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Périers Sports veut se stabiliser pour reconstruire

Résumé

Périers sports a changé de main cet été. Déjà entraîneur de l’équipe fanion par le passé, Raphaël Bertaux en est devenu le président. Si le club manchois a connu le niveau régional dans les années 2000, c’est désormais en district qu’il veut se stabiliser. Pour atteindre cet objectif, les « Rouge et Blanc » entendent s’appuyer sur les générations U15 et U18 prêtes à assurer la relève.

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Si vous cherchez un club amateur qui a du vécu, difficile de trouver mieux que Périers Sports et ses 145 licenciés. Situé quasiment à mi-chemin entre Saint-Lô et la côte ouest de la Manche, il a vu le jour en 1946 et a vécu ses heures de gloire dans les années 2000, sous l’impulsion d’un certain Victor Fontenelle, "le président emblématique", aux dires d’Olivier Normand, ancien joueur et ex-co-président. Enfant du pays, ce dernier fait partie de la génération qui a vécu la montée en DH (équivalent du R1 aujourd’hui) lors de la saison 1998-1999 ainsi qu’une demi-finale de Coupe de Normandie. "C’était une super aventure, l’histoire d’une fois", se remémore Olivier Normand.

"On s'est appuyé sur l'école de foot, on a recruté un éducateur à plein temps"

Depuis, Périers Sports n’a plus rejoué au niveau ligue. Le manque de formation et la concurrence des clubs alentour ont posé quelques difficultés. Comme les dirigeants ne sont pas du genre à s’apitoyer sur leur sort, ils regardent vers l’avant. "Quand j’ai pris la présidence en 2020, en pleine année Covid-19, je voulais donner un nouvel élan", souligne le Manchois. "Sportivement, c’était plus difficile mais on a restructuré, on s’est appuyé sur l’école de foot et on a recruté un éducateur à temps plein. Ça porte ses fruits".

A l’été 2022, le club prisiais a une nouvelle fois changé de tête. Faute de temps pour s’investir à 100 %, l’ancienne présidence a laissé sa place à Raphaël Bertaux afin d’assurer une certaine continuité. Ex-joueur de Tessy-Moyon et du FC des Etangs, ce passionné de ballon rond n’est pas un inconnu de la maison « Rouge et Blanche ». Il a notamment été l’entraîneur de l’équipe seniors A pendant six ans (D1-D2), avant de rechausser les crampons il y a trois ans. En prenant les commandes, Raphaël Bertaux y voit une suite logique. "Je veux m’investir. J’aime ce club. Périers Sport ne sera jamais comme dans le passé mais on peut repartir sur une bonne dynamique. Mon objectif est de stabiliser le club en district sur plusieurs années", se projette le président âgé de 42 ans.

Des équipements flambant neufs fin 2023

Pour assouvir cette ambition, Périers Sport s’appuie sur une trentaine de joueurs pour ses deux équipes : la première en D3 et la réserve en D4. "L’effectif est tendu mais ce sont des hommes investis", poursuit Raphaël Bertaux qui a vu partir de nombreux éléments chez les voisins de Pirou et Saint-Martin-d’Aubigny. "On a aussi quelques U18 et des vétérans qui viennent nous donner un coup de main le week-end". La montée en D2 constitue l’objectif. "Si ce n’est pas cette année, ça sera la prochaine", lance le président qui veut aussi axer le travail sur ses équipes U15 et U18.

"De belles générations (U15-U18) qui feront les seniors de demain"

"De belles générations" à polir "qui feront les seniors de demain". Une manière aussi de fidéliser les jeunes et de structurer l’association sur le long terme. La saison passée, les moins de 15 ans se sont d’ailleurs hissés jusqu’en demi-finale de la Coupe de la Manche. S’il y a encore du travail, une chose est certaine pour Olivier Normand : "Périers Sports n’est pas au niveau où il devrait être. Je ne suis pas inquiet, on va rebondir".

Il faut dire que ce coin de la Manche, il y a aussi une grande école de foot, qui compte presque une centaine de licencié(e)s à laquelle s’ajoute une équipe vétérans et une formation féminine à 8. Dans ce domaine également, l’objectif est de prendre le temps de construire et de stabiliser les effectifs avant de penser à lancer une équipe à 11. Et puis, le club - situé dans une commune d’un peu plus de 2 000 habitants - peut se targuer d’avoir des infrastructures de très grande qualité pour ce niveau. Il dispose de quatre terrains (trois pour du foot à 11, un pour du foot à 7), quatre vestiaires et bientôt des équipements flambant neufs à l’horizon de la fin d’année 2023. "On va avoir de nouveaux vestiaires dans le gymnase qui est en train d’être rénové, des bureaux pour les éducateurs, un club-house tout neuf". De quoi envisager l’avenir sereinement.

Victor Fontenelle, "grand bonhomme" de Périers Sport

Fondé sur des racines fortes, Périers Sport Football doit beaucoup à un certain Victor Fontenelle. Président de 1980 à 2009, il a consacré une bonne partie de sa vie au ballon rond. "Il a donné de son temps et de son âme ici. Il nous appelait ses enfants", plonge dans ses souvenirs Olivier Normand, ancien joueur et ex-président. "C’est le grand bonhomme de Périers Sports".

Depuis son décès en 2017, un tournoi est organisé en sa mémoire au mois de juillet. La première édition a d’ailleurs été inaugurée par sa femme, en guise de symbole. "On souhaite que le tournoi soit organisé à une date fixe pour qu’il devienne un rituel", poursuit Raphaël Bertaux, en livrant une petite anecdote. "Une année, pour le traçage du terrain, plusieurs joueurs étaient venus avec leur propre tondeuse pour qu’on soit dans les temps !" Preuve de l’importance de cet homme dans la vie prisiaise, à la fin de l’année 2023, le stade Robert-Schmitt deviendra le complexe sportif Victor-Fontenelle.

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