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Gambardella. Finale - SM Caen / Lyon, samedi 7 mai à 17H15 au Stade de France

[Gambardella] Le capitaine Maël Obé fait les présentations

Résumé

Depuis le début de cette campagne de Gambardella, une vingtaine de joueurs ont été utilisés par Nicolas Seube. Capitaine des U18 du Stade Malherbe, le gardien Maël Obé nous apprend à mieux connaître ses coéquipiers, sur et en dehors du terrain.

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Capitaine de cette génération 2004-2005-2006, Maël Obé nous parle de chacun de ses coéquipiers avant la finale de Gambardella. ©Damien Deslandes
Capitaine de cette génération 2004-2005-2006, Maël Obé nous parle de chacun de ses coéquipiers avant la finale de Gambardella. ©Damien Deslandes
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Sa garde rapprochée

S’ils sont désormais liés à vie par cette épopée en Gambardella, les joueurs de Nicolas Seube, en fonction de leurs caractères, de leurs origines et de leurs centres d’intérêts, partagent avec certains de leurs coéquipiers des affinités particulièrement fortes. Pour Maël Obé, son cercle proche se compose, entre autres, du latéral Diabé Bolumbu, du polyvalent Héliohdino Tavares ou encore du milieu Noé Lebreton. "Noé, il dégage toujours de la joie de vivre, il n’est jamais mécontent, il rigole tout le temps. C’est communicatif. Et quand il a des choses à dire, il n’hésite pas", décrit le capitaine des U18 Caennais. "Diabé, lui, c’est la bagarre". Mais que se cache-t-il derrière ce terme de « bagarre » souvent utilisé par cette génération ? "Diabé, il n’a pas peur de se faire mal, d’aller au duel, il est courageux". Un qualificatif qu’on peut également accoler au puissant Héliohdino Tavares. "Il sait faire mal, physiquement, aux adversaires".

Le groupe des externes

Si la majorité de l’effectif de Nicolas Seube est hébergée à l’internat du centre de formation, certains jeunes habitent chez leurs parents, domiciliés à Caen ou dans les environs. "C’est le groupe des externes", les appelle Maël Obé. "Ils traînent souvent ensemble. Ils se ressemblent beaucoup, ils ont leurs délires". Dans ce « groupe », on retrouve notamment le milieu Gabin Tomé ainsi que les arrières Robin Verhaeghe, Antoine Lepeltier et Sacha Fihmi. "Sacha, lui, il ne se prend pas la tête. Il ne s’énerve jamais, il est tranquille, il est sur son nuage, dans son monde", souligne le gardien des « Rouge et Bleu » à propos de son binôme de chambre à Brest, en huitième de finale.

Fréquentant tous le lycée Jean-Rostand, Maël Obé a noué aussi de solides affinités avec Robin Verhaeghe et Antoine Lepeltier. "Avec Antoine, on partage les mêmes valeurs comme la famille. On a beaucoup de choses en commun sur et en dehors du terrain". Sur le terrain justement, mais pas que, le capitaine malherbiste est proche de Robin Verhaeghe, positionné dans l’axe de la défense à trois. "Ça nous arrive de se dire les choses. Mais il vaut mieux que ça se produise plutôt que de ne rien corriger".

Brahim Traoré, le grand frère

Avec une vingtaine d’apparitions en Ligue 2, certaines sur des matches couperets à l’image de celui du maintien contre Clermont la saison passée, Brahim Traoré est le joueur le plus expérimenté de cette promotion. Que ce soit en huitième face à Brest ou en demi contre Rennes, le défenseur a été laissé à disposition par Stéphane Moulin et son staff. Ça sera encore le cas pour la finale. "Brahim, c’est un peu comme le grand frère de cette équipe. Il nous fait partager son vécu avec les pros, il nous conseille sur beaucoup d’aspects", détaille Maël Obé. "Sa présence nous rassure énormément. C’est un élément essentiel".

Ses « bourreaux » à l’entraînement

Dans l’effectif Gambardella, Maël Obé est secondé au poste de gardien par Tristan Pickeu, le fils de Benoît, le préparateur physique des « pros ». "Avec Tristan, on se tire la bourre, on se fixe des petits challenges comme sur le nombre de ballons qu’on va arrêter". Bien sûr, en tant que portier, Maël Obé est fortement sollicité aux entraînements, en priorité par les attaquants. Mais lequel est le plus « méchant » ? "Norman (Bassette)", répond sans hésiter le capitaine caennais. "Il a le vice, il sait comment jouer avec le gardien". Mais ne croyez pas que le titulaire des cages normandes est en reste.

"On se livre des duels et à chaque fois, on se taquine. Il marque, je l’arrête, on se regarde…". Une chose est sûre, l’international belge U18 n’apprécie pas de perdre. "Norman est très compétiteur, y compris dans la vie de tous les jours. C’est un mauvais joueur (sourire)". Et Nassim Tlemcani, de retour après avoir raté quasiment toute la campagne à cause d’une blessure musculaire ? "Lui aussi aime martyriser les gardiens. Il a une bonne patte". Niveau « bonne patte », le gaucher Mohamed Hafid n’est pas le dernier. "Momo, c’est différent. Il n’ose pas frapper, il préfère délivrer des belles passes".

Les « petits » jeunes

Alors, forcément dans une équipe de Gambardella, tous les joueurs sont jeunes mais certains le sont un peu plus que d’autres. Plusieurs garçons de la génération 2006 ayant intégré le groupe de Nicolas Seube. C’est le cas de l’attaquant Tidiam Gomis (qui soufflera sa 16e bougie le 8 août), l’un des plus gros espoirs du centre de formation du Stade Malherbe. "A son âge, ce qu’il fait, c’est beau", se montre admiratif Maël Obé. "Bien sûr, on voit qu’il y a une différence de puissance mais Tidiam compense par son intelligence de jeu, sa technique, son sens de la tactique…" 

Lui, fêtera son 16e anniversaire le jour de la finale au Stade de France. Vainqueur du concours interne d’éloquence du SMC, Serviliano Da Silva a gagné sa place aux entraînements. "C’est quelqu’un de très généreux, sur et en dehors des terrains. On est très content de l’avoir avec nous. Bon, il ne sait pas très bien chanter mais ce n’est pas grave (rires)". Référence au bizutage du milieu de terrain avant le huitième de finale face à Brest. Chez les 2006, on retrouve également le latéral gauche Noha Lapisse-Pouchard et l’attaquant Léo Milliner. "Ils font partie du groupe des externes. On s’entend super bien. Noah a une belle patte gauche. Il a déjà mis plusieurs coups francs".

Et aussi…

Auteur du cinquième et dernier tir au but contre Rennes, Abdoulaye Niakaté a parfaitement tenu son rôle lors de la demi. Son capitaine Maël Obé n’en a pas douté une seule seconde. "Abdoulaye, je le connais, il est tranquille dans sa tête. Pour moi, il le mettait tous les jours". En finale, l’attaquant pourra peut-être bénéficier d’un centre du latéral droit Raphaël Herlem et sa "bonne patte droite". "Il aime aussi faire mal dans les duels. C’est ce qu’on aime", souligne le capitaine normand à propos de l’ex-Dunkerquois. Il y a également le "grand, costaud et physique" Franck Mefouma et le "discret" Neville Niamke. "On ne l’entend pas beaucoup. Il est vraiment très respectueux".

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