Le règlement
Le championnat de Régional 2 2025-2026 est composé de trois groupes de 12 équipes et d'un quatrième en comprenant 13. Chaque premier de poule est promu en Régional 1 ; les deux meilleurs deuxièmes valident également leur montée à l'étage supérieur. Les quatre formations classées deuxièmes sont départagées sur la base des résultats obtenus contre les équipes classées aux 1re, 3e, 4e et 5e places.
Au niveau des descentes, les deux derniers des groupes de 12 et les trois derniers du groupe de 13 sont automatiquement relégués en R3, ainsi que les deux plus mauvais 10es (départagés sur la base des résultats obtenus contre les équipes classés aux 9e, 8e, 7e et 6e places). Les descentes du championnat de R2 sont toutefois directement influencées par le nombre de relégations de Régional 1, elles-mêmes impactées par le nombre de clubs normands rétrogradés de National 3. Si une équipe normande venait à descendre de N3 en R1, par effet domino, les trois plus mauvais 10es de R2 seraient rétrogradés. Si deux représentants normands de N3 venaient à tomber en R1, tous les 10es prendraient la direction du Régional 3...
Pour en savoir plus : Montées - descentes en R1-R2, que dit le règlement ?
La course au Régional 1
Si la course à la montée dans le Groupe A s'apparente à un simple match à deux, dans la poule B, on est plutôt sur une enthousiasmante valse à quatre temps. À l'aube du sprint final, les quatre premiers se tiennent en trois petits points et le plus exaltant, c'est que tous disposent à la fois de sérieux arguments et de quelques limites dans la lutte pour s'inviter à l'étage supérieur. "La montée, on y est candidats, on l'a annoncé", assume pleinement l'entraîneur de l'actuel leader, l'ESFC Falaise, Olivier Cahoreau qui tempère toutefois. "L'objectif en début de saison, ce n'était pas le R1, c'était de se caler sur les six premières places. Voilà ce qu'on avait fixé". Alors qu'elle serait leader si elle n'avait pas été accrochée par l'ES Condé-sur-Sarthe (1-1), ce week-end, la Jeunesse Fertoise Bagnoles ne s'imaginait pas forcément non plus jouer les premiers rôles après avoir été reléguée de R1. "On avait un peu planifié une saison de transition", ne cache pas l'entraîneur Stéphane Périnet. "Parce que c'est toujours délicat pour des structures comme la nôtre quand on descend. L'inquiétude, c'était de perdre un peu le fil notamment du projet club".
Bien placés sur la grille, Calvadosiens et Ornais ne s'interdisent désormais pas de rêver, même si dans leurs ambitions, ils devront aussi côtoyer deux réserves aux dents longues : celle de l'AF Virois, actuellement deuxième à une longueur de Falaise, et celle du SU Dives-Cabourg, loin d'être distancée à trois petites unités du leader. En pleine forme, les Bocains viennent d'enchaîner trois succès de rang lors desquels ils ont inscrit dix buts. "Il reste six matches maintenant, l'idée, c'est de jouer pour les gagner", glisse l'entraîneur virois Tony Rouillon. "Si on répond présent, on peut se créer un objectif, et si on peut monter, je ne vais pas le refuser et c'est très bien". Même son de cloche du côté de la Côte Fleurie, à ceci près que les Divais-Cabourgeais priorisent le maintien de leur équipe première en N3, condition par ailleurs sine qua non pour que leur réserve soit éligible à une accession en R1. "Si on est capables de renforcer la réserve et qu'on arrive à jouer sur les deux tableaux, on ne va pas s'en priver", fait remarquer l'entraîneur de la « A », Philippe Clément.
Si d'aventure le SU Dives-Cabourg parvenait à voir son équipe fanion se maintenir en N3 et la réserve de Christophe Duboscq grimper dans l'ascenseur, cette double performance constituerait un authentique exploit inattendu. Avec des duels frontaux à venir contre tous ses rivaux, le SUDC a les cartes en main, mais pour Stéphane Périnet, ce n'est pas de Jordan Blondel et de ses partenaires qu'il faut le plus se méfier. "Pour moi, le favori reste la « B » de Vire, parce qu'ils ont un potentiel et un effectif largement supérieurs", analyse l'entraîneur de la Jeunesse Fertoise. "Donc si Vire ne fait pas de faux pas, ils seront champions". S'il a certainement conscience de l'apport qu'ont des joueurs rompus aux joutes du National 3 comme les défenseurs Stanley Boucaud et Anthony Ferron, Tony Rouillon n'oublie pas cependant que les cinq dernières journées, qui limitent les redescentes de l'équipe première, pourraient se révéler contraignantes pour lui : "On peut perdre aussi en qualité et en nombre, et on n'a pas un effectif très fourni sur la « B », on a besoin de ces renforts, donc ça va se jouer là".
Toujours est-il qu'à l'heure actuelle, la formation qui est en pole position reste Falaise. Théo Burnouf et ses partenaires sont donc l'équipe que les autres ont dans le viseur. "J'ai aujourd'hui 19 joueurs vraiment capables d'évoluer en R2", se réjouit Olivier Cahoreau, l'ancien entraîneur de l'US Granville, qui prend un réel plaisir avec son groupe. "L'année dernière, c'était un peu plus délicat parce que j'avais de bons joueurs, mais techniquement, il nous manquait plein, plein de choses. Les gars ont pris conscience que le travail, ça paye. Quand on travaille avec plaisir, en plus, la récompense est au bout. On a repris sur les mêmes bases avec des recrues super intéressantes".
De son côté, alors que la Jeunesse Fertoise pouvait craindre de subir sa descente après deux saisons en R1, l'atterrissage s'est finalement opéré en douceur, au grand bonheur de Stéphane Périnet, en poste depuis 2010. "C'est quelque chose qui est assez paradoxal", clame-t-il. "On est descendu, on a perdu zéro joueur et on s'est même légèrement renforcé. Ça prouve notre stabilité. On a un club qui est sur un niveau R2, R1. Et le côté un peu spécifique à La Ferté-Macé, c'est qu'on n'a pas du tout des infrastructures ni des moyens financiers pour être dans cette division-là". Trois ans après l'exploit de la montée, les Ornais sont prêts à remettre le couvert. À moins que Le Graal ne tombe entre les mains d'une réserve ou d'une formation falaisienne qui n'a plus côtoyé le plus haut niveau régional depuis plus de 30 ans.
La lutte pour ne pas descendre en Régional 3
Stéphane Périnet l'assure : "Dans ce groupe, jouer contre des équipes qui luttent pour ne pas descendre, ce n'est pas simple". Oui, car si la lutte pour les places d'honneur s'annonce féroce, celle pour s'arracher aux affres de la relégation le sera tout autant. Seuls trois « petits » points séparent la lanterne rouge, présentement la JS Douvres, et le huitième, actuellement la réserve de l'ASPTT Caen. Le groupe étant particulièrement homogène, la vérité de mars ne sera pas forcément celle de mai. Si l'on prend le cas des Douvrais, battus 3-2 par Falaise ce week-end après avoir pourtant mené 2-0, la flamme est loin d'être éteinte. Alors que l'Espérance de Condé-sur-Sarthe, qui vient d'accrocher la Jeunesse Fertoise, attend le résultat de sa réclamation posée après son duel contre la « B » de la Maladrerie OS qui s'était conclu sur un partage des points (1-1), les réserves interrogent encore. Alors que l'US Alençon lutte pour ne pas descendre de National 3 et que l'ASPTT Caen est en lice pour s'y inviter, ces deux clubs auront-ils les reins assez solides pour jouer sur les deux tableaux ? L'épilogue s'annonce passionnant.

Le programme de la journée 17 (samedi 11 et dimanche 12 avril)
- AS Ifs - Muance FC
- ASPTT Caen « B » - Jeunesse Fertoise Bagnoles
- SU Dives-Cabourg « B » - US Lillebonnaise
- US Alençon « B » - Maladrerie OS « B »
- ESFC Falaise - AF Virois « B »
- ESP Condé-sur-Sarthe - JS Douvres-la-Délivrande






