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L2. J13 - Sochaux / Quevilly-Rouen, samedi 22 octobre à 19H au Stade Auguste-Bonal

Andrew Jung, profession : attaquant

Résumé

L'âge auquel il s'est fixé à ce poste, son gabarit, la confiance, les périodes fastes comme celles de disette devant les cages... Avec Andrew Jung (25 ans), de retour à QRM depuis la fin du mercato, on s'est intéressé aux mécanismes qui animent un attaquant.

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Avec seulement quatre apparitions pour 33' de temps de jeu depuis début septembre, Andrew Jung n'a pas encore regagné un statut de titulaire avec QRM. ©Damien Deslandes
Avec seulement quatre apparitions pour 33' de temps de jeu depuis début septembre, Andrew Jung n'a pas encore regagné un statut de titulaire avec QRM. ©Damien Deslandes
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Un avant-centre se définit-il par le nombre de réalisations inscrites ? C'est la question qu'on a posée à Andrew Jung. "Un attaquant est très souvent associé aux buts qu'il marque. C'est ce que j'aime mais pas seulement", nuance le n°29 des « Rouge et Jaune ». "Un attaquant, ça ne se résume pas à juste pousser la balle au fond des filets, peut-être avant mais plus aujourd'hui. On nous en demande de plus en plus. Quand tu vois Karim Benzema prendre le Ballon d'Or. Sur un terrain, il sait tout faire : marquer bien sûr, claquer des passes décisives également, fluidifier le jeu", donne comme exemple le meilleur goleador de National en 2021, sous le maillot de QRM, avec 21 réalisations en 30 sorties.

"Alors que j'ai joué toute la saison en n°10, c'est le seul match où on m'aligne attaquant"

Pour Andrew Jung, la palette d'un attaquant doit être la plus large possible. "Il faut savoir faire jouer les autres, décrocher, faire des appels, prendre la profondeur, être techniquement juste, costaud physiquement et malin", lance-t-il avec le sourire du haut de ses 1,90 m pour 83 kg. Ce gabarit, imposant, ne constitue pas, à ses yeux, un frein devant la surface de réparation adverse. "Au contraire, je dirais que c'est un atout. Quand tu vois un garçon comme (Erling) Haaland courir aussi vite que (Kylian) Mbappé", lâche le Quevillais qui s'est fixé à ce poste assez tardivement, en U17.

"Quand j'étais plus jeune, je jouais au milieu de terrain, principalement n°10. Ça reste offensif. Quand j'ai changé, l'adaptation a été plus facile", raconte Andrew Jung dont la carrière a sans doute basculé sur une rencontre. "A l'époque, j'étais à Epinal, on affronte Reims. Alors que j'ai joué toute la saison en meneur de jeu, c'est le seul match où on m'aligne attaquant". Sa performance ne passe pas inaperçue puisque le club champenois le recrute à ce poste pour son centre de formation. Pendant ses premiers mois avec le Stade de Reims, le natif des Vosges doit acquérir des nouveaux réflexes de...  buteur. "Au début, je pensais encore trop à faire le jeu. D'ailleurs, j'ai beaucoup plus marqué en U19 qu'en U17".

La confiance comme carburant n°1

Au-delà des qualités techniques, athlétiques, tactiques que requièrent ce rôle, le carburant d'un avant-centre demeure la confiance. "C'est peut-être la chose la plus importante", lance sans hésitation le principal intéressé. "Il faut avoir la confiance de ses partenaires, de son coach, du staff et aussi avoir confiance en soi". Autant d'ingrédients réunis durant son précédent passage à QRM. "Je mets cinq buts sur mes cinq premiers matches, c'est normal que la confiance grandisse. Et puis le coach (Bruno Irles) m'a placé dans de bonnes dispositions". Il faut dire que cette saison-là, l'ex-Castelroussin était particulièrement bien accompagné avec Ottman Dadoune pour l'épauler, Yassine Bahassa et Manoubi Hadad pour l'approvisionner. "C'est certain que si on dit à l'attaquant : « Débrouille-toi tout seul devant », ça va être plus compliqué". Lors de cet exercice 2020-2021, Andrew Jung était également animé d'un petit sentiment de revanche.

"Je voulais montrer au coach de Châteauroux qu'il s'était trompé. Ça m'a servi de moteur"

"A Châteauroux (qui l'avait prêté en Normandie), le coach (Nicolas Usaï) ne comptait pas sur moi. Je voulais lui montrer qu'il s'était trompé. Ça m'a servi de moteur". Un contraste saisissant avec ses prestations de la saison suivante, avec l'ASNL. "Comme mon transfert a mis énormément de temps à se concrétiser, quand je suis arrivé à Nancy, je sortais d'un mois sans m'entraîner. Quand je signe, je ne suis pas prêt mais comme l'équipe cumule les défaites, je joue direct. Et bien sûr, mes performances ne sont pas en adéquation avec ce dont je suis capable. Je n'ai pas dû enchaîner cinq matches complets. Pour retrouver le rythme, c'est difficile".

Dans ce contexte, cette fameuse confiance s'étiole. "Pourtant, je croyais toujours en mes qualités, je donnais tout mais en match, ça ne fonctionnait pas. J'ai appris des choses durant cette période : à travailler encore plus, à être mentalement plus fort..." De retour à Quevilly-Rouen depuis le dernier jour du mercato, toujours sous la forme d'un prêt, cette fois-ci en provenance d'Ostende en Belgique où il est lié jusqu'en 2025, Andrew Jung a de nouveau le sourire même s'il est loin d'avoir regagné un statut de titulaire pour le moment (quatre apparitions - 33'). Mais le n°29 des « Rouge et Jaune » ne fait pas une fixette sur son temps de jeu. "En tant qu'attaquant, on a cette chance de pouvoir changer le cours d'un match avec un but que l'on soit titulaire, remplaçant, que l'on rentre 10'-15'..." Pourquoi pas dès samedi, sur la pelouse de Bonal.

> L2. J13 - Sochaux (3e - 23 points) / Quevilly-Rouen (12e - 14 points), samedi 22 octobre à 19 heures au Stade Auguste-Bonal.

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