Avant le coup d'envoi de la rencontre de samedi, la donne était simple pour l'AF Virois. Pointant à trois longueurs derrière le leader, la GSI Pontivy qu'elle recevait, une victoire lui aurait permis de prendre la tête de la poule C au point-average particulier (après le 0-0 à l’aller). Les hommes du président Christophe Lécuyer ont donc attaqué la partie tambour battant face à un adversaire venu clairement avec un plan de jeu simple : jouer grouper, tenir le score et tenter sa chance en contre. "On a fait le match qu'on voulait. On avait demandé aux garçons de se lâcher, de se libérer, d'aller de l'avant et d'essayer de se créer un maximum d'occasions", lâchait Tony Théault, le co-entraîneur de l’AF Virois avec son frère, Robin. "J'ai un petit regret en première mi-temps. Je pense qu'on doit ouvrir le score ; ce qui aurait permis de peut-être décanter un peu plus rapidement le match et voir ce qui se passait derrière. On n'a pas pu le faire". Un constat partagé par son milieu offensif Reda Lamrabette : "On avait bien préparé ce match, on a appliqué les consignes. On s'est créé pas mal de situations, pas mal d'occasions, on n'a pas à rougir".
Dominateur, le club du Bocage l’a été dès l’entame. Une reprise de volée de Mathéo Gaillard repoussée par Kévin Le Corvaisier a fait vibrer une première fois le Stade Pierre-Compte (11’). A l'issue d'une première période un peu plus équilibrée, mais surtout très hachée, voire tendue, aucune des deux équipes n’avait fait la différence. À la sortie des vestiaires, les Virois poussaient encore plus fort et passaient quasiment 20 minutes dans le camp des Bretons. Acculés, les visiteurs résistaient et sur un contre, ils forçaient Louis Deschateaux à une double parade pour éviter à l'AFV de basculer du mauvais côté (59’). "Quand je fais cet arrêt, derrière, je pense qu'il y a un peu d'euphorie et je me dis qu’on va bien en mettre un…", racontait l’intéressé après la rencontre. "On fait ensuite une très grosse entame de deuxième mi-temps. On a une ou deux situations pour mener", reprend Tony Théault. "Mais on n'a pas su le faire. Après, ça s'est un peu rééquilibré. On a repoussé sur les 20 dernières minutes. Il n'a pas manqué grand-chose".
Gagner lors de la dernière journée et espérer une défaite de Pontivy
Une déception d’autant plus grande côté local que Yahia Kujabi butait sur le gardien de Pontivy à la suite d’un cafouillage (81’) avant que Lohann Ledos ne force l'ultime rempart à une ultime parade sur sa ligne dans les arrêts de jeu (94'). Après le coup de sifflet final de Monsieur Robert (0-0), Tony Théault, très marqué par cette opportunité manquée de prendre les commandes, a réuni ses troupes au centre de la pelouse, avant de rester de très longues minutes sur son banc de touche. À peine le temps de digérer qu'il fallait toutefois déjà se projeter sur la 26e journée de championnat, qui verra sa formation se rendre à Ergué-Gabéric (13e - 26 points). "Il y a trois points en jeu. Chaque match a son lot de surprises aussi. Donc à nous de faire ce qu'il faut déjà pour gagner ce dernier match qui sera loin d'être simple". Reda Lamrabette abonde : "On a une petite chance. Dans le foot, on a connu beaucoup de retournements de situation… Alors pourquoi pas ? On jouera à fond jusqu’à la fin, on n’a pas le choix".
Dans le même temps, Pontivy recevra le Vannes OC (9e - 29 points). "Notre adversaire va devoir se maintenir à domicile. Si on est amené à gagner, on regardera ce qu'aura fait Pontivy. Mais espérer une défaite de leur part, c’est compliqué", explique un brin fataliste Tony Théault, qui met tout de même en avant la très bonne saison de ses joueurs. "On arrive à 50 points en 25 matchs, donc deux points de moyenne exactement. Généralement, à ce rythme, on n'est pas loin d'être premier. Maintenant, il y a une équipe qui a fait mieux que nous sur 25 journées, avec 53 points". Pour espérer accéder en National 2 (futur National 1), la seule chance de l'AFV réside désormais donc dans un succès de sa part allié à une défaite de son concurrent direct. Dans ce cas de figure, les deux clubs se retrouveraient à égalité au classement, avec un points-average particulier ne pouvant les départager, mais une différence de but général à l’avantage des Virois. Réponse ce samedi sous les coups de 18 heures.
Florian POLTEAU-GOMEZ






