Louis Deschateaux n'est pas le gardien de National 2 qui a eu le plus de travail depuis le début de saison, loin s'en faut. Pourtant, ses parades et sa solidité ont assurément pesé dans les 10 points sur 12 amassés par l'AF Virois en quatre journées de championnat. C'était vrai du côté de l'ASPTT Caen de Sofiane Naïli (victoire 2-1) et ça l'a été encore plus, ce samedi soir, lors du succès 2-0 obtenu sur le terrain de la réserve du Stade Brestois. "Pour l’instant, c’est mon match référence", expose l'ancien Caennais. "J'ai réalisé mon plus bel arrêt depuis le début de la saison et surtout le plus important". L'arrêt en question c'est un face-à-face remporté en début de deuxième période alors que le score était de 1-0, à un moment où les débats commençaient à se rééquilibrer entre les deux équipes, après un premier acte globalement maîtrisé par les Virois couronné par l'ouverture du score de Théo Salibur. "On a super bien attaqué le match", salue le portier de 29 ans. "C’est peut-être ce qui pouvait nous faire défaut, parce que souvent, à l’extérieur, on a tendance à mal entamer nos rencontres. Là, les trente premières minutes ont été très intéressantes".
Dernier rempart d'une équipe qui n'a pas perdu en maîtrise au cours de l'intersaison, Louis Deschateaux savoure sa performance, même s'il estime n'avoir jamais fait que son travail. "L’arrêt est important, même si j’aime à dire qu’on est là pour ça", glisse-t-il. "Il faut être décisif quand on a besoin de nous, surtout dans une équipe où on n’a pas énormément de ballons par match". Dans son analyse de cette troisième victoire de rang en N2, le gardien virois se veut surtout satisfait de l'apport "des 16 joueurs" du déplacement, et évidemment pas que de son rendement personnel. "Personne n’a été au-dessus ou en dessous. On était vraiment tous sur la même dynamique". Et finalement, le penalty transformé par Valentin Aumond en fin de rencontre n'aura été que la suite et la conclusion logique d'une partie où l'équipe de Tony Théault aura une fois encore fait preuve "de solidarité et de complémentarité".
"Même s’il y a eu du changement, on a gardé notre structure, notre stature et notre dynamique. Ce n’est que le quatrième match, mais je pense qu’on a peut-être pris en maturité aussi"
Avant de retrouver Granville (N1) au 5e tour de la Coupe de France, samedi (18h), pour un défi palpitant à aborder, Vire est co-leader du groupe C, à égalité de points avec l'OC Cesson. Évidemment, Louis Deschateaux savoure cette nouvelle entame réussie du club bocain. "Comptablement, 10 points sur 12, on est dans les clous", assure-t-il. "On n’a pas encore perdu. Par contre, dans notre projet de jeu, on est encore en rodage, mais c'est normal. Comme tous les ans, il y a eu des nouvelles recrues et des départs. Il faut simplement que tout s’imbrique bien. Mais globalement, on ne va pas faire la fine bouche : il manque peut-être deux points, mais c’est difficile de faire mieux". Après avoir connu l'échelon du dessus notamment, et deux dernières saisons où la montée a échappé d'un rien à Vire, le gardien formé au Stade Malherbe n'a rien perdu de sa motivation. "Il y a eu un nouvel effectif qui a été mis en place et tout se passe bien. Franchement, le recrutement est top, c’est nickel. Même s’il y a eu du changement, on a gardé notre structure, notre stature et notre dynamique. Ce n’est que le quatrième match, mais je pense qu’on a peut-être pris en maturité aussi". Et si Louis Deschateaux sort le grand jeu au moindre petit trou d'air de l'AFV cette saison, le sommet ne sera sans doute pas loin dans quelques mois, même si la route reste évidemment encore très longue.
AR






