À l’approche de ses 18 bougies qu’il soufflera le 28 février, Noah Prigent est, en tout cas pour l’instant, le jeune homme d’un seul club, puisqu'il est licencié au FC Flers depuis ses débuts. "J’ai pris ma première licence quand j’avais 4 ans. Désormais, je dois en être à 13 ou 14 !" Le capitaine des U18 n’a donc connu rien d’autre en matière de ballon rond et porte cette institution du football ornais dans son cœur au point d’y être devenu éducateur. L'année dernière, le défenseur central a commencé à passer ses diplômes avec le Certificat fédéral d’initiateur pour les catégories U6-U9. "C'est une passion qui est apparue quand mon petit frère Sasha a commencé le foot. J'ai voulu le suivre et maintenant, j'entraîne régulièrement le mercredi et le samedi matin. Mon frère est passé dans la catégorie au-dessus, mais j’ai gardé les U8-U9. C’est un plaisir", témoigne cette graine de technicien en herbe, en racontant comment il est tombé dans le « coaching ».
Le plaisir, une notion qu'il essaie d’inculquer à son tour. "Ce qui me plaît, c’est de transmettre ce qu'on m'a donné quand j'étais plus jeune, les valeurs que j'ai reçues : le respect, l'assiduité, le plaisir". Accompagné par l'un de ses coéquipiers, Eliot Louvet, Noah Prigent compte gravir progressivement les échelons. "Eliot est tombé dedans lui aussi et on s’est dit qu’on passerait nos diplômes ensemble, un par un, pour viser plus haut". En tant que formateur, le capitaine des U18 s'attache à développer la technique de ses jeunes joueurs. Pour atteindre cet objectif, l'arrière central se réfère à Marion Lalanne, la directrice de l’école de foot. "Marion est notre référente, elle nous donne un programme à suivre pour emmener les joueurs au plus vite dans leur progression. Il y a un programme avec des étapes et différents critères à suivre".
Suspendu contre Amiens, impatient d'affronter Nantes
S'il est présent sur le terrain auprès des enfants, Noah Prigent n'en oublie pas, pour autant, son parcours de joueur. Avec son équipe U18, le lycéen en classe de Terminale au Lycée Saint-Thomas d’Aquin (options maths-SVT) effectue une jolie épopée en Coupe Gambardella. Dans cette épreuve, le FC Flers fait partie des 32 dernières formations encore en lice. Ce dimanche, en 16e de finale, les protégés de Baptiste Vaubaillon recevront le FC Nantes, pensionnaire du championnat national, avec tout le prestige que ce club représente. "Honnêtement, je ne sais pas ce que ça vaut. Ce sera un niveau au-dessus d’Amiens, c’est sûr. On s’attend à de l’impact, de l’intensité et de l’exigence". Mais au quotidien, pas question de changer les habitudes, ni de stratégie. "C’est un match un peu spécial parce qu’on se dit que ça peut être terminé après. Mais on le prépare comme si c'était le championnat".
Cette présence à ce stade de la compétition malgré la défaite sportive contre les Picards au tour précédent (4-0), les jeunes Flériens la doivent à une erreur administrative qui les a qualifiés sur tapis vert. Suspendu pour l’occasion, le capitaine a vécu cette rencontre sur la touche. "J’ai suivi toute la prépa avec les gars et puis le match, seul derrière la main courante. J’étais un peu abattu de ne pas pouvoir jouer". En effet, au 1er fédéral, le défenseur central a tout donné, peut-être un peu trop en récoltant un avertissement, synonyme de suspension pour les 32e. Son équipe affrontait l’En Avant de Saint-Renan (U19 Nat - 1-1, 4-2 tab), situé dans le Finistère, proche de Brest, d’où sont originaires ses parents Thomas et Stéphanie. Finalement, ce 16e de finale constituera une petite revanche pour Noah Prigent qui a hâte d'y être. "On est toujours prêts à jouer ce genre de match. On ne calcule plus rien. La motivation, elle vient toute seule". Le rendez-vous est fixé pour dimanche.
> Gambardella. 16e de finale - FC Flers (R1) / FC Nantes (Nat), dimanche 1er février à 14 H 30 au Stade du Hazé (sur le synthétique).
Florian POLTEAU-GOMEZ






