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L1. J36 - SM Caen / Reims 3-2 : le debrief

Malherbe peut regarder vers le haut tout en se méfiant du bas

Résumé

Désormais à égalité avec Monaco, le premier non-relégable, mais devancé à la différence de buts, le Stade Malherbe peut espérer se sauver sans passer par la case barrage. Toutefois, les « Rouge et Bleu » doivent se méfier car après la victoire de Dijon dans les arrêts de jeu, la 18e place est loin d'être assurée. L'attaque caennaise qui se réveille enfin, la situation au classement, le point sur l'infirmerie..., retour sur le succès du club normand aux dépens de Reims (3-2) et ses conséquences.

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Auteur d'une performance énorme agrémenté d'un but, certes un brin chanceux, Frédéric Guilbert a évolué à trois postes différents au cours du match contre Reims : latéral droit, milieu offensif dans ce même couloir avant de finir arrière gauche !
Auteur d'une performance énorme agrémenté d'un but, certes un brin chanceux, Frédéric Guilbert a évolué à trois postes différents contre Reims : latéral droit, milieu offensif avant de finir arrière gauche !
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La réaction de Fabien Mercadal

"On sent ce 12e homme qui nous pousse"

"On savait qu'à un moment, il faudrait faire une série. On est programmés pour aller au bout. Et aujourd'hui, même si tout n'a pas été parfait, le collectif a répondu présent. D'un point de vue technico-tactique, je ne pense pas que ce soit notre match le plus abouti. Par contre mentalement, oui. On avait envie d'ouvrir la marque. On voulait peser sur cette équipe de Reims qui venait d'en prendre trois contre Nîmes. Elle avait quelques doutes. On voulait en profiter. Après, par séquences, on est retombés dans nos travers. A la fin, on ne maîtrise pas. On tient à l'arrache, à la combativité, à la solidarité et grâce aussi à nos supporters. En ce moment, on a cette force supplémentaire. On sent ce 12e homme qui nous pousse".

Le chiffre

3

"Les chiffres parlent d'eux-mêmes. L'un de nos problèmes, c'est notre manque d'efficacité offensive. Il va falloir que dans les quatre derniers matches, on pense à être un peu plus dangereux. Depuis mon arrivée en février, je n'ai pas eu le plaisir de voir mon équipe inscrire deux buts dans le même match". Avant de se rendre à Guingamp il y a une semaine, Rolland Courbis s'était inquiété des difficultés offensives du SMC. Le co-entraîneur caennais peut être rassuré.

Ses joueurs sont bien capables de marquer plusieurs réalisations au cours d'une même rencontre. Il n'a, en effet, suffi que d'une mi-temps pour voir les « Rouge et Bleu » scorer à trois reprises. Le tout, le jour où ils étaient privés de leur meilleur goleador en la personne Enzo Crivelli (six buts) ! Pas mal pour l'avant-dernière attaque de Ligue 1 (26 buts en 35 journées avant ce week-end). Le club normand n'avait plus réalisé une telle « performance » depuis le 4 février 2018 et une victoire 3-2 aux dépens de Nantes à l'époque.

La lutte pour le maintien

Le SMC est revenu à la hauteur de Monaco

Le Stade Malherbe a frôlé le coup parfait. Mais le but à la 94' du Sud-Coréen Changhoon Kwon offrant la victoire à Dijon aux dépens de Strasbourg (2-1) a quelque peu refroidi l'ambiance. Conséquence, le club normand - toujours barragiste (18e) - conserve deux points d'avance sur son rival bourguignon à deux « étapes » de la fin. Mais la grande nouveauté de ce week-end, c'est que les partenaires de Fayçal Fajr sont revenus à hauteur de Monaco, battu sur la pelouse de Nîmes (1-0). D'ailleurs, les Caennais peuvent éprouver quelques regrets car le score contre Reims aurait pu (dû) être beaucoup plus lourd au regard de la physionomie des débats pendant une heure. En témoigne cette succession d'occasions au retour des vestiaires avec Malick Tchokounté et Casimir Ninga.

Et un succès 4-1 aurait offert cette 17e place au SMC ce dimanche matin. "On a la possibilité de marquer un quatrième but qui aurait tué définitivement le match. Avec un but de plus, on aurait gagné une place au goal-average", abondait Fabien Mercadal. Espérons pour ses hommes qu'ils ne le regretteront pas. Car dans la lutte pour le maintien, tous les détails comptent. Toutefois, ne soyons pas plus royalistes que le roi. Pour ceux qui auraient la mémoire courte, le Stade Malherbe pointait en position de lanterne rouge il y a tout juste un mois.

Le calendrier

Amiens

(16e - 35 points)

Monaco

(17e - 33 points)

SM Caen

(18e - 33 points)

Dijon

(19e - 31 points)

Guingamp*

(20e - 25 points)

J37 (18 mai) ✈️Monaco 🏠Amiens ✈️Lyon ✈️Paris 🏠Nîmes
J38 (24 mai) 🏠Guingamp ✈️Nice 🏠Bordeaux 🏠Toulouse ✈️Amiens

*S'il ne s'impose pas ce dimanche après-midi à Rennes pour son match de la 36e journée, Guingamp sera officiellement relégué en Ligue 2.

L'infirmerie

Tchokounté, Khaoui et Imorou sortis sur blessure

Un temps incertain à cause d'une douleur à un genou, Casimir Ninga figurait dans le onze de départ. "Jusqu'au bout, on ne savait pas s'il allait jouer", reconnaissait Fabien Mercadal en conférence de presse. Heureusement pour le SMC, le Tchadien - auteur de l'ouverture du score - a bien tenu sa place. Au contraire d'Enzo Crivelli, blessé aux ischio-jambiers. "On aurait pu tenter le coup mais comme on avait beaucoup de garçons diminués, on ne voulait pas perdre tout le monde". Le retour de l'ex-Bastiais est espéré pour le déplacement à Lyon dans une semaine. D'autant plus que Malick Tchokounté sera suspendu. Un attaquant qui est sorti sur blessure à l'heure de jeu en se tenant les adducteurs.

"C'est le point négatif de la soirée. On n'a fait aucun coaching tactique. On a été obligés de faire trois choix par précaution", avançait l'un des deux coachs caennais référence également aux remplacements de Saîf-Eddine Khaoui et Emmanuel Imorou. "Saîf était touché dès la mi-temps à la hanche. Et Manu a eu une mauvaise sensation aux ischios". Des changements qui n'ont, d'ailleurs, pas été sans conséquence sur le collectif normand. A l'image d'un Younn Zahary coupable sur le penalty ayant permis à Reims de revenir à 3-2 à la 82', certains joueurs ont semblé complètement perdus suite à cette réorganisation tactique forcée. "C'est normal. Ce n'est pas simple de rentrer dans un match comme celui-là, avec un tel rythme", défend l'ancien technicien du PFC.

L'anecdote

Jonathan Gradit, l'homme qui a bravé le silenzio stampa

Pour la cinquième semaine consécutive, les joueurs caennais ont reçu pour consigne de ne pas s'exprimer devant les médias. Sauf les TV car « elles payent » nous a t-on fait comprendre. Une décision prise pour "arriver à se concentrer sur le sportif" et éviter "les éventuelles maladresses qui peuvent faire des dégâts", a répondu Rolland Courbis en conférence de presse jeudi. Après la victoire contre Reims, un seul homme s'est arrêté en zone mixte : Jonathan Gradit, bravant donc ce silenzio stampa imposé. En quittant les journalistes, le défenseur central s'est adressé avec un grand sourire à l'attaché de presse, arrivé sur place : "Tu ne le répéteras pas au coach".

On espère que l'ancien tourangeau ne se fera pas trop gronder par « Coach Courbis » pour avoir fait son métier. Car répondre aux médias fait aussi partie du métier de footballeur professionnel, même si ce n'est certainement pas la partie qu'il préfère, n'en déplaise à certains.

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