Surtitre
L2. J30 - Le Havre AC / SM Caen, samedi 19 mars à 15H au Stade Océane

Avant le « derby », entretien croisé entre le Havrais Himad Abdelli et le Caennais Jessy Deminguet

Résumé

Un petit « check » pour se saluer, un bref échange sur la durée de leur contrat respectif, une anecdote sur l’hôtel du Golf qui nous a accueilli pour l’occasion et où le Stade Malherbe réalise ses stages d’avant-saison, de quoi rendre un peu jaloux son homologue havrais… Entre Himad Abdelli et Jessy Deminguet, le courant est rapidement passé. Il faut dire que ces deux joueurs partagent de nombreux points communs dont celui notamment d’évoluer chez les professionnels avec le club qui les a formés. Avant le « derby » entre le HAC et le SMC, samedi, au Stade Océane, ils ont accepté de se prêter au jeu de l’interview croisée. Leurs relations avec les supporters, leur période de doute, le rôle de leur compagne dans leur équilibre de vie sans oublier leur avenir… Le milieu offensif des « Ciel et Marine » et le milieu relayeur des « Rouge et Bleu » ont répondu à tous ces sujets, et bien d’autres, dans l’entretien qu’ils nous ont accordé.

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Avant le derby entre le HAC et le Stade Malherbe, on a réuni le Havrais Himad Abdelli et le Caennais Jessy Deminguet en terrain neutre, à l'Hôtel du Golf de Deauville. ©Damien Deslandes
Avant le derby entre le HAC et le Stade Malherbe, on a réuni le Havrais Himad Abdelli et le Caennais Jessy Deminguet en terrain neutre, à l'Hôtel du Golf de Deauville. ©Damien Deslandes
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Messieurs, tout d’abord, avant cette interview croisée, est-ce que vous vous connaissiez ?

> JD : "On s’est affronté en catégories de jeunes, en U19".

HA : "Bien sûr que je me souviens de Jessy. Ce n’est pas pour le flatter car il est avec moi mais c’était le joueur clé de l’équipe de Caen chez les jeunes".

JD : "Je me rappelle surtout d’un match au Havre, à la Cavée Verte, serré de fou. Himad, c’est un joueur chiant à affronter, techniquement très bon. C’est très difficile de lui prendre la balle. Derrière, on s’est recroisé chez les pros. On s’est un peu taquiné sur des derbys (sourire). C’est le jeu. D’ailleurs, ça ne nous empêche pas de se voir aujourd’hui".

Qu’entendez-vous par « se taquiner » ?

"Chez les jeunes, Quand on perdait un derby contre Caen, on courrait derrière", Himad Abdelli

HA : "Quand il y a une faute pour l’adversaire, on arrive pour contredire la décision, on dit qu’il n’y a pas faute ou qu’elle est pour nous".

JD : "C’est exactement ça. Même si la faute n’est pas sur nous, on arrive, on dit : « C’est quoi ça ». L’autre répond toujours : « T’abuses »".

HA : "Après, que ce soit Jessy ou moi, ça se passe toujours dans le respect, il n’y a jamais d’insulte".

JD : "Entre nous, c’est toujours bon esprit".

HA : "Bon, ça reste un derby quand même (sourire)".

Cette « rivalité » existe-t-elle également dans les catégories de jeunes ?

HA : "Oui, elle est déjà présente. Il y a des signes qui ne trompent pas. En U17 ou en U19, je ne me souviens plus trop, j’ai pris deux rouges en deux matches contre Caen. Pourtant, je ne suis pas coutumier du fait".

JD : "Quand je jouais avec les jeunes à Malherbe, on m’a rapporté que quand les Havrais perdaient un derby, ils avaient une sanction".

HA : "On courrait ! Ce n’était pas seulement contre Caen mais pour tous les gros matches. Je me souviens après une défaite 5-2 contre Lens, on est rentré au centre et direct, on a couru".

JD : "Nous, on n’avait pas de sanction de ce style. Quand je l’ai su, je me suis dit qu’au Havre, c’était plus dur que chez nous".

Horizointale 2

 

Himad Abdelli

Né le 17 novembre 1999 (22 ans) à Montivilliers.

Formé au HAC. Milieu offensif. Droitier. 1,85 m pour 90 kg.

Sous contrat jusqu’en 2022.

International U16 (1 sélection).

Jessy, devenir professionnel a toujours été un objectif pour vous ?

JD : "Quand je suis arrivé à Caen, jamais je ne me suis dit que j’allais devenir professionnel. J’avais 11 ans. C’est ma mère qui faisait les allers-retours de Lisieux pour m’emmener aux entraînements. A cette époque, il y avait très peu de jeunes qui sortaient, un-deux par génération. Je me suis dit : « C’est ultra dur ». Je n’avais qu’une seule envie : kiffer le moment présent. Quand j’ai intégré le centre, j’ai pris conscience que ça devenait plus sérieux mais je ne pensais toujours pas en faire mon métier. A partir de 17-18 ans, quand tu joues au niveau national, c’est là que passer pro devient un objectif. Que ce soit Himad ou moi, ça fait déjà quatre-cinq ans qu’on joue chez les professionnels. C’est un métier dur psychologiquement, énormément prenant, c’est difficile de perdurer, d’enchaîner, de performer. Mais c’est ce qu’on a toujours voulu. Le plus dur, c’est toujours d’aller chercher le prochain contrat".

Forcément, dans une carrière, on ne peut toujours être au top. Il y a des périodes de creux. Comment les gère-t-on ? Himad, par exemple, vous avez eu peu de temps de jeu lors de la phase aller (93’)…

"Je ne vais pas le cacher, ça a piqué mon orgueil de débuter sur le banc", jessy deminguet

HA : "C’est une période que j’ai mal vécue. Il faut continuer de bosser et surtout ne pas rejeter la faute sur un autre, sur le coach ou n’importe qui. Si tu es performant, tu seras sur le terrain. Aujourd’hui, je suis récompensé de mes efforts (six titularisations sur les huit dernières journées). Pendant cette période de flottement, mon agent qui est ancien footballeur pro (Mamadou Niang) m’a beaucoup aidé. Lui aussi dans sa carrière a connu des moments difficiles. Ma deuxième période contre le Paris FC (J21. 2-2, le 17 janvier) m’a relancé. J’étais heureux pour l’équipe et un peu pour moi aussi. Je veux montrer au coach (Paul Le Guen) que je peux aider l’équipe".

Jessy, même si ce fut sur une période moins longue qu’Himad, vous vous êtes également retrouvé quelques matches sur le banc, en octobre 2020, sous la direction de Pascal Dupraz…

JD : "Déjà, ça ne fait jamais plaisir de débuter sur le banc. J’ai eu des discussions après coup avec le coach et le président (Olivier Pickeu). Je voulais connaître les raisons. J’étais tout simplement moins bien, je ne performais pas. Je ne vais pas le cacher, ça a piqué mon orgueil, ma fierté. Je me souviens de ce match contre Guingamp, je ne joue que huit minutes. J’ai la chance de marquer et on gagne 1-0. Ça a renforcé ma confiance. Il faut aussi relativiser. On peut tous connaître des périodes de creux. Le plus important, c’est de parvenir à en sortir et à croire en soi. La confiance, c’est très important. De toute façon, match après match, il faut se remettre en question, prouver. Depuis cet épisode, je suis dans cet état d’esprit et ça se passe plutôt bien pour moi".

Jessy Deminguet travaille son mental

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Ne négligeant aucun aspect de son métier de footballeur professionnel, Jessy Deminguet s'est attaché les services d'un préparateur mental. ©Damien Deslandes

Pour tous ceux qui suivent le Stade Malherbe, il ne leur a pas échappé que Jessy Deminguet a franchi un cap depuis plusieurs mois. Il faut dire que le capitaine du club normand ne néglige aucun aspect de sa préparation. "J’essaye de mettre toutes les chances de mon côté pour pouvoir progresser dans mon métier", lance-t-il. C’est dans cette optique que le n°8 Caennais s’est attaché les services d’un préparateur mental.

Sujet longtemps tabou dans le football de haut niveau, la préparation mentale se démocratise de plus en plus. Jessy Deminguet en constitue le meilleur exemple. "J’estime que le mental fait énormément dans le football". Difficile de lui donner tort. "Et avec la personne avec qui je collabore, ça matche. Pour l’instant, ça se passe plutôt bien pour moi sur le terrain. J’espère que ça va continuer". Les supporters « Rouge et Bleu » aussi.

On faisait référence aux supporters un peu plus tôt, quelle relation entretenez-vous avec eux ?

HA : "Moi, avant tout, je suis le premier supporter du Havre. Après, c’est vrai que les supporters ont beaucoup d’attente nous concernant. Comme on ne remplit pas les objectifs (de remonter en L1), c’est normal qu’ils nous critiquent. On les déçoit. Maintenant, je n’ai jamais eu aucun problème avec un supporter. Jamais un supporter ne m’a interpellé dans la rue pour me dire que j’avais fait un mauvais match. Ce genre de remarque, ça reste dans les tribunes ou sur les réseaux sociaux".

JD : "A Caen, les supporters sont toujours bienveillants avec moi. Ils m’adressent des messages : « Ça sera mieux la prochaine fois ». Après, au début de ma carrière professionnelle, ce fut difficile de faire la part des choses entre ma vie de footballeur et ma vie à la maison. Aujourd’hui, avec l’expérience, c’est le cas". 

HA : "Il ne faut pas croire, quand tu te fais critiquer, ça a un impact sur ta vie personnelle. Le foot, c’est notre vie".

JD : "Bien sûr que le résultat du match influence notre humeur. De mon côté, j’essaye de travailler dessus pour éviter de pourrir la vie de mes proches après une défaite".

Justement, à propos de vos proches, quel rôle tient votre famille dans votre carrière ?

HA : "Je suis très proche de ma famille. C’est ce qu’il y a de plus important. En plus, avec ma compagne, Camille, on attend une petite fille".

"Ma femme, sarah, c'est la « number 1 ». C'est elle m'aide beaucoup", Jessy Deminguet

JD : "Moi, je fais partie d’une grande famille (Jessy Deminguet a dix frères et sœurs). Dans des familles aussi grandes, on ne peut pas être proche de tout le monde. On a plus d’affinités avec certains. Par exemple, par rapport au football, je n’ai pas la même relation avec mes frères qu’avec mes sœurs. Il m’arrive de me confier à eux, plus à mes parents, surtout à ma mère (Nadia) et puis ma femme, Sarah, c’est un peu la « number 1 ». Ça fait bientôt sept ans qu’on est ensemble. On s’est connu quand j’étais en U19. C’est elle qui subit mon humeur, quand je suis content, quand je suis moins content aussi. Elle m’aide beaucoup".

HA : "Le foot, ça nous occupe quand même beaucoup l’esprit, y compris à la maison. Quand je perds, que je ne joue pas trop, je rentre, je ne suis pas content. Ma compagne le sait, elle me connaît, elle ne me parle pas. C’est complètement différent avec mes parents. Je les vois de temps en temps. Avec ma compagne, c’est du H24 ensemble. On est ensemble au quotidien".

Vous partagez le point commun d’évoluer, aujourd’hui, dans le club qui vous a formé. Trouvez-vous que l’environnement (supporters, observateurs, journalistes) est plus sévère avec vous qu’avec d’autres joueurs venant de l’extérieur ?

JD : "Comme on est issu du club, les gens pensent qu’on bénéficie d’un traitement de faveur. Je ne crois pas".

HA : "C’est pire !"

JD : "Les supporters attendent toujours plus des joueurs qui sont formés au club".

HA : "Quand tu bascules du centre de formation au monde professionnel, c’est déjà une grande étape. Peu le font. Du coup, les supporters reportent leurs espoirs sur ceux qui y parviennent. Ils se disent : « Si lui est passé, c’est qu’il doit être pas mal ». Du coup, les attentes sont plus importantes. Il faut apprendre à le gérer. C’est pourquoi il faut être bien entouré. Et puis on fait ce qu’on aime : du foot. Tout ce qu’il y a autour, il faut savoir en faire abstraction".

Himad Abdelli, un jour sous le maillot algérien ?

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Himad Abdelli a été contacté à une reprise par la sélection algérienne mais s'il s'est malheureusement blessé à ce moment-là. ©Damien Deslandes

S’il compte une cape avec l’équipe de France U16, Himad Abdelli est également éligible à la sélection algérienne. D’ailleurs, le milieu offensif du HAC a déjà été contacté la saison dernière. "Malheureusement, je me suis blessé à ce moment-là (opération d’un ménisque l’ayant éloigné des terrains durant un mois)", indique-t-il. Un rendez-vous manqué qui n’est peut-être que partie remise ? Quand on lui demande s’il se trouve dans les petits papiers des Fennecs, le principal intéressé calme le jeu, bien conscient de la difficulté de se faire une place dans la formation de Djamel Belmadi. "Je suis dans le fond des petits papiers (sourire)".

Est-ce que, paradoxalement, vous vous dites que vous seriez plus tranquille dans une autre équipe, sans cette étiquette de joueur formé au club ?

JD : "Je ne pense pas. On est bien dans son club formateur. Comme l’a expliqué Himad, très peu de joueurs deviennent pros dans leur club formateur. Je le vois avec ceux de ma génération qui n’y sont pas parvenus. C’est une chance d’être là. Il faut la saisir. Jamais je ne me suis dit : « Je serais mieux ailleurs ». Vous savez dans un autre club, quand vous arrivez avec un statut de joueur transféré, peu importe le montant, il y a aussi des attentes, des attentes différentes mais des attentes quand même.

HA : "On joue pour notre ville, c’est là qu’on veut être. Personnellement, je suis particulièrement attaché au HAC. Comment pourrait-il en être autrement ? Mon père (Saïd) m’emmenait à Deschaseaux quand j’étais petit et aujourd’hui, ma famille, toute ma famille, est dans les tribunes pour me voir. Profitons-en. Dans quelques années, si on joue pour un autre club, peut-être à l’étranger, ça ne sera plus possible".

Comment envisagez-vous la suite de votre carrière ?

"Bien sûr que je pense à mon contrat. J'ai eu quelques propositions la saison dernière mais j'ai préféré continuer avec le hac. Si on me propose une prolongation ? J'entamerai des discussions", Himad Abdelli

JD : "Cette question, elle revient souvent (sourire). Perso, je ne me prends pas la tête. Avant, ça m’occupait l’esprit. Quand on est descendu de Ligue 1 (en 2019), j’ai eu des réelles propositions. A ce moment-là, j’ai préféré prolonger à Caen. Tout d’abord, car je m’y sentais bien et parce que je savais que j’avais plus de chance, ici qu’ailleurs, d’avoir un temps de jeu important. C’est dans cet aspect que je mesure que j’ai franchi un cap. Je ne me prends plus la tête avec ces histoires. Je vis le moment présent. Mon envie aujourd’hui ? C’est de bien finir la saison avec Caen. Derrière, il me reste encore un an de contrat. Le plus important, c’est la santé. Physiquement, de ne pas avoir d’embûches. Quand on est loin des terrains à cause d’une grosse blessure, c’est là qu’on se rend compte qu’on a vraiment de la chance".

HA : "La seule chose dont je me rends compte, c’est que ça me paraît compliqué de réaliser toute une carrière dans le même club. Je ressens le besoin de découvrir quelque chose d’autre, ailleurs. Je ne dis pas que je vais le faire maintenant mais un jour, oui… Peut-être que ce n’est pas le bon moment. Il faut déjà que je joue plus, que j’emmagasine de l’expérience".

Pour vous Himad, votre situation est un peu particulière car vous êtes en fin de contrat en juin…

HA : "Bien sûr que j’y pense. Après, chaque chose en son temps. Ça ne me perturbe pas. La priorité, c’est déjà de bien finir le championnat avec Le Havre. On verra pour la suite. J’ai eu quelques propositions la saison dernière mais j’ai préféré continuer avec Le Havre. Si le HAC me propose une prolongation ? J’entamerai des discussions".

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Jessy Deminguet

Né le 7 janvier 1998 (24 ans) à Lisieux.

Formé au SM Caen. Milieu relayeur. Gaucher. 1,80 m pour 76 kg.

Sous contrat jusqu’en 2023.

International U20 (3 sélections).

La semaine précédant ce « derby », ou cette confrontation régionale, en fonction de si l’on se trouve d’un côté ou de l’autre du pont de Normandie, entre le HAC et le Stade Malherbe, est-ce qu’on perçoit une atmosphère particulière ?

HA : "On la sent chez nos supporters. Ils l’attendent ce match. J’imagine que les supporters de Caen aussi. C’est normal, il y a de l’enjeu, un peu de pression. Même au club, c’est différent. Tout le monde veut le gagner. C’est LE match important de la saison. Caen, c’est une grosse équipe. On est conscient qu’elle peut nous embêter à chaque fois".

JD : "C’est pareil chez nous. Avant d’affronter Le Havre, notre kop vient nous encourager à l’entraînement (comme lors du match aller) ; ce qui ne se produit pas à tous les matches. Il donne de la voix. On sait que pour les supporters, c’est important. C’est pourquoi on se donne à 100%".

Quels souvenirs gardez-vous du match aller, de cette ambiance, de ces 16 000 supporters dont 1 500 Havrais ? En Ligue 2, on n’en vit pas tous les jours des affiches comme celle-là…

"En Ligue 2, on a la chance d'avoir ce derby avec cette rivalité entre supporters. Ils sont là pour ça, pour nous apporter ce supplément d'âme", jessy deminguet

HA (non retenu à l’époque, Himad Abdelli y avait assisté des tribunes) : "En début de saison, on attend toujours les matches contre Caen. On sait qu’il y aura une belle ambiance, des deux côtés. Les supporters chauffent un peu le stade. Et puis on sait qu’on va avoir une grosse confrontation. Pour moi, ça évoque aussi un bon souvenir car c’est contre Caen que j’ai inscrit mon premier but en Ligue 2 (le 21 novembre 2020, lors d’une victoire 2-1 du SMC aux dépens du HAC)".

JD : "On joue au foot pour ce genre de match. J’ai eu la chance de connaître la Ligue 1 (32 apparitions entre 2017 et 2019) avec des matches à enjeu. Je me souviens contre Reims, Fayçal Fajr met un but de fou et le stade explose. C’est pour ça qu’on veut ramener le club en Ligue 1, pour revivre ce genre d’émotions. En Ligue 2, on a la chance d’avoir ce derby avec cette rivalité entre supporters. Ils sont là pour ça, pour nous apporter, nous les joueurs, ce supplément d’âme. Maintenant, quand on est sur le terrain, on fait très peu attention à ce qu’il se passe dans les tribunes. On ne peut pas même si quand je tire un corner, il m’arrive d’ouvrir mon esprit mais je me referme assez vite dans mon match".

Un pronostic pour ce « derby » ?

HA : "J’espère qu’on va gagner (sourire)".

JD : "Forcément qu’il allait dire ça (rire). Pareil, je réponds la même chose".

► L2. J30 - Le Havre AC (6e - 41 points) / SM Caen (10e - 36 points), samedi 19 mars à 15 heures au Stade Océane.

La rédaction de FOOT NORMAND remercie Gauthier Malandain, responsable marketing et communication du HAC, et Antoine Finel, chargé de communication du SM Caen, pour avoir permis la réalisation de cet entretien croisé. Merci aussi à l’hôtel du Golf à Deauville de nous avoir accueilli.

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