et dynamiques. “C’est vrai que je n’ai plus le même coup de rein qu’à l'époque sur les un contre un. Mais souvent, en passant l’épaule, ça passe ! Il faut être plus malin”. S’il aime donner des conseils et dispenser son savoir-faire aux plus jeunes (certains ont l’âge de son fils), l’attaquant prend toujours autant de plaisir sur un terrain. “Quand je marque un but, je suis heureux comme un gamin de 15 ans !” Et finalement, c’est tout ce qui compte. Contre l’ASPTT Caen (N2) ce week-end, le quadragénaire tentera de marquer l’histoire du FC Offranville ; un club qui n’a encore jamais rejoint le 7e tour de la Coupe de France. Cerise sur le gâteau, cette affiche est délocalisée à Dasnias, l'enceinte habituelle des « Harengs ». “C’est mon jardin. Normalement, c’est un stade qui me porte chance !”
> Coupe de France. 6e tour - FC Offranville (R3) / ASPTT Caen (N2), samedi 24 octobre à 18 heures au Stade Jean-Dasnias à Dieppe.
Léa QUINIO
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