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CDF. 6e tour - FC Saint-Lô (N2) / SM Caen (L3), samedi 24 octobre à 18H à Villemer

William Coulibaly (FC Saint-Lô) : "Les maillots sont de plus en plus serrés, mieux vaut avoir un corps d'athlète, même à 40 ans"

La Coupe de France leur offre une seconde jeunesse. A l'occasion du 6e tour, plusieurs « quadras » (ou presque) fouleront les pelouses normandes. Coup de projecteur sur trois d'entre eux. On termine cette série avec William Coulibaly, toujours aussi fringant du haut de ses 40 ans. Motivé par le plaisir de transmettre à la nouvelle génération, le milieu de terrain du FC Saint-Lô (N2) se verrait bien jouer un vilain tour à son club formateur, le Stade Malherbe (L3), ce samedi.
Formé dans la même génération que Benoît Costil, Ronald Zubar ou encore Yoan Gouffran, William Coulibaly s'apprête à recroiser la route du Stade Malherbe pour la première fois de sa longue carrière.

Formé dans la même génération que Benoît Costil, Ronald Zubar ou encore Yoan Gouffran, William Coulibaly s'apprête à recroiser la route du Stade Malherbe pour la première fois de sa longue carrière.

Neuf clubs normands décrocheront leur billet pour le 7e tour de la Coupe de France, marqué par l'entrée en lice des pensionnaires de Ligue 2, à l'issue du week-end prochain (24-25 octobre). Tout au long de la semaine, la rédaction de Foot Normand consacre une semaine spéciale à ces différentes affiches.

Coéquipier d’Adrien Roger lors de sa formation au Stade Malherbe, et également de Benoît Costil, Ronald Zubar ou encore Yoan Gouffran, William Coulibaly a accompli une belle carrière. Passé par l'USON Mondeville, l’AS Vitré, et surtout l’Avant-Garde et le FC Saint-Lô, le joueur originaire de Brétigny-sur-Orge, en région parisienne, cumule près de 250 matchs au niveau national. Du haut de ses 40 ans, il fait partie des rares quadragénaires à fouler encore les terrains de N2 (ex-N3). “Les gens me disent que j’ai encore des jambes d’un gamin de 30 ans !”, se marre le principal concerné. Son atout ? C’est son moteur. Toujours parmi les premiers aux tests VMA, le milieu de terrain a toujours été particulièrement endurant. “C’est dans les gènes. Mon père était marathonien. Je pense que je tiens ça de lui”. Et malgré une hygiène de vie pas toujours irréprochable de son propre aveu ; “Je mange des pizzas et je bois du coca zéro”, s’amuse-t-il, le n°6 Manchois continue d’écoeurer les jeunes dans l’entre-jeu.

Il faut dire que William Coulibaly a tout de même toujours entretenu son corps. En plus des séances crampons aux pieds, la salle de musculation a souvent été son alliée. “Les maillots sont de plus en plus serrés, mieux vaut avoir un corps d’athlète, même à 40 ans", plaisante l'ex-Caennais. Tant que le corps suit et que les jeunes ne prennent pas ma place, je ne m’arrêterai pas ! Si je n’ai plus le foot dans ma vie, je pourrais vite partir en déprime”. Pas spécialement fan des entraînements, le milieu est motivé par une chose : la compétition, chaque samedi, depuis qu’il a cinq ans. Les matchs le galvanisent plus que jamais. “Dès que je suis sur le terrain, entouré des supporters, je me sens bien. J’ai toujours connu ça”. En grandissant, il savoure davantage l’ambiance au sein de son club, admire le dévouement des bénévoles, et reconnaît l'utilité des conseils de ses coachs. “Avec l’âge, je prends encore plus de plaisir”.

"Mon plaisir, c'est qu'un de mes coéquipiers brille grâce à mes passes"

Désormais, ses statistiques personnelles passent au second plan. Sa priorité désormais est d’accompagner la génération montante pour tenter d’atteindre le niveau professionnel. Exemple : “Avant, je tirais tous les penaltys. Maintenant, je laisse faire. Ce que je préfère, c’est faire marquer les autres. Mon plaisir, c’est qu’un de mes coéquipiers brille grâce à mes passes. Si j’y parviens, je suis heureux”. Un joueur épanoui qui, du haut de ses 40 ans, a encore quelques belles années devant lui. Surtout que le ballon rond lui offre un joli cadeau pour ce week-end. Opposé au Stade Malherbe, William Coulibaly s'apprête à recroiser la route de son club formateur, à l'occasion du 6e tour de la Coupe de France. Le moment de montrer que les « vétérans » en ont encore sous la semelle ! 

> Coupe de France. 6e tour - FC Saint-Lô (N2) / SM Caen (L3), samedi 24 octobre à 18 heures au Stade Louis-Villemer.

Léa QUINIO

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