Le DFCO, ce vendredi soir, le FC Sochaux, dans une semaine... En l'espace de huit jours, le Stade Malherbe va se frotter à ce qui se fait de mieux en National, à commencer donc par leader dijonnais. "C'est clairement la meilleure équipe de la saison", note Gaël Clichy. "C'est un groupe qui travaille ensemble depuis 18 mois. Nous, ça ne fait qu'à peine cinq semaines". Sept pour être tout à fait exacte et il ne faut pas oublier que le club bourguignon a quand même sacrément renouvelé son effectif à l'été 2025. Pour cause, sur les 14 éléments les plus utilisés par Baptiste Ridera en championnat, huit sont des recrues. Sois sensiblement un chiffre identique à celui du SMC (9). La principale différence, et de taille, entre les deux camps, c'est que le DFCO n'a pas changé d'entraîneur cet hiver ; Baptiste Ridera se trouvant en poste depuis un an et demi. "C'est un peu la stabilité contre la progression", résume l'ex-Gunner, toujours autant attaché à cette notion. "Je le répète, je vois un groupe et des individualités qui progressent".
Toutefois, le Stade Malherbe est encore loin de dégager la même force collective que son prochain adversaire. Pourtant, Gaël Clichy le martèle : le club normand est "candidat à la montée". Aux yeux du technicien, les deux objectifs, la progression de son équipe et l'accession en Ligue 2, ne sont pas incompatibles. "Les deux sont liés". Pourtant, quand on jette un coup d'œil au classement, ce n'est pas évident. Avant le coup d'envoi de cette 21e journée, et malgré la victoire aux dépens de Fleury (1-0), le week-end passé, le SMC, en 9e position, pointe à dix longueurs du podium. "Même si l'objectif est moins clair pour nous, tant que mathématiquement, on peut le faire, il faut jouer la montée", assume le coach des « Rouge et Bleu », rappelant qu'il a été sacré champion d'Angleterre avec Manchester City, en 2012, sur la dernière frappe du dernier match signée Kun Agüero. "Maintenant, est-ce que ça sera compliqué ? Forcément".
Le risque d'une saison sans objectif dès la mi-février
Pour se mêler à la lutte pour l'accession à l'étage supérieur, les partenaires de Yann M'Vila n'ont guère le choix. Il leur faut réaliser un carton plein sur les deux prochaines sorties. Si un tel scénario se produisait, le Stade Malherbe, dans le pire des cas, ne compterait plus qu'un débours de sept unités sur le troisième de la classe avec encore 12 rendez-vous figurant au calendrier. L'espoir pourrait renaître dans les travées de d'Ornano... A l'inverse, la saison sera pliée à la mi-février, sachant que le risque de relégation est infime (14 points d'avance sur la zone rouge, avec un match en plus). Gaël Clichy et son staff pourraient dès lors se projeter sur la suivante. "C'est pour ça qu'on lance des jeunes (Josué Kimboma, Diabé Bolumbu dans une moindre mesure), qu'on essaye de mettre des bases solides", avance l'entraîneur caennais.
Pour se donner du baume au cœur, les supporters « Rouge et Bleu » peuvent se souvenir que durant la phase aller, leur équipe avait fourni deux prestations solides contre Dijon (J5. 0-0, le 5 septembre) et Sochaux (J6. 1-1, le 12 septembre). "Face aux premiers, on a toujours répondu présent donc je ne suis pas inquiet", soulignait Lorenzo Rajot après le succès aux dépens de Fleury. Pourtant, à l'époque, c'était le tant décrié, aujourd'hui en interne, Maxime d'Ornano sur le banc caennais. Preuve qu'au Stade Malherbe, comme dans de nombreux clubs, ce sont souvent les joueurs qui détiennent la clé.
> N1. J21 - Dijon (1er - 38 points) / SM Caen (9e - 25 points), vendredi 13 février à 19 H 30 au Stade Gaston-Gérard.
Mathieu BILLEAUD






