Maintenant que le premier quart de saison est derrière nous, le brouillard entourant le début des championnats s’est dissipé. On cerne désormais mieux les objectifs qui attendent nos clubs normands. Quelques mercatos bien pensés et des départs en trombe avaient laissé croire, cet été, que les ambitions pourraient être revues à la hausse. Mais l’automne a ramené la plupart de nos représentants à une réalité moins enthousiasmante : une fois encore, c’est surtout de maintien qu’il sera question au cinquième échelon national pour ces équipes. À l’exception de l’AF Virois, co-leader du groupe C, et qui vient de partager les points avec l’OC Cesson (0-0), son compagnon de tête, aucune des six autres formations de la région ne figure dans les six premières places de sa poule. Par ailleurs, aucune ne compte plus de trois points d’avance sur la ligne de flottaison*.
La situation la plus préoccupante est forcément celle de l’US Alençon, dans la poule B. Largement battus ce week-end par un concurrent direct, Challans (3-0), même si la marque était toujours de 0-0 à la 80', les Ornais ont pourtant affiché une combativité que le score ne traduit pas. Reste que la bande à Hakim El Hamdaoui a vu le seul adversaire encore derrière lui au classement lui passer devant et occupe désormais la place de lanterne rouge. Dans le groupe D, l’AS Trouville-Deauville-Villers - qui abordait la saison avec ambition après un exercice crispant - est la deuxième formation normande relégable au terme de cette 7e journée. Battus à domicile par l’US Vimy (1-0), les hommes de Cédric Hoarau n’ont plus gagné depuis leur succès inaugural aux dépens de Chartres (1-0), fin août.
Depuis le début de la saison, les clubs normands de National 2 n'ont remporté que 30,6% de leurs matches
Toujours dans cette poule D, le CMS Oissel - malgré un recrutement malin - glisse lui aussi peu à peu. Sa série de trois matches sans succès ne lui laisse comme marge qu'une unité sur le premier relégable. Dans le groupe C, les signaux sont plus positifs pour les représentants régionaux, même si la dynamique de la réserve du Stade Malherbe (7e) ressemble toutefois à celle de l’ASTDV. Après deux victoires d'entrée, les jeunes de Grégory Auger restent sur cinq matchs sans victoire (3N-2D). Le revers de la médaille pour un club qui a promu de nombreux jeunes au sein de son équipe première depuis le coup d'envoi de cet exercice 2026-2027 (Lassana Diomandé, Idrissa Dia, Mathis Daffot...). Chez les deux promus, la marge reste mince, mais les derniers résultats donnent davantage de raisons d’espérer. L’ASPTT Caen vient d'engranger sept points lors de ses quatre dernières sorties en championnat. De son côté, le FC Saint-Lô a relevé la tête ce week-end en étrillant la lanterna rouge, Lannion (4-1), grâce notamment à un doublé de Maxence Danguy, mettant ainsi fin à une série préoccupante de trois défaites consécutives.
Si six des sept clubs normands semblent partis pour lutter pour leur survie en N2, il reste des raisons de voir le verre à moitié plein. Du CMS Oissel à l’ASTDV en passant par l'US Alençon, tous paraissent avoir les moyens de se maintenir, quelle que soit leur situation actuelle. Le feuilleton s’annonce passionnant.
*Les trois derniers de chacun des huit groupes seront relégués en Régional 1, tout comme les deux moins bons 11es.
AR






