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L1. J23 (match en retard) - SM Caen / Nantes : la conférence de presse

"Faire taire certains grands connaisseurs du football"

Résumé

Quatre jours après le "coup de massue" reçu à Amiens pour reprendre les propos de Fabien Mercadal avec cette défaite 1-0, le Stade Malherbe - en chute libre depuis le début de l'année 2019 avec quatre revers consécutifs en championnat - va tenter de se relancer dans la course au maintien. Dans une ambiance forcément particulière avec l'hommage qui sera rendu à Emiliano Sala, les Caennais - en cas de victoire - pourraient sortir de la zone rouge et revenir à trois longueurs d'un FC Nantes loin d'être sorti d'affaire. La remise en question au sein du vestiaire, le rôle de 12e homme des supporters, les critiques de certains médias nationaux..., le patron technique du SMC est revenu sur tous ces thèmes en conférence de presse.

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Fabien Mercadal
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Le statut de relégable

"On est toujours en vie dans ce championnat"

"On est toujours en vie dans ce championnat. Et tant qu'on sera en vie, on va s'accrocher. On a notre avenir entre nos pieds. Si on gagne contre Nantes, on revient à la hauteur des Amiénois (avec 21 points). On leur passe même devant au goal-average. Et on remettrait une équipe comme Nantes (24 points) dans la course à la relégation. Contrairement à nous, je ne suis pas sûr qu'elle était programmée pour jouer le maintien. Je sais que ça va faire de la peine à certains et notamment à nos adversaires directs, mais on ne lâchera rien. C'est dans cette situation-là qu'on voit les compétiteurs, pas quand tu gagnes tout le temps"

L'ambiance dans le vestiaire

"Il n'existe qu'un seul remède : c'est gagner"

"Il y a déjà eu une remise en question dans le vestiaire. Les garçons ont discuté entre eux. Ce fut parfois violent mais c'était nécessaire. Vous savez même dans un vestiaire qui gagne, les tensions existent. J'ai eu la chance de connaître celui de l'Olympique de Marseille à la grande époque (au début des années 1990). Même s'ils remportaient la plupart des matches, tous les joueurs ne s'appréciaient pas, ne s'aimaient pas, n'étaient pas amis. Notre problème, c'est qu'on souffre d'un déficit de confiance collectif. Il est prégnant. Pour y remédier, il n'existe qu'un seul remède : c'est gagner"

L'hommage à Emiliano Sala

"Un beau moment de recueillement entre les deux clubs"

"Le monde du football a été touché par ce qui lui est arrivé. Avec les joueurs, on a partagé notre tristesse. Certains l'ont côtoyé de près (Yacine Bammou, Frédéric Guilbert, Emmanuel Imorou). On est dans un club dans lequel il a évolué. Emiliano était vraiment très apprécié. Je trouve ça beau qu'il y ait ce moment de recueillement entre les deux clubs, avec les supporters. Après, pendant 1 h 30, il faudra se remettre dans notre bulle football, se concentrer sur le jeu, la compétition. Personnellement, j'ai coaché le jour de l'enterrement de ma grand-mère. Malgré mon chagrin, ça ne m'a pas empêché de vivre mon match à fond et de le gagner. On est des professionnels".

Le rôle des supporters

"J'espère que l'union sacrée sera présente à d'Ornano"

"J'espère que l'union sacrée sera présente à d'Ornano. Je sais que les gens qui se rendent au stade aiment le club. Si je peux me permettre de faire passer un message à nos supporters, c'est de nous encourager jusqu'au bout. Ça me paraît important qu'ils le fassent. Il ne faut pas jouer contre nous. C'est dans ces moments-là qu'on a besoin de leur aide. Pour faire tourner la roue du bon coté, on a besoin de cette force-là aussi. En contrepartie, je m'engage à ce qu'on lutte sur le terrain comme des fous. Et si une fois le match fini, les supporters ne sont pas satisfaits ce qu'on a produit, ils peuvent nous siffler aussi fort qu'ils le souhaitent. Il n'y a aucun problème".

Les critiques de certains médias nationaux

"Le jour où je n'aurai plus la rage (...), j'irai garder des chèvres"

"Caen serait la pire équipe de Ligue 1. Je ne l'ai pas entendu mais on me l'a répété. On m'a dit aussi qu'on avait les plus mauvais joueurs et le pire centre de formation*. Je vous laisse juger du niveau. Je ne vais pas me lancer dans une nouvelle guerre médiatique qui serait perdue d'avance. Mais oui, j'ai la rage et la haine. Le jour où je ne les aurai plus, j'irai garder des chèvres. Pour moi, c'est un moteur. J'ai envie de faire taire certains grands connaisseurs du football qui nous envoient déjà en Ligue 2. En fin de saison, j'adorerais me poser et leur faire fermer leur bouche. Les joueurs aussi ont de l'ego. Et quand tu en as, ça doit te faire réagir. Sinon, tu fais un autre métier".

> L1. J23 - SM Caen (19e - 18 points) / Nantes (15e - 24 points), mercredi 13 février à 19 h 30 au stade Michel-d'Ornano.

*Dans l'émission Canal Football Club dimanche soir, Pierre Ménès a qualifié le SM Caen de "pire équipe de Ligue 1 (...) avec très peu de qualités dans toutes les zones de jeu". Avant d'ajouter que "les supporters feraient mieux d'aller râler sur les dirigeants que sur les joueurs, avec tous les changements qu'il y a eu en interne, sur ce club qui fait n'importe quoi à tous les niveaux : sur la politique de jeunes, le recrutement". Quand Hervé Mathoux, le présentateur de l'émission, lui a fait remarquer que les U17 et les U19 étaient leaders de leur championnat, le consultant de Canal + a répondu : "vérifie comment ça se passe en interne".

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