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Coupe Gambardella. 1/32e de finale - FC Rouen / SM Caen, dimanche 9 janvier à 14 H 30

Nicolas Seube : "Aujourd’hui, le danger, c’est que sans rien prouver, le jeune joueur a déjà ce qu’il veut"

Résumé

Pour occuper la fonction de directeur du centre de formation du Stade Malherbe ; un poste vacant depuis le mois de novembre et le départ de Stéphane Nado, le président Olivier Pickeu a opté pour une solution interne cet été en nommant Nicolas Seube. Après deux saisons comme adjoint de Matthieu Ballon chez les U17 puis une autre de Fabrice Vandeputte avec la réserve, le technicien - qui validera en mars son diplôme de Formateur, obligatoire pour s’occuper d’un centre - a entamé une nouvelle étape dans sa « deuxième » vie sportive tout en ayant en charge en parallèle les U19. Depuis le 1er juillet, l’emblématique joueur du SMC (520 matches sous le maillot « Rouge et Bleu », record du club) se trouve à la tête d’une structure composée d’une soixantaine de joueurs, entourés, de près ou de loin, par une équipe d’une trentaine de salariés : éducateurs, kinés, médecin, cuisinier, intendant… La gestion du triple projet, l’importance de la notion d’intelligence de jeu, les dangers qui menacent la formation… Pendant plus d’une heure, Nicolas Seube a évoqué tous ces thèmes, et bien d’autres, dans l’entretien qu’il nous a accordé.

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Après avoir été le capitaine du Stade Malherbe pendant de longues années, Nicolas Seube a pris la direction du centre de formation du club caennais depuis cet été. ©Damien Deslandes ©Damien Deslandes
Après avoir été le capitaine du Stade Malherbe pendant de longues années, Nicolas Seube a pris la direction du centre de formation du club caennais depuis cet été. ©Damien Deslandes ©Damien Deslandes
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Pouvez-vous nous résumer succinctement votre rôle en tant que directeur du centre de formation du Stade Malherbe ? 

"Même si c’est difficile car je n’ai pas beaucoup de recul sur la fonction, on peut dire que c’est un métier assez large avec un œil sur le sportif, sur l’administratif, sur le scolaire, sur le recrutement… On ne se concentre pas uniquement sur le choix des joueurs et des contrats. Bien sûr, pour toutes ces tâches, heureusement que j’ai des gens avec moi comme Romain Leroux, mon adjoint en U19 qui est aussi responsable de la scolarité, Axel Geslin, en charge des contrats, des questions de réglementation, de tout ce qui a un rapport avec la loi, Marion Deschateaux, la responsable de la vie au centre… J’ai des équipes qui bossent et plutôt bien. Après, l’objectif final du centre est de former un maximum de joueurs pour que demain, ils puissent faire une carrière pro. Et dans l’idéal avec l’équipe première. Au Stade Malherbe, c’est le cas aujourd’hui puisque 50% de l’effectif pro est issu de la formation. Pour autant, est-ce que les résultats de l’équipe première sont positifs ? La réponse est non. C’est pourquoi je souhaiterais un niveau d’exigence supérieur sur ces joueurs susceptibles d’exister demain chez les pros. Maintenant, la difficulté dans ce métier de directeur mais plus globalement dans celui d’entraîneur-éducateur-formateur, c’est qu’on évalue des potentiels. Et même si on a des critères pour prendre nos décisions, une bonne partie de la réponse, c’est le joueur qui la détermine".

Comme vous l’indiquiez, un centre de formation d’un club professionnel, ce n’est pas uniquement le volet sportif…

"Je suis très attentif aux valeurs que l'on transmet. Je pense souvent à l'histoire de notre club, à son état d'esprit, à ses débuts, à Venoix..."

"Non, et comme on sait que dans la plupart des cas, l’issue footballistique est très peu favorable, j’attache beaucoup d’importance au triple projet : sportif donc mais aussi scolaire et éducatif. Notre objectif, à l’issue d’un cycle de formation, c’est d’avoir apporté à un jeune un bagage football qui lui permet de jouer à un niveau intéressant, une scolarité adaptée avec un diplôme de second cycle validé (exemple : le baccalauréat) et des valeurs. Je suis très attentif aux valeurs que l’on transmet. Je pense souvent à l’histoire de notre club, à son état d’esprit, à ses débuts, à Venoix… Ce que j’ai connu en tant que joueur et ce que d’autres anciens ont aussi connu ici, c’est un football vertical, basé sur le combat et le don de soi. Avec l’appui de la direction et des différents éducateurs, j’essaie de transmettre cette identité de jeu à la formation".

Depuis votre prise de fonction cet été, est-ce que quelque chose vous a surpris ?

"Je ne dirais pas surpris mais j’ai dû m’habituer rapidement à certaines choses, oui. Par exemple, pendant l’intersaison, le téléphone a beaucoup sonné, avec notamment des agents pour le recrutement. Durant cette période, un agent a toujours un top joueur à vous proposer. Au début, j’ai ouvert la porte. Maintenant, avec du recul, je sais lesquels sont fiables ou pas. Pour la deuxième catégorie, demain, ils prendront un veto quand ils me contacteront. On a mis aussi en place des réunions techniques. C’est nouveau pour moi. Des réunions dont on garde une trace écrite. On me l’a conseillé. On reçoit le compte rendu dans la semaine. Marion Deschateaux m’aide énormément à ce niveau. On a repris le fonctionnement de M. de Taddeo (Francis, directeur du centre de formation du SMC entre 2015 et 2018)".

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En parallèle de ses fonctions de directeur du centre de formation du Stade Malherbe, Nicolas Seube a conservé la responsabilité de l'équipe des U19 nationaux, afin notamment "de conserver un lien avec le terrain". A terme, l'éducateur pourrait être amené à changer de catégorie. ©Damien Deslandes

Existe-t-il une clé pour durer comme directeur de centre de formation ?

"Pour moi, ce qui fait la différence, c’est le management des hommes. Si on est capable de bien manager ses équipes, d’une manière générale, la formation se passe bien. A l’inverse, si on se trouve en difficulté au niveau des relations humaines, sur la capacité à prendre des décisions, forcément, il y aura des failles qui créeront des tensions. Il faut faire ce qu’on dit, c’est hyper important. Quand j’ai pris mes fonctions, même si je savais que j’avais des failles sur l’administratif, sur la réglementation, sur les contrats de travail…, mon idée était de réunir. Pour cela, je me suis beaucoup appuyé sur mon expérience dans le milieu professionnel, comme capitaine d’une équipe. Il faut parvenir à tirer la quintessence de chaque personne, des personnes différentes, pour qu’elle se sente concernée par le projet".

Vous possédez la particularité de continuer à entraîner en parallèle de votre fonction de directeur de centre, puisque que vous êtes à la tête des U19 nationaux…

"Pour chaque catégorie, il y a une pédagogie propre. Tout le monde ne peut pas être coach en préfo, en U16, d'une réserve"

"C’est important de conserver un lien avec le terrain. Par contre, pas avec n’importe quelle catégorie. Déjà, ça dépend de la capacité de l’éducateur car pour chaque catégorie, il y a une pédagogie propre. Tout le monde ne peut pas être coach en préfo, à l’entrée en formation, d’une réserve… A mon avis, le bon poste pour un directeur, ça peut être l’entrée en formation, les U16, car c’est le début du projet à condition, encore une fois, d’avoir la pédagogie nécessaire. Pourquoi les U19 aujourd’hui ? C’est un peu comme l’équipe C. On récupère des joueurs de la réserve, des U17… C’est un peu un mixte des deux. Tu n’as pas forcément un groupe d’entraînement étoffé. C’est conciliable avec mes activités de directeur".

Quelle est votre relation avec le staff de l’équipe professionnelle ?

"Entre la formation et les pros, le lien direct, au quotidien, c’est entre l’entraîneur de la réserve (Fabrice Vandeputte) et Stéphane Moulin car c’est la passerelle pour de nombreux joueurs. A titre personnel, j’ai eu un entretien avec Stéphane Moulin, il m’a exposé sa vision du football, de la formation, on a échangé sur les jeunes qui se trouvent dans son groupe, leurs qualités, leurs défauts. Au niveau de la formation, certains coaches imposent des choses ; ce n’est pas son cas. Maintenant, il m’a expliqué ce qu’il attendait d’un joueur de haut niveau. Notre travail, c’est qu’un jeune, à l’issue de son cycle de formation et quand il bascule dans le monde pro, possède tout ce que souhaite le coach".

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Pour diriger le centre de formation du Stade Malherbe, Nicolas Seube s'appuie beaucoup sur son expérience de capitaine d'une équipe professionnelle, lui qui a porté à 520 reprises le maillot « Rouge et Bleu », record du club. ©Roland Le Meur

Est-il possible d’envisager un projet de jeu commun entre la formation et les « pros » ?

"C’est difficile. La raison ? Les staffs professionnels changent souvent. Du coup, si on impose un canevas à la formation, impulsée par le coach des pros, quand il change, ça signifie que tout ce qui a été mis en place auparavant est à jeter à la poubelle. La conclusion qu’on en a tiré, c’est que le joueur doit être capable de s’adapter à tout ce qu’on va lui proposer chez les pros, tant offensivement que défensivement. C’est pourquoi il faut développer l’intelligence de jeu : la lecture, l’anticipation, le déplacement... A nous, à la formation, à travers nos contenus de balayer énormément de choses. Bien sûr, il existe des principes forts, sur lesquels on ne dérogera pas : la volonté d’aller de l’avant, d’être fort dans les duels, d’instaurer un pressing, de répéter les efforts…"

Demain, quel profil aura le jeune formé dans un centre ?

" Aujourd’hui, un joueur qui n’est pas dynamique sur les appuis, il est en grande difficulté"

"Désormais, le football est fait de vitesse et de force ainsi que de la capacité à répéter les efforts. Et ça ne va que s’accroître avec le temps. Aujourd’hui, un joueur qui n’est pas dynamique sur les appuis, il est en grande difficulté. On le voit au très haut niveau. Par dynamique, j’entends que sur les cinq-six premiers mètres, il doit se passer quelque chose. Souvent, on peut avoir un bon joueur techniquement mais qui ne possède pas cette qualité. Et ça, il ne pourra pas l’acquérir demain, il pourra au mieux progresser. A Caen, on a peu de joueurs avec ce profil explosif. Si on veut exister, à nous d’y veiller sur notre recrutement".

Pouvez-vous aussi nous développer cette notion « d’intelligence de jeu » ?

"Vous savez à haut niveau, une petite erreur de placement de deux mètres peut avoir des conséquences dramatiques. La conséquence, c’est un but encaissé. En Ligue 2, ce n’est pas toujours le cas, en Ligue 1, beaucoup plus, en Ligue des Champions et en équipe nationale, quasiment tout le temps. Ces dernières années, on a peut-être banalisé l’importance de l’intelligence de jeu et a contrario, trop insisté sur l’aspect athlétique. Sauf qu’on s’aperçoit que les équipes courent plus ou moins la même distance. Le top joueur, c’est celui qui donne la bonne réponse sur chaque situation, que ce soit pour mettre en difficulté ses adversaires ou pour se sortir d’une situation périlleuse. Dans ce domaine, seul le match constitue un bon révélateur. Réaliser un contrôle-passe à l’entraînement, c’est une chose, le répéter en match, sous la contrainte, pour casser une ligne, créer un décalage, c’en est une autre".

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Pour Nicolas Seube, il est difficile d'envisager un projet de jeu commun entre la formation et le secteur professionnel à cause de l'instabilité autour du poste d'entraîneur de l'équipe première. ©Damien Deslandes

Comment travaille-t-on cette fameuse intelligence de jeu ?

"Je trouve qu’on formate trop les joueurs. Conséquence, dès qu’on les sort du contexte du centre, ils ne savent plus rien faire. Dans notre semaine d’entraînement, je pense qu’on doit se montrer plus ouvert en proposant des exercices de jeu avec moins de contraintes (nombre de touches de balle limitées, déplacements dans des zones précises…), un peu du foot total. A mon époque, on avait la chance de le faire au quotidien car on jouait tout le temps, dans la rue, entre potes… Inconsciemment, on se développe. Peut-être qu’aujourd’hui, il faut remettre ça au goût du jour dans le cadre de nos séances".

Qu’entendez-vous par : « On a peut-être trop insisté sur l’aspect athlétique » ?

"Quand on m’explique qu’un garçon n’est pas assez costaud pour exister, je demande : « Oui mais demain ? » Même si je ne travaille pas à la formation depuis longtemps, je me suis rendu compte qu’un jeune existait dans une catégorie souvent pour une mauvaise raison"

"En matière de formation, on est toujours confronté à cette problématique : « Pour quelle(s) raison(s) un joueur existe dans une catégorie d’âge ? » Est-ce que c’est parce qu’il est en avance sur le plan morphologique ou parce que c’est un joueur intelligent ? Quand on m’explique qu’un garçon n’est pas assez costaud pour exister, je demande : « Oui mais demain ? » Même si je ne travaille pas à la formation depuis longtemps, je me suis rendu compte qu’un jeune existait souvent pour une mauvaise raison. Quand il fait un mauvais choix dans le jeu, il parvient à le rattraper grâce à ses qualités physiques. Le problème, demain, quand il affrontera un adversaire aussi armé que lui physiquement, ça ne sera plus possible. C’est pourquoi je préfère un garçon avec de la marge au niveau athlétique car, lui, il doit trouver les bonnes solutions pour exister avec ses capacités physiques du moment. Et tout ce qu’il développe pendant ce temps comme intelligence de jeu lui servira dans le futur. Maintenant, c’est aussi important de travailler sur la complémentarité. Un joueur à l’aise techniquement mais pas encore prêt athlétiquement, il faut peut-être l’associer à un coéquipier armé physiquement pour qu’il puisse s’exprimer. Bon après, si le garçon associe la qualité de ses choix et des aptitudes physiques, c’est parfait. Et des joueurs avec ce profil, il en existe".

Considérez-vous que les clubs professionnels forment trop de joueurs ?

"Je pense effectivement qu’il faut réduire leur nombre et ce pour plusieurs raisons. Tout d’abord, pour éviter les dégâts qu’on est en train d’occasionner. Rien que la saison dernière, 700 jeunes n’ont pas été conservés au sein des 40 centres français. Et le problème se répète chaque année. Surtout que les clubs n’ont pas besoin d’autant de joueurs. Les statistiques nous montrent que 95% du temps de jeu se répartit entre 16 joueurs. Les 5 à 10% restants, ils sont partagés entre le 17e et le 25e joueur. C’est-à-dire qu’à partir du 26e joueur, vous n’avez plus de temps de jeu. Alors, quand vous avez des effectifs avec 38 pros, comme ce fut le cas à une époque à Malherbe, ça signifie que vous en payez 12 pour rien. Actuellement, à Caen, à la formation, on tourne à 58 joueurs pour quatre compétitions à honorer le week-end (U16 R1, U17 nationaux, U19 nationaux, N2). Je pense qu’on est dans les clous. Bien sûr, nos effectifs sont un peu justes mais au moins, tout le monde joue. Maintenant, il faut travailler sur l’homogénéité des groupes en termes de nombre, de poste et de qualité".

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Nicolas Seube estime qu'actuellement, on formate trop les joueurs. Pour lutter contre ce formatage, le directeur du centre de formation du SMC préconise des exercices avec moins de contraintes. ©Damien Deslandes

Pouvez-vous développer ce dernier point ?

"En termes de qualité, il faut veiller à ne pas freiner un top joueur s’il s’entraîne avec un coéquipier plus faible. Inversement, attention à ne pas faire perdre confiance à un garçon qui s’entraînerait avec des partenaires plus forts. Concernant les postes, aujourd’hui, on constate qu’on a énormément de milieux de terrain axiaux. On n’a plus d’excentrés, de latéraux ni d’avant-centre. Du coup, on est obligé d’aligner des joueurs à des postes où ils ne sont pas à l’aise et on les tue petit à petit. C’est pourquoi on doit être cohérent et vigilant dans notre recrutement, à chaque étape du processus de formation : à la sortie de l’école de foot, de la préfo, du centre… A chacune de ces étapes, on se doit se poser les questions suivantes : « A quel poste doit-on recruter en priorité ? » « Si on a déjà plusieurs garçons à potentiel sur le même poste, est-ce nécessaire d’en recruter un autre, aussi bon soit-il ? » « Ne faut-il pas mieux s’adapter en composant autour des joueurs qu’on a déjà chez nous ? »".

Selon vous, quel est le plus gros danger demain pour les clubs formateurs ?

"quand je jouais le week-end, je ne pensais pas à l’argent que j’allais gagner. Je voulais juste jouer, être performant et faire vibrer les gens"

"La problématique, elle est financière. Quand un jeune quitte un club au cours de sa formation ; ce que je trouve dramatique, c’est pour une question d’appât du gain. Mais ce n’est pas ça l’essentiel. Personnellement, je ne me suis pas battu pendant 16 ans sur les terrains de Ligue 1 et Ligue 2 pour gagner ma vie. Certes, je l’ai très bien gagné car je suis dans un milieu où il y a de l’argent. Mais quand je jouais le week-end, je ne pensais pas à l’argent que j’allais gagner. Je voulais juste jouer, être performant et faire vibrer les gens. C’est comme les jeunes qui font la gueule car ils ne jouent pas un match en U17 ou qu’ils ne sont pas pris en U19 ou en réserve, je ne peux pas le concevoir. C’est juste une décision d’un entraîneur sur un instant T. La finalité, ce n’est pas de jouer les championnats nationaux, c’est de faire une carrière pro. Il ne faut pas se tromper".

Les clubs ne sont-ils pas désormais en position de faiblesse vis-à-vis de leurs jeunes joueurs ?

"Pour moi, il faudrait instaurer un système au mérite : tu bosses, tu fais tant, ça te donne droit à ça… Aujourd’hui, le danger, c’est que sans rien prouver, le jeune joueur a déjà ce qu’il veut car le club a peur de le perdre. C’est pour ça que le système marche sur la tête. L’argent a pris le pas sur les institutions. Si on veut inverser cette tendance, l’institution doit rester la plus forte. Si un joueur ne veut pas signer dans notre club, ce n’est pas grave, on en prendra un autre. Et pas question de donner une deuxième chance à celui qui nous a dit non initialement. En plus, on remarque que les joueurs qui réussissent, ce sont ceux qui ont réalisé un parcours dans le même club, en franchissant les étapes, en faisant confiance à leurs éducateurs. Le plus important pour un joueur, c’est sa structure autour de lui : famille, agent(s), entourage… Si toutes ces personnes lui disent la vérité, en général, sa formation se passe bien et il progresse. Dans le cas inverse, souvent, il plonge".

Nicolas Seube souhaite prolonger les éducateurs en fin de contrat

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En charge des U17, Matthieu Ballon fait partie des cinq éducateurs du centre de formation en fin de contrat au 30 juin 2022. ©Damien Deslandes

Dans les prochains mois, Nicolas Seube et l’Etat-major du Stade Malherbe vont devoir se pencher sur la constitution des différents staffs techniques du centre de formation ; plusieurs éducateurs se trouvant au terme de leur engagement au 30 juin 2022 : Romain Leroux (entraîneur-adjoint des U19 et responsable de la scolarité), Matthieu Ballon (entraîneur des U17), Yann Chevallier (entraîneur des gardiens), Manu Lepresle et Julien Lecoq (préparateurs physiques).

"Pour l’instant, il n’y a pas de discussions à ce sujet", lance Nicolas Seube qui souhaite poursuivre le projet entamé cette saison en s’appuyant sur les mêmes hommes. "A partir du moment où on a une équipe éducative performante, j’estime qu’il faut aligner les contrats de tout le monde sur celui du directeur (donc le sien)", indique celui qui est lié avec le club caennais jusqu’en 2024. "La formation, c’est un travail sur la durée. Je ne peux pas concevoir qu’un éducateur soit sous contrat pendant un an sans savoir de quoi sera fait son avenir alors que dans le même temps, on explique qu’il faut cinq ans pour développer un joueur. C’est compliqué de travailler dans de bonnes conditions quand on est constamment en fin de contrat. C’est ma conviction et le discours que je vais tenir à mes dirigeants".

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