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R1F. J1 - FC Rouen / SM Caen, dimanche 27 septembre à 15 heures

Les Féminines du Stade Malherbe refusent le statut de favori

Résumé

Promue en R1 un an après sa création, la section féminine du Stade Malherbe est présentée, par de nombreux observateurs, comme un sérieux prétendant à la montée en D2. Un costume que la coach Anaïs Bounouar n'entend pas endosser. Premier élément de réponse ce dimanche après-midi face au FC Rouen. Déjà un test pour les partenaires de Léa Quinio.

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Début du championnat de R1 ce dimanche après-midi pour les partenaires de Léa Quinio avec un déplacement sur la pelouse du FC Rouen. ©Damien Deslandes
Début du championnat de R1 ce dimanche après-midi pour les partenaires de Léa Quinio avec un déplacement sur la pelouse du FC Rouen. ©Damien Deslandes
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On les a retrouvées comme on les avait quittées : sur un large succès. Quasiment sept mois après leur dernière sortie officielle ; crise sanitaire oblige, les Caennaises ont renoué avec la compétition il y a sept jours à l'occasion du 2e tour de la Coupe de France et une victoire 8-1 aux dépens de Carentan (R2). "Ça nous a fait du bien. Dans cette période, tout est bon à prendre", confie une Anaïs Bounouar qui ne boude pas son plaisir d'être de retour sur les terrains. Cette mise en bouche digérée, la section féminine des « Rouge et Bleu », invaincue en championnat (sa seule défaite, contre Le Mans, 3-0, a été concédée en 1/32e de finale de la Coupe de France), s'apprête à connaître son baptême du feu en Régional 1, un an après sa création.

"Par rapport aux autres équipes, ce serait manquer d'humilité de dire qu'on vise la montée"

Mais quand on s'appelle le Stade Malherbe, avec les infrastructures et les objectifs qui vont avec, on ne peut pas prétendre à être un promu tout à fait comme les autres. "C'est vrai qu'on est un club professionnel parmi des structures amateurs. On va être attendues. Nos adversaires seront motivées pour nous taper", convient la coach du SMC qui refuse, toutefois, la pancarte de favori que de nombreux observateurs veulent affubler à son collectif. "Par rapport aux équipes qui sont présentes à ce niveau depuis des années et qui ont des ambitions, ce serait manquer d'humilité de dire qu'on vise la montée en D2".

Discours presque identique chez Léa Kergal : "Le projet du club, c'est de gravir les échelons et d'arriver au plus haut niveau. Maintenant, il ne faut pas précipiter les choses. Il faut se laisser le temps". Pourtant, à l'image de la n°6 débarquée cet été de l'autre côté du pont de Normandie en provenance du voisin havrais où elle évoluait en D2, le recrutement caennais a fier allure. Outre Léa Kergal, cinq nouvelles jeunes filles ont rejoint l'aventure « Rouge et Bleu » : Hilde Van Herwijnen (Saint-Denis, D2), Zoé Binet (Saint-Malo, D2-U19), Lucie Mary (Croix Blanche d'Angers, R1), Manon Ménard (Le Havre, U19) et Juliette Chotard (université d'Ohio, Etats-Unis). Des jeunes joueuses pour la plupart mais qui possèdent déjà une solide expérience du R1 voire du niveau supérieur.

Créateur de la section, Fabrice Clément n'est plus là

Néanmoins, cette division va constituer une découverte pour les coéquipières de Léa Quinio, y compris géographique. Le SMC ayant été reversé dans la poule B, la plus relevée sur le papier avec uniquement des adversaires issus de l'ex-Haute-Normandie : le FC Rouen (dès ce dimanche après-midi), la réserve du HAC, Gonfreville, Le Neubourg, QRM, le FC Féminin Plateau Est et surtout Evreux, premier de la saison passée mais privé des barrages d'accession suite à l'arrêt prématuré des compétitions et d'un règlement de la FFF. "Certaines équipes sont présentes en R1 depuis longtemps, possèdent plus de stabilité que nous", explique une Anaïs Bounouar extrêmement prudente avant le coup d'envoi du championnat.

"Le championnat sera ouvert avec des matches couperets sur la deuxième phase"

"J'ai du mal à évaluer le niveau du R1. Je pense qu'il sera ouvert avec des matches couperets sur la deuxième phase (lire encadré ci-dessous). Tout le monde peut battre tout le monde", estime la technicienne caennaise avant d'évoquer ce contexte si particulier. "Il y a de nombreux facteurs extérieurs à prendre en compte comme la Covid. Il suffit d'une joueuse touchée pour que tu ne puisses plus t'entraîner. On vit au jour le jour".

En coulisse, alors que le club a connu des derniers mois mouvementés avec de nouveaux actionnaires à sa tête, la coach des « Rouge et Bleu » assure que rien n'a changé dans son fonctionnement. Et ce, malgré le départ du président Fabrice Clément, le principal artisan de la création de cette section féminine. "Arnaud Tanguy (le directeur général) était notre référent la saison dernière, il l'est toujours aujourd'hui", rappelle-t-elle. "C'est vrai que Fabrice était très présent. Quand il est arrivé à Malherbe (en juin 2018), c'était son projet. Comme il est devenu président derrière, ça a donné plus d'impact. Mais il aurait fait la même chose s'il n'avait pas occupé ce poste". D'ailleurs, même en son absence, la section poursuit son développement. Pour preuve, la création d'une catégorie U16 cet été (avec au total pratiquement 90 licenciées).

Régional 1 féminin : Deux poules de huit équipes

Nouveauté cette saison en R1 Féminin puisqu'il n'y aura plus une poule de dix équipes comme la saison passée mais deux groupes comprenant chacun huit formations. Après une première phase en matches aller-retour, les quatre meilleures de chaque poule seront regroupées. Dans ce nouveau championnat, les clubs s'affronteront sur un match sec (soit sept par équipe, les deux premiers de chaque groupe de la première phase devraient recevoir quatre fois pour trois déplacements). Pour accéder en D2, le champion normand devra ensuite franchir deux tours de barrage.

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