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L2. J38 - Le Havre / Lorient, vendredi 17 mai à 20 h 45 au Stade Océane

"J'aurais aimé que mon staff ait une vision plus claire de son avenir"

Résumé

Avec un effectif à reconstruire, un staff technique en fin de contrat et une élimination de la course aux play-offs avant même la 38e journée, affirmer que le HAC termine la fin de saison dans le flou relève de l'euphémisme. Dans les prochaines semaines, les dirigeants havrais - qui ne se sont encore pas exprimés sur l'avenir du club normand - ne risquent pas de manquer de travail. C'est dans ce contexte ô combien obscur qu'Oswald Tanchot s'est présenté en conférence de presse d'avant-match. Peut-être pour la dernière fois. Alors qu'il est lié jusqu'en 2020 avec les « Ciel et Marine », on ne sait toujours pas si le technicien sera présent à la reprise.

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Entre Harold Moukoudi, Alexandre Bonnet et Oswald Tanchot, peut-être qu'aucun des trois ne se trouvera au HAC la saison prochaine.
Entre Harold Moukoudi, Alexandre Bonnet et Oswald Tanchot, aucun des trois ne sera peut-être Havrais le 1er juillet. Le premier, libre, s'est déjà engagé avec Saint-Etienne, le second n'a toujours pas reçu de prolongation. Malgré une année de contrat, l'entraîneur, lui, n'a pas la certitude de diriger l'équipe.
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La réception de Lorient dénuée d'enjeu pour le HAC

"On se rend compte qu'on se trouve à notre place"

"On avait cet espoir que si on revenait à deux points de Lorient, on aurait pu disputer un match à enjeu pour finir. C'était la vision idéale qu'on avait. En plus, Lorient n'est même plus dans les cinq premiers mais mathématiquement, ils ont toujours la possibilité d'accrocher les play-offs (les Merlus sont sixièmes, devancés à la différence de buts par Lens). Nous concernant, il s'agira seulement de conclure la saison sur une bonne note en réalisant un match où on prend et où on donne du plaisir. En analysant les chiffres, on se rend compte qu'on se trouve à notre place (7e). On aurait pu donner une autre connotation à notre saison si on avait mieux négocier certains matches où on pouvait faire la bascule. Notre série de trois victoires consécutives (la meilleure de la saison, entre les 32e et 34e journées) est intervenue beaucoup trop tard".

La saison est-elle un échec ?

"Si vous n'administrez pas le bon traitement..."

"Si on considère juste l'objectif de la montée en Ligue 1, c'est un échec. Toutefois, il est à remettre en perspective. C'est tellement dur d'y accéder. Cela demande beaucoup de sacrifices. Il ne faut pas juste se dire : « On a quelques bons joueurs ». Pour aller en Ligue 1, au-delà de la question des moyens, il faut un état d'esprit au quotidien, une osmose, que tout le monde partage la même vision. Les objectifs individuels doivent s'effacer derrière le collectif. Il faut manger, dormir en pensant Ligue 1. Je pense que ce constat est partagé par les dirigeants. Maintenant, c'est comme quand tu vas chez le médecin, il peut réaliser le bon diagnostic mais s'il n'administre pas le bon traitement, ça ne sert à rien".

L'élimination à Vitré, le tournant de la saison

"Ce match correspond à l'épisode Harold"

"Je l'avais évoqué avec le staff. Ce match (défaite 3-0 en 1/16e de finale de la Coupe de France à Vitré, pensionnaire de CFA, le 24 janvier) pouvait avoir bien plus de conséquences sur le championnat que ce qu'on imaginait. On avait vécu un automne et un début d'hiver où on avait ces trois compétitions (avec également la Coupe de la Ligue) qui nous tenaient en haleine. Ça avait aussi instauré une émulation dans le groupe. Derrière cette élimination peu glorieuse, on a eu du mal à repartir. Mais si vous regardez bien, cette période correspond à la fin du mercato d'hiver. Encore une fois, ce mercato fut un élément négatif pour nous. Sans parler des arrivées ou des non arrivées, il y a eu l'épisode Harold (Moukoudi)(1). Ça nous a pris beaucoup d'énergie pour au final, ne trouver aucune solution à ce dossier".

(1)Pour avoir refusé de prolonger ou d'être vendu à l'étranger, Harold Moukoudi - en fin de contrat - a été privé de matches par sa direction à partir du 1er janvier.

Le flou entourant l'avenir du club

"J'imagine que les gens ne restent pas les bras croisés"

"Les gens (sous-entendu les dirigeants) travaillent et ils ne sont pas encore dans la phase d'annonce. Ça ne signifie pas qu'ils ne font rien. J'imagine que c'est une période où les gens ne restent pas les bras croisés. Ce sont eux qui donneront le coup d'envoi de la prochaine saison ainsi que de l'intersaison car je rappelle quand même que les saisons se préparent en amont. Pourquoi ils ne communiquent pas ? Je ne peux pas répondre à leur place. Ils doivent être en train de travailler sur leur organisation. C'est vrai qu'on va finir le championnat avec de nombreuses incertitudes. Certains joueurs vont disputer leur dernier match sous le maillot « Ciel et Marine ». Il existe beaucoup d'inconnues. Il faut les lever. Et la première d'entre elles concerne le staff".

L'ensemble de son staff en fin de contrat

"S'ils ont une opportunité ailleurs, je leur conseille de la prendre"

"Ma première pensée va vers mon staff(2). J'aurais aimé que ces gens-là, qui se sont totalement investis dans leur travail, puissent avoir une vision plus claire de leur avenir. Il ne faut pas oublier qu'ils ont une famille, des enfants. Pour certains, ils ne sont pas originaires de la région. Il est possible qu'ils partent en congé sans connaître la décision les concernant et qu'on les rappelle pour leur dire de revenir pour la reprise. Il y a des membres de ce staff qui ont démontré leur valeur. Je pense que le club a envie de les conserver. Maintenant, s'ils ont une opportunité ailleurs, je leur conseille de la prendre. Ça serait malhonnête de ma part de les bloquer pour qu'ils se retrouvent au chômage un mois plus tard. Certains d'entre eux ont des postulants, des prétendants".

(2)Lilian Nalis, son adjoint, Stéphane Bernard, son deuxième adjoint, Steven Mandin, le préparateur athlétique, Romain Hecquet, l'analyste vidéo, Frédéric Gueguen, l'entraîneur des gardiens.

> L2. J38 - Le Havre (7e - 54 points) / Lorient (6e - 60 points), vendredi 17 mai à 20 h 45 au Stade Océane.

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