Le contexte
Retrouver le chemin de la victoire avant la mi-course
Sa dernière victoire toutes compétitions confondues remonte au 29 octobre (J10, 1-0 contre Brest). Depuis, sept matchs sans succès : trois nuls pour autant de défaites en Ligue 1, ainsi qu'une élimination en Coupe de France, devant son public, contre Amiens (L2) en 32e de Coupe de France (2-0). Voilà la dynamique (comptable) du HAC avant la réception d'Angers pour l'ultime journée de la phase aller. Pourtant, les joueurs de Didier Digard restent en avance sur leur temps de passage de la saison passée où ils pointaient en avant-dernière position, à quatre longueurs du premier non-relégable. Comme l’a évoqué le technicien normand en conférence de presse ce vendredi, cette rencontre face à Angers permettra au club doyen de dresser le bilan de cette première partie de championnat : "Si on a la chance de prendre ces trois points, je pense qu'on sera satisfait de ce que l'on a fait jusqu’ici, pas très satisfait, mais a minima", annonce le coach havrais confronté à une cascade d'absents (lire ci-dessous).
Avec une moyenne légèrement inférieure à un point par match jusqu'à présent (15 en 16 journées), trois unités supplémentaires permettraient aux « Ciel et Marine » d'aborder les matchs retour avec un peu plus de sérénité. Seulement en face, le Sco ne sera pas adversaire facile à vaincre. D'ailleurs, l'équipe dirigée par Alexandre Dujeux force l’admiration de son homologue havrais. "Pour moi, Angers, c'est ce qui se fait de mieux en France, si on parle du budget, de son classement et de ses ventes, c'est pour moi, ce qui se fait de mieux en France... Je pense que c'est l'équipe la plus performante aujourd’hui". Dixièmes avec 22 points, les « Blanc et Noir » restent sur des victoires aux dépens de Nantes (J16, 4-1) et Nice (J15, 1-0) ainsi qu’une qualification laborieuse en 16e de Coupe de France contre Les Herbiers (N2, 0-0, 6-5 tab). Mais comme son alter ego « Ciel et Marine », Alexandre Dujeux doit composer avec plusieurs forfaits. Hervé Koffi (Burkina Faso), Himad Abdelli (Algérie) et Ousmane Camara (Mali) sont toujours qualifiés pour la CAN. Eliminé avec le Gabon, Jim Allevinah ne sera pas, pourtant, présent sur la pelouse du Stade Océane, à cause d'une blessure à une cuisse. Son partenaire en sélection Jacques Ekomié pourrait, lui, figurer sur la feuille de match.
Mercato Show
Un attaquant désespérément attendu, et Timothée Pembélé espéré
Mathieu Bodmer, le directeur sportif du HAC, l'a rappelé dans notre podcast le Débrief, la masse salariale du HAC reste encadrée. Donc, pour recruter des nouveaux éléments, il faut d’abord dégraisser. Premier candidat à un départ : Younes Namli qui a déjà fait part de ses envies d'ailleurs, six mois après son arrivée en Normandie. Le Danois d'origine marocaine devrait donc libérer une place dans l'effectif, à remplacer si possible en attaque ; un secteur où le club doyen a cruellement besoin de renforts. Mais pour le moment, rien à l'horizon... "Il n'y a pas de piste vraiment concrète, mais en tout cas, comme toujours, j'ai vraiment confiance en ma direction et les personnes en charge de ces dossiers. Je sais que Mathieu et son équipe font un gros travail, donc je m'arme de patience, je les laisse travailler sereinement et j'essaie de ne pas les déranger, ni à travers mes actes ou mes déclarations", confie Didier Digard.
La première recrue havraise de ce mercato d'hiver pourrait être un ancien de la maison « Ciel et Marine ». Déjà prêté par Sunderland la saison passée, Timothée Pembélé (23 ans) serait sur les tablettes du board normand pour revenir prêter main forte en défense. Mais l’accession en Premier League des « Black Cats » a provoqué une augmentation de salaire ; ce qui complique la faisabilité de ce dossier. En-tout-cas, Didier Digard n’est pas opposé au retour d’un élément aussi polyvalent. "Il nous a fait beaucoup de bien sur la deuxième partie de saison parce qu'il a réussi à combler beaucoup de postes et il a amené surtout beaucoup d'énergie et un état d'esprit. Après, est-ce qu'aujourd'hui, pour nous, c'est une opération réalisable ? On sait que la Première League, c'est quelque chose de très compliqué économiquement. J'espère qu'on pourra trouver une solution".
Avec quel XI ?
Avec Paul Argney en gardien et Kenny Quetant en avant-centre ?
11. C'est le nombre d'absents que Didier Digard déplore pour la réception du SCO, ce dimanche. En plus de Mory Diaw (Sénégal), Lionel Mpasi (RD Congo), Fodé Doucouré (Mali) et Ally Samatta (Tanzanie), toujours engagés sur le front de la Coupe d'Afrique des Nations, Etienne Youté (opération des sinus à venir), Stephan Zagadou (ischio-jambiers), Abdoulaye Touré (genou), Reda Khadra (épaule), Thomas Delaine et Guy-Noël Zohouri garnissent les rangs de l'infirmerie. Et l'entraîneur normand ne compte plus sur Younes Namli qui a exprimé sa volonté de quitter le club doyen durant ce mercato d'hiver. "Si on a la tête ailleurs, on ne peut pas tout donner. A partir du moment où il l'a exprimé concrètement, je préfère avancer avec les autres joueurs", avance le technicien, très attaché à l'investissement de ses garçons au quotidien. Cette liste de forfaits aurait pu être encore plus grande ; Arouna Sanganté, Yanis Zouaoui, Simon Ebonog et Yassine Kechta n'ayant repris l'entraînement que ce vendredi après avoir été malade une partie de la semaine.
Avec ces multiples indisponibilités, deux postes en particulier cristallisent l'attention des observateurs « Ciel et Marine ». Tout d'abord, le gardien. Titulaire en Coupe de France contre Amiens, pensionnaire de L2, avant la trêve de Noël (élimination 2-0), Paul Argney (19 ans) enchaînera-t-il en Ligue 1, lui qui n'a jamais évolué à ce niveau ? Devant la presse, Didier Digard ne l'a pas confirmé. "Paul est en concurrence avec un petit, Alex (Teixeira, 18 ans) qui pousse derrière", a rappelé le coach havrais. A l'opposé du terrain, Kenny Quetant (19 ans) pourrait, lui, fouler la pelouse du Stade Océane. "C'est une possibilité. Kenny nous apporte quelque chose de différent". Il faut dire que les solutions à la pointe de l'attaque ne sont pas légion, dans un secteur offensif en panne sèche (cinq matchs consécutifs sans inscrire le moindre but !). Et peu importe que l'avenir du jeune avant-centre, en fin de contrat stagiaire pro au 30 juin et qu'on annonce déjà en Angleterre, ne soit pas sécurisé. "Il n'y a aucune discussion (avec les dirigeants) pour ne pas le prendre. Je l'ai fait démarrer car je le juge performant. Si le petit veut s'inscrire dans la continuité chez nous, ça sera avec grand plaisir, mais si ça n'est pas le cas, et c'est valable pour tous les jeunes du centre, qu'il parte car il n'y a rien de plus important que de se battre avec le cœur". Les supporters du HAC espèrent que dimanche après-midi, Kenny Quetant aura le cœur « Ciel et Marine ».

> L1. J17 - Le Havre AC (15e - 15 points) / Angers (10e - 22 points), dimanche 4 janvier à 17 H 15 au Stade Océane.






