Surtitre
CDF. 8e tour - AF Virois (N3) / SM Caen (L2), samedi 19 novembre à Pierre-Compte

Jessy Deminguet - Hugo Vandermersch - Christophe Lécuyer : Les copains d'abord

Résumé

A 72 heures du grand rendez-vous, on les a retrouvé à une table du El Olivo, l'une des brasseries caennaises les plus réputées, en train de se chambrer sur la future confrontation de samedi. Joueurs du Stade Malherbe, Jessy Deminguet et Hugo Vandermersch ont noué, au fil des ans, une solide relation avec Christophe Lécuyer, le président de l'AF Virois. Adversaires le temps d'un match, les trois compères ont évoqué avec nous la profonde amitié qui les lie. 

Image
C'est au El Olivo, au cœur du quartier du Vaugueux à Caen, que l'on a retrouvé Jessy Deminguet, Hugo Vandermersch et Christophe Lécuyer. A 72 heures du match entre l'AF Virois et le Stade Malherbe, ils ont pris la pose pour immortaliser ce moment.
C'est au El Olivo, au cœur du quartier du Vaugueux à Caen, que l'on a retrouvé Jessy Deminguet, Hugo Vandermersch et Christophe Lécuyer. A 72 heures du match entre l'AF Virois et Malherbe, ils ont pris la pose pour immortaliser ce moment.
Corps

A ma gauche, Jessy Deminguet (24 ans), joueur professionnel formé du Stade Malherbe. A ma droite, Christophe Lécuyer (42 ans), président de l'AF Virois et journaliste de profession. Entre eux, une profonde amitié. A tel point que le second a d'ailleurs été invité au mariage du premier. "C'était en petit comité, il n'y avait que des gens que j'aimais", témoigne le n°8 des « Rouge et Bleu ». Une amitié qui remonte à tellement longtemps qu'ils ne se rappellent même plus comment elle est née. "Jess', il est d'ici, c'est l'enfant du club. A force de se croiser autour des terrains depuis de nombreuses saisons, ça s'est fait naturellement", avance Christophe Lécuyer. "Par le sport et mon métier, j'ai été amené à rencontrer pas mal de personnes. Ces rencontres ont toujours rythmé ma vie. Avec certains, on se salue juste, avec d'autres, ça accroche. Tu les revois une fois, deux fois, trois fois... Et puis on devient amis, on créé des liens".

"J'ai conscience d'être un privilégié. Ce sont ces amitiés qui me font aimer le foot", Christophe Lécuyer

Extrêmement proche de son coéquipier dans le vestiaire caennais, Hugo Vandermersch (23 ans) s'est greffé à ce duo il y a quelques années. "Depuis, avec Christophe, on ne s'est plus quittés", plaisante le piston droit du SMC. Les trois compères se retrouvent régulièrement, chez les uns, chez les autres, pour des soirées Ligue des Champions où le football n'est souvent qu'un prétexte pour passer un vrai bon moment entre « potes ». "On discute de tout et de rien, de nos vies. Bon, Christophe est toujours en retard", rigole Jessy Deminguet. Il faut reconnaître que la ponctualité n'est pas la qualité principale du président virois qui affectionne tout particulièrement ces instants de partage.

"Dans notre quotidien, on a toujours la tête dans le guidon. De temps en temps, ça fait du bien de prendre une bonne bouffée d'oxygène. Il suffit d'une soirée ensemble pour que je reparte gonfler à bloc. Il y a aussi les compagnes de Jess' et Hugo qui sont là. On se raconte des choses qu'on ne dirait pas à d'autres personnes de notre entourage", confie celui qu'on entend sur les ondes de VFM et RMC. "Jess' et Hugo font partie des gens qui comptent énormément pour moi aujourd'hui. Avec ces relations, j'ai conscience d'être un privilégié. Elles contribuent à mon équilibre de vie. Ce sont ces amitiés qui me font aimer le foot". Les deux partenaires du Stade Malherbe ne tarissent pas non plus d'éloges à l'encontre du dirigeant bocain. "II est généreux, sincère, attachant, spontané et aussi carré et droit", énumèrent-ils. En les écoutant énoncer cette liste de compliments, Christophe Lécuyer est à deux doigts d'écraser une larme. "Je m'y étais préparé mais il y a des choses qui ne se commandent pas".

Des garçons jamais avares de leur temps pour l'AF Virois

Par amitié pour Christophe Lécuyer, Jessy Deminguet et Hugo Vandermersch n'hésitent jamais à prendre de leur temps pour se rendre à l'AFV, signer des autographes, poser pour des photos avec des jeunes du club, discuter avec des partenaires... "On n'a pas oublié d'où l'on vient. On est issu du monde amateur", rappelle le n°24 des « Rouge et Bleu ». "On n'imagine même pas à quel point on fait plaisir aux gens. C'est fou. Parfois, je suis presque gêné, on n'est que des joueurs de foot", rapporte le milieu du Stade Malherbe. "Ce n'est jamais calculé, ils le font sans se forcer. Ce sont des garçons qui ont des valeurs. Pour des gens, comme moi, qui s'investissent dans des clubs amateurs, c'est rassurant de voir qu'il y a des garçons comme ça, là-haut", apprécie le président virois. "Pour nos jeunes, ils renvoient une image d'exemple. Ça montre que tu peux être pro, que tu peux jouer dans des stades avec des milliers de spectateurs qui t'encouragent tout en prônant des valeurs de travail, de simplicité, d'humilité... Le foot peut leur dire merci".

"On prend vire très au sérieux. C'est la meilleure marque de respect qu'on peut témoigner à Christophe", Hugo Vandermersch

Surtout que les deux joueurs formés à Caen ne se limitent pas uniquement au Bocage. Mi-octobre, à l'occasion du 6e tour de la Coupe de France, Jessy Deminguet a été donné le coup d'envoi d'un match à Lisieux, son premier club. "C'est vrai que c'est son club mais Vire aussi", lance, un brin taquin, Christophe Lécuyer. De son côté, Hugo Vandermersch est le parrain du Tournoi Yves-Lefèvre à Coutances. "Benjamin Lecrosnier qui est entraîneur là-bas était le voisin de mes parents à Saint-Omer. Ça fait toujours plaisir de revoir tes anciens éducateurs, le club de tes débuts. Quand je rentre chez moi, dans le Nord, et qu'il y a le tournoi, tu peux me retrouver derrière la buvette ou en train de distribuer des bonbons aux petits. Ce n'est pas parce qu'on est pro qu'on ne peut pas le faire".

Pour les trois amis, la confrontation de samedi revêtira forcément un caractère spécial. "On prend Vire très au sérieux. Hors de question de les prendre de haut. C'est la meilleure marque de respect qu'on peut témoigner à Christophe, à son équipe, à son travail...", prévient Hugo Vandermersch. Pour Christophe Lécuyer, voir les joueurs du Stade Malherbe fouler la pelouse de Pierre-Compte pour affronter « son » AFV constitue une immense source de fierté. "Ils ne viennent pas pour un match de gala. En face d'eux, ce ne seront pas des Rennais, des Manceaux ou des Havrais mais nos joueurs". Fidèle à ses habitudes, le président virois regardera la rencontre tout seul, debout, en haut de la tribune. Nul doute qu'entre ses amis Jessy Deminguet et Hugo Vandermersch d'un côté et son club de cœur de l'autre, il aura du mal à contenir ses émotions.

> Coupe de France. 8e tour - AF Virois (N3) / SM Caen (L2), samedi 19 novembre à 18 heures au Stade Pierre-Compte.

Quand Christophe Lécuyer soufflait à Rolland Courbis de relancer Jessy Deminguet

Rolland Courbis_0.jpg

Durant son passage au Stade Malherbe, Rolland Courbis a bénéficié des conseils de Christophe Lécuyer concernant Jessy Deminguet. ©Roland Le Meur

16 février 2019, Rolland Courbis débarque au Stade Malherbe pour « épauler » Fabien Mercadal, le coach en place, alors que le club normand est engagé dans une lutte pour son maintien en Ligue 1. En parallèle de la mission confiée par le président Gilles Sergent, « Coach Courbis » poursuit ses activités médiatiques sur RMC. Problème, l'ex-entraîneur de Marseille ne maîtrise pas du tout la technologie lui permettant d'assurer ses émissions à distance. Correspondant pour le grand Ouest sur cette radio, Christophe Lécuyer est sollicité pour l'assister. Dès le premier soir, Rolland Courbis en profite pour lui demander son avis sur la formation caennaise. "« Toi qui connais un peu l'équipe, il y a qui de bien et de moins bien »", lance le technicien méridional au président de l'AF Virois.

"il ne se foutrait pas quand même de notre gueule Fabien à ne pas le faire jouer ? "», Rolland Courbis

"J'étais un peu gêné car je ne suis pas coach. Avec mon humble regard, je lui dis juste que je suis un peu interloqué que Jessy Deminguet ne joue pas", raconte le journaliste de VFM. Après avoir relevé son nom ; "« Rappelle-moi, il s'appelle comment ton gars ? Ah oui, le petit Deminguet »", Rolland Courbis prend bonne note du conseil. "Trois jours plus tard, je reviens faire l'émission", poursuit Christophe Lécuyer, rapportant la suite de son échange avec « Coach Courbis » en l'imitant parfaitement. "« Le petit dont tu m'as parlé, il ne se foutrait pas quand même de notre gueule Fabien (Mercadal) à ne pas le faire jouer ?"».

Trois mois après sa dernière apparition dans le onze de départ, Jessy Deminguet renoue avec un statut de titulaire, fin mars, sur la pelouse de Monaco. Même s'il ne pourra empêcher la relégation du SMC malgré des prestations individuelles plus que satisfaisantes, le Lexovien ne quittera plus l'équipe jusqu'à la fin de la saison. Cet épisode a marqué le technicien marseillais qui ne manque jamais de le rappeler à Christophe Lécuyer à l'antenne. "Quand je commente le Stade Malherbe, il me relance toujours pour savoir si mon petit poulain joue. Forcément, le présentateur du multiplex sur RMC demande des précisions", explique le président de l'AFV avant de reprendre l'accent de Rolland Courbis pour livrer sa réponse. "« Quand je suis arrivé à Caen, Christophe m'a fait gagner un peu de temps avec le petit Deminguet "». Conclusion du présentateur : "Donc Rolland, tu étais le conseiller du coach et Christophe était ton conseiller""« On peut le présenter comme ça "», acquiesce « Coach Courbis ».

Partager sur :