Sory Traoré, une recrue pour préparer l’avenir
"Avec la réserve pour le voir en condition de match"
Après Samuel Renel, Alan Kérouédan et Emric Goumot, le FCR a enregistré un quatrième renfort lors de ce mercato d’hiver. Officialisé après la fermeture du marché pour les pensionnaires de National, le 31 janvier, Sory Traoré a rejoint l’effectif de Régis Brouard. "C’est une opportunité. On nous l’a proposé et il nous a convaincus", confie Christophe Chareyre à propos de ce jeune Guinéen (20 ans), mis à l’essai au mois de janvier avant sa signature. "C’est un profil offensif, gaucher, techniquement à l’aise, rapide et capable de mettre beaucoup d’impact dans le jeu défensif", décrit le coordinateur sportif du club rouennais. "C’est un garçon qui n’a pas peur d’aller au contact, qui met quelques boîtes aux entraînements. Il faut parfois le freiner".
Ce recrutement s’inscrit dans une logique à moyen terme. "Complètement", confirme le dirigeant normand. "L’idée, c’est qu’il s’adapte à son nouvel environnement (ce qui sera facilité par sa maîtrise de la langue française). Après, peut-être qu’il pourra intégrer le groupe d’ici la fin de la saison, mais la décision reviendra au coach". Pas encore qualifié pour le week-end de compétition qui se profile, il n’est pas impossible que l’ancien joueur des U19 d’Horsens (D2 danoise) fasse d’abord ses débuts sous le maillot des « Diables Rouges » via la case réserve (R1). "Ça nous permettra de le voir en condition de match. Pour l’instant, il participe aux séances, aux petits jeux… C’est forcément différent".
Pour Alan Kérouédan et Samuel Renel, tout avait été anticipé
"Les garçons en question ont reçu des propositions de Ligue 2"
Un mercato se prépare plusieurs mois en amont. Ce n’est pas Christophe Chareyre qui affirmera le contraire. Et pour cause, pour Samuel Renel et Alan Kérouédan, les premiers contacts remontent à octobre ! "Très rapidement, Régis (Brouard) a identifié ses besoins (pour cet hiver) pour accomplir notre mission", indique le coordinateur sportif du FCR, en référence à cet objectif d’accéder à la division supérieure. "Ces deux joueurs faisaient partie de nos priorités". Néanmoins, la venue du milieu de terrain comme de l’attaquant n’était pas gagnée d’avance. "Dans un premier temps, c’était fermé. Ce sont des joueurs de Ligue 2. Mais on a continué à garder le contact avec leur entourage, leur club… Et on a finalement réussi à les faire signer. J’aurais même espéré qu’ils arrivent un peu plus tôt", lance, avec un petit sourire, l’ex-directeur des opérations du Gazélec Ajaccio. Pour janvier, il aurait été, toutefois, difficile, de faire plus vite puisque Samuel Renel et Alan Kérouédan se sont respectivement engagé le 6 et le 8, sous la forme d’un prêt sec pour le premier, avec une option en cas de montée pour le second !
Christophe Chareyre ne s’en cache pas, il y a quelques mois, il lui aurait été impossible de recruter des éléments avec un tel CV, quand bien même, ils souffraient d’un cruel manque de temps de jeu dans leur ancienne équipe. "Cet été, lorsque je décrochais mon téléphone, très peu de monde croyait en notre projet. Aujourd’hui, avec nos résultats, c’est plus facile de convaincre des joueurs. Ils savent qu’ils rejoignent un club ambitieux, qui se donne les moyens de réussir sa mission". Preuve que le FC Rouen est désormais regardé différemment, il lutte sur le front du mercato avec des écuries de deuxième division. "Les garçons en question ont reçu des propositions de Ligue 2. Et je vous promets qu’ils ne sont pas chez nous pour des raisons financières. Ils pourraient gagner bien plus d’argent ailleurs", assure le dirigeant qui a fait de la cohérence des rémunérations au sein du vestiaire l’une de ses priorités depuis son arrivée. Il faut dire que la perspective de faire retrouver le monde professionnel aux « Diables Rouges » 25 ans après a de quoi séduire plus d’un joueur.
Emric Goumot, en 48 heures, tout a été bouclé
"Régis (Brouard) valide tous les profils"
Si les arrivées de Samuel Renel et Alan Kérouédan avaient été anticipées, celle d’Emric Goumot (22 ans), jusqu’à la fin de la saison avec une option d’un an supplémentaire en cas de montée en Ligue 2, s’est négociée en l’espace de 48 heures. Et pour cause, ce renfort n’était pas prévu à la base. Il fait suite à la blessure bien plus grave que prévue de Nassim Titebah. "A la suite d’une IRM de contrôle passée par Nassim, le médecin nous a indiqué qu’il fallait l’opérer (d’une pubalgie). A 10-15 jours de la fermeture du mercato, on ne se retrouvait donc plus qu’avec un seul latéral droit (Yazid Aït Moujane)", expose Christophe Chareyre. Rapidement, le coordinateur sportif du FCR a identifié le Ponot comme son remplaçant potentiel, même si d’autres profils ont été étudiés. "J’ai beaucoup vu jouer Le Puy en première partie de saison car il affrontait notre futur adversaire le week-end avant nous. Et Emric m’avait tapé dans l’œil. Il a des qualités très intéressantes dans la projection, le volume de jeu, dans l’engagement…"
Le responsable du recrutement des « Diables Rouges » a alors activé son réseau pour se renseigner sur sa cible, et notamment sa situation contractuelle. "Il faut que ça colle sportivement, qu’il ait l’état d’esprit requis et que ça soit réalisable financièrement", rappelle Christophe Chareyre ; le FCR devant composer avec une masse salariale encadrée par la DNCG. Une fois toutes ces étapes franchies, reste la plus importante : le feu vert du coach. "Régis valide tous les profils", lance le dirigeant. "Moi, je suis là pour l’aider, pour recueillir ses besoins, lui proposer des possibilités et au final, c’est le coach qui tranche". Pour Emric Goumot, son cas n’a pas fait l’objet de trop de discussions. "C’était notre choix n°1 à tous les deux". Preuve, une nouvelle fois, que les deux hommes forts du club rouennais se trouvent sur la même longueur d’onde.
> N1. J20 - FC Rouen (1er - 37 points) / Valenciennes (13e - 19 points), vendredi 6 février à 19 H 30 au Stade Robert-Diochon.






