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CDF. 8e tour - Vire (N3) / Versailles (N3) 0-3

Pour l'AF Virois, ça restera quand même une belle aventure

Résumé

Opposé à une formation de Versailles, leader de sa poule de N3, qui a incontestablement été supérieure sur cette confrontation, Vire a vu son parcours en Coupe de France s'arrêter brutalement aux portes des 1/32e de finale (3-0). De la causerie du coach Cédric Hoarau à la déception liée à cette élimination devant leur public en passant par cette première période ratée, plongée en inside dans la journée des partenaires d'Axel Flücher.

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Sur une pelouse à la limite du praticable par endroits, Maxence Bertaud, Arthur Debaecker (n°11) et les Virois peuvent regretter cette occasion d'entrée d'Arthur Dallois finissant sur le poteau (4').
Sur une pelouse à la limite du praticable par endroits, Maxence Bertaud, Arthur Debaecker (n°11) et les Virois peuvent regretter cette occasion d'entrée d'Arthur Dallois finissant sur le poteau (4').
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L'avant-match

"C'est pas Versailles ici. C'est Pierre-Compte"

18 ans que l'AFV attendait ça ; revivre un 8e tour de Coupe de France. Toutefois, pas question de s'ajouter une pression supplémentaire avec un rendez-vous fixé 3 h 30 avant le coup d'envoi. Et même si la concentration gagne rapidement les rangs virois, les coéquipiers d'Axel Flücher ne perdent ni leur sourire et encore moins leur bonne humeur. Après un repas en commun dans un établissement à proximité du stade, c'est l'heure de la causerie pour un Cédric Hoarau, impatient d'en découdre. "C'est pas Versailles ici. C'est Pierre-Compte", introduit l'entraîneur normand, référence à une célèbre publicité. "C'est la revanche de Chambly*. Je veux qu'on emmène les gens avec nous. Aujourd'hui, ce n'est pas un aboutissement. Vous avez les capacités d'aller plus loin. Vous ne vous rendez pas compte de vos capacités", poursuit le jeune technicien (36 ans).

Après ces quelques mots, le staff technique projette un film avec des messages d'encouragements de Stéphane Guy, le commentateur de Canal +, né à Vire, de Pierre-Emerick Aubameyang, l'attaquant d'Arsenal (grand copain de Jordan Perrier), ou bien encore de Pascal Dupraz, le coach du Stade Malherbe qui les invite à se retrouver en 1/32e. Mais l'émotion est surtout palpable quand les familles, amis et ex-coéquipiers s'adressent aux joueurs. Entre quelques éclats de rire de l'ensemble du groupe, l'avant-centre Arthur Dallois, lui, ne peut s'empêcher d'écraser une larme à la vue des siens. D'ailleurs, pour cette occasion exceptionnelle, ses proches ont effectué spécialement le déplacement de Lyon.

*Il y a deux ans, l'AFV s'était fait éliminer, au 7e tour, 1-0 par Chambly, à l'époque pensionnaire de N1, après s'être fait refuser une égalisation dans les ultimes instants pour une position de hors-jeu contestée par le camp virois.

Le match

"On ne fait jamais exprès d'être nuls"

Que serait-il advenu si, au lieu de mourir au pied du montant droit des cages versaillaises, cette tentative d'entrée d'Arthur Dallois (4') avait franchi la ligne ? "Forcément, si on marque, ce n'est plus le même match", souligne Cédric Hoarau. Mais au lieu de mener au tableau d'affichage, les hommes du président Christophe Lécuyer se retrouvent à courir après le score trois minutes plus tard sur une réalisation de Johannne Akassou (0-1, 7'). Un avant-centre francilien qui aura constitué un véritable poison pour l'arrière-garde locale pendant les 82' qu'il a passées sur le pré. En témoigne ce deuxième but inscrit peu avant la demi-heure de jeu (0-2, 25'), douchant un peu plus les espoirs des 800 spectateurs de Pierre-Compte.

Si la supériorité des visiteurs est évidente ; ces derniers s'adaptant bien mieux aux conditions de jeu avec une pelouse à la limite du praticable par endroits, les partenaires d'Axel Flücher passent, eux, à côté de leur sujet durant ce premier acte. "Il faut appeler un chat un chat, on n'a pas été bons", ne cache pas le coach virois. "A la mi-temps, j'étais vraiment en colère. C'était l'image qu'on ne voulait surtout pas montrer. Pourtant, ça leur tenait à cœur, peut-être trop. Peut-être qu'on en a trop fait ou pas assez. C'est compliqué à analyser. Maintenant, on ne fait jamais exprès d'être nuls". Au retour des vestiaires, la tentative de réaction normande est trop timide (46', 59', 62'). Pire, c'est Versailles qui corse l'addition ; Akassou signant un triplé (0-3, 67').

L'après-match

"Quoi de mieux qu'un derby pour repartir de l'avant"

Alors que tout un club s'était mis à rêver d'un 1/32e de finale ; le premier depuis 1992 (!), la déception est immense dans les rangs virois. Quand on lui demande de ressortir une image du parcours de son équipe (avec notamment des succès sur les pelouses de Cherbourg et de Montlouis ainsi qu'une qualification aux dépens de Saint-Lô à domicile), Cédric Hoarau reconnaît qu'il est beaucoup trop tôt. "Là, tout de suite, on n'arrive pas à positiver. Il y avait moyen de faire une belle fête. J'ai de la peine pour mes garçons que ça se termine comme ça car ils sont très respectueux de leur maillot. Ils méritaient autre chose", regrette le technicien normand, convaincu de la capacité rapide de son groupe de rebondir.

"C'est comme dans une famille. Une famille, c'est dans les bons comme dans les mauvais moments. Il va falloir rester solidaire et relever la tête à travers le championnat". Un championnat de N3 qui reprend ses droits dès le week-end prochain avec la réception de Saint-Lô. Actuellement, l'AFV pointe au 12e rang (sur 14) mais avec trois rencontres de moins que la plupart de ses concurrents. "Si on prend des points dans nos matches en retard, on peut jouer un rôle en milieu de tableau. Et puis quoi de mieux qu'un derby pour repartir de l'avant", conclut l'entraîneur virois. Pas faux.

Coupe de France. 8e tour (dimanche 8 décembre)

Vire (N3) - Versailles (N3) 0-3

Stade Pierre-Compte. Environ 800 spectateurs.

Mi-temps : 0-2.

Arbitrage de M. Loic Mouton.

Buts : Akassou (7', 25', 67').

Avertissements : Bertaud (38'), Ntolla (50'), Enukidze (56'), Kiniffo (68'), Ferron (83'), Nzigou Nzigou (87') à Vire ; Gassama (53'), Gonçalves (70') à Versailles.

> Vire : Louis Deschateaux (g) - Axel Flücher (cap), Anthony Ferron, Adrien Hébert (Arnold Kiniffo, 46'), Maxence Bertaud - Arthur Debaecker, Stanley Boucaud (Saël Nzigou Nzigou, 73'), Paul Ntolla, Guram Enukidze (Jordan Perrier, 67') - Théo Burnouf, Arthur Dallois. Remplaçants : Nathan Bansard (g) - Hippolyte Voivenel. Entraîneur : Cédric Hoarau.

Versailles : Nicolas Caraux (g) - Brimau Nziengui Nziengui (cap), Moro Gassama, Maël Durand de Gevigney, Bryan Gonçalves - Michaël Lacen, Oussama Berkak, Jonathan Perez - Edwing Malpon (Amine Kheche, 73'), Benjamin Louvet (Matthieu Bouyer, 63'), Johannne Akassou (Mohamed Traoré, 82'). Remplaçants : Hugo Baque (g) - Boigny Alledji. Entraîneur : Youssef Chibhi.

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