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L2. J11 - Le Havre / Lorient, samedi 19 octobre à 15H au Stade Océane

Un simple coup de panne ?

Résumé

Porté notamment par un Tino Kadewere stratosphérique, le HAC avait viré en tête à la fin du mois d'août. Mais depuis, la machine havraise s'est sacrément grippée comme en témoigne cette série de quatre matches consécutifs sans victoire (2N-2D) avant la trêve internationale. Un style de jeu qui ne surprend plus, un buteur zimbabwéen moins prolifique, l'intégration difficile des recrues étrangères…, les raisons de cette baisse de régime, contre laquelle Paul Le Guen avait mis en garde ses troupes, sont nombreuses. Avant la réception du leader lorientais, explications.

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Un style de jeu basé sur les transitions rapides qui surprend moins, un Tino Kadewere nettement moins prolifique, des recrues étrangères (ici, Umut Meras) qui éprouvent des difficultés à s'intégrer…, voici trois des raisons qui expliquent la baisse de régime du HAC.
Un style de jeu qui surprend moins, un Tino Kadewere moins prolifique, des recrues étrangères (ici, Umut Meras) éprouvant des difficultés à s'intégrer…, voici trois des raisons expliquant la baisse de régime du HAC.
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Depuis sa nomination, Paul Le Guen séduit son auditoire, et particulièrement son groupe, par la justesse de ses analyses dans les bonnes comme… dans les mauvaises périodes. Alors que sa formation occupait le fauteuil de leader au bout de six journées et une série de quatre succès de rang, le coach havrais avait refusé de s'enflammer dans la foulée de la démonstration de ses hommes sur la pelouse de d'Ornano (J6. 3-0 lors du derby face au Stade Malherbe, le 30 août). A croire que l'ancien sélectionneur du Cameroun est visionnaire. Car quatre rencontres plus tard et aucune victoire supplémentaire à son compteur, le club doyen - qui a enchaîné deux nuls et deux défaites - est descendu de son nuage.

Un style de jeu identifié par les adversaires

Tout d'abord, les adversaires du HAC ont étudié les forces du collectif normand et trouver des parades. Contre des concurrents directs pour les phases finales, ou supposés comme tels (Troyes, Lens, Caen), les partenaires d'Alexandre Bonnet se sont appuyés sur un style de jeu clairement identifié en misant sur des transitions rapides. Face à des blocs bas, notamment au Stade Océane où ils ont affronté des candidats au maintien (Paris FC, Châteauroux), ils ont éprouvé beaucoup plus de difficultés. "A domicile, on se rend compte qu'on est moins dans notre registre avec de la percussion, de la vitesse, des enchaînements…", concède le capitaine havrais. Une recette que l'AJ Auxerre de Jean-Marc Furlan a également appliquée alors qu'elle évoluait devant son public.

Tino Kadewere n'est plus aussi efficace

Contrairement au début de championnat, les protégés de Paul Le Guen n'ont pu compter sur l'efficacité redoutable de Tino Kadewere (huit buts sur ses huit premières frappes cadrées) pour se sortir de matches piégeux. Sans les espaces dont il raffole, l'international zimbabwéen a parfois péché par excès d'individualisme. En même temps, il fallait bien se douter que le n°11 « Ciel et Marine » n'allait pas marcher sur l'eau durant toute la saison. S'il ne veut pas devenir Tino-dépendante, Le Havre doit inventer d'autres solutions. Pas certain qu'elles proviennent du banc. De quoi peut-être regretter de ne pas avoir engagé un élément offensif en plus dans l'ultime ligne droite du mercato.

Meras, Ersoy, Ben Mohamed : une intégration difficile

Avec l'apport seulement de Mathieu Gorgelin et Dina Ebimbe, le club doyen avait trouvé "une cohésion", dixit Paul Le Guen. Un équilibre perturbé par l'intégration difficile, pour ne pas dire plus, des dernières recrues : Umut Meras, Ertugrul Ersoy et Ayman Ben Mohamed. La confrontation contre Châteauroux (J9. 0-1, le 27 septembre) en constitue la parfaite illustration. Pour la première fois, ces trois internationaux figuraient en même temps dans le onze de départ havrais. Et le moins que l'on puisse affirmer, c'est que ce match ne s'est pas très bien déroulé pour eux (Umut Meras expulsé, Ayman Ben Mohamed sorti à la mi-temps, Ertugrul Ersoy fautif sur le but castelroussin). "Il faut qu'ils améliorent leur niveau de jeu. Ils peuvent compter sur mon soutien. Je sais que ce sont des bon joueurs". A eux, maintenant, de le prouver sur le terrain. A commencer par samedi contre Lorient.

Et si le HAC recrutait un joker ?

Si la complémentarité du duo Tino Kadewere - Jamal Thiaré n'est plus à démontrer, Paul Le Guen est parfaitement conscient que l'attaque havraise ne peut reposer seulement sur leurs épaules. Mais en regardant l'effectif normand, on se demande bien qui peut les relayer (Ebenezer Assifuah, Hervé Bazile, Alan Dzabana...). Au regard de ce manque de profondeur dans le secteur offensif, l'hypothèse de recruter un joker a traversé l'esprit de l'état-major havrais. Il n'en a pas fallu plus pour que la rumeur Hatem Ben Arfa ressorte des cartons. Un enthousiasme vite douché par l'ex-coach de Rennes. D'ailleurs, Paul Le Guen ne semble pas totalement convaincu par la nécessité d'engager un renfort à ce stade de la saison. "Il ne faut pas paniquer. Ça ne sert à rien d'empiler des joueurs. Face à Auxerre (J10. défaite 2-0, le 5 octobre), Romain Basque et Hervé Bazile ont fait de bonnes rentrées. Ce sont peut-être les joueurs du banc qui vont nous apporter du sang frais". Réponse samedi ?

> L2. J11 - Le Havre (5e - 16 points) / Lorient (1er - 23 points), samedi 19 octobre à 15 heures au Stade Océane.

RETROUVER L'INTÉGRALITÉ DE CET ARTICLE DANS LE N°22 DE FOOT NORMAND EN KIOSQUES.

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