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L1. J24 - Amiens / SM Caen : la conférence de presse

"Si tu es gêné par la pression, il faut changer de métier"

Résumé

En se déplaçant à Amiens avant d'enchaîner avec la double réception de Nantes puis de Strasbourg, le Stade Malherbe s'apprête à vivre l'une des semaines les plus importantes de sa saison, si ce n'est la plus importante. Opposés à un concurrent direct aussi mal en point qu'eux (l'ASC reste sur quatre défaites consécutives en championnat), les Caennais - dont le compteur point est bloqué à zéro en 2019 - doivent lancer leur opération maintien en décrochant un résultat positif en Picardie. L'avenir de son équipe, la pression entourant ce rendez-vous, son cas personnel..., Fabien Mercadal est revenu sur tous ces thèmes devant les médias.

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Malgré la pression qui entoure ce déplacement en Picardie (à égalité de points avec le SMC), Fabien Mercadal préfère l'aborder sous un angle positif. "Si on arrive à faire un résultat samedi soir, on aura la possibilité derrière de laisser Amiens à trois, quatre ou six points en cas de succès contre Nantes".
Malgré la pression qui entoure ce déplacement en Picardie (à égalité de points avec le SMC), Fabien Mercadal préfère l'aborder sous un angle positif. "Si on arrive à faire un résultat samedi soir, on aura la possibilité derrière de laisser Amiens à trois, quatre ou six points en cas de succès contre Nantes".
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Une semaine décisive

"La possibilité de laisser Amiens à trois, quatre ou six points"

"Sur les huit prochains jours, c'est sûr que le destin de notre équipe va se jouer. On a déjà connu quelques petits virages depuis le début de la saison mais là, c'en est un gros. Je ne dis pas ça pour mettre la pression sur les Amiénois mais je pense que ce match constitue plus un virage pour eux que pour nous. Car on aura la possibilité de se rattraper avec ce match supplémentaire, à domicile, contre Nantes, mercredi, alors qu'Amiens ne jouera pas. C'est pourquoi j'envisage ce rendez-vous sous un angle positif. Si on arrive à faire un résultat samedi soir, on aura la possibilité derrière de laisser Amiens à trois, quatre ou six points en cas de succès contre Nantes".

La gestion de la pression

"On veut crier de joie dans les vestiaires"

"Je ne veux pas passer pour un donneur de leçons mais si tu es gêné par la pression, il faut changer de métier. La question, c'est qu'est-ce que tu fais de cette pression ? Elle peut nous apporter une énergie supplémentaire mais tu peux aussi basculer dans la peur, celle qui te fait déjouer. Il y a plein de footballeurs amateurs qui rêveraient de jouer ce genre de matches avec l'ambiance et l'enjeu qui vont avec. Personnellement, je suis heureux de participer à ce match. Par rapport à notre situation, il y a un degré de frustration énorme dans le groupe. On a faim de victoires. On a la dalle. Les gars, ils n'attendent qu'une seule chose, c'est de gagner en Ligue 1. On veut crier de joie dans les vestiaires".

Fayçal Farj, un leader ?

"Fayçal a un comportement exemplaire"

"Peut-être que je me trompe mais, pour moi, Fayçal est un véritable leader. Il est écouté par ses partenaires. Sportivement, je n'en parle même pas... Parfois, il s'énerve un peu mais quand il arrive à gérer cet énervement... Il possède l'expérience de ces matches à enjeu. Il en a vécu avec le Maroc. Quand vous tirez le penalty de la qualification pour la CAN à la 94', il faut être costaud. Il est habitué à ces situations. C'est une véritable plus-value. A l'entraînement ces derniers temps et lors du match de Coupe de France à Bastia, Fayçal a eu un comportement exemplaire".

L'adversaire : Amiens

"Avec notre prolongation, ils vont essayer de mettre du rythme"

"Par rapport à leurs deux derniers matches (Lyon et Rennes) où les Amiénois se sont orientés sur l'aspect défensif, je pense que ça sera différent contre nous. Ils vont essayer de mettre quelque chose en place, de nous provoquer. Ils savent qu'on a disputé une prolongation (mercredi soir face à Bastia). Ils vont essayer de mettre du rythme. C'est logique. A nous de résister à ça".

Son cas personnel

"Je ne suis pas né avec une cuillère en argent dans la bouche"

"Durant ces périodes-là, il faut mettre le mouchoir par-dessus plein de choses pour ne pas céder à l'énervement. La seule chose qui compte, c'est le club. On ne peut pas se lamenter sur son sort. Quand tu signes une licence d'entraîneur, tu sais très bien comment ça se passe. Quand ton équipe gagne, tu es un bon et quand elle perd, tu es mauvais. Si le moindre mauvais résultat ou le moindre doute te concernant te met en difficulté, il ne faut pas faire ce métier. Vous savez, les critiques peuvent venir. Avant que je tombe... Je suis costaud. J'ai un parcours particulier. Je ne suis pas né avec une cuillère en argent dans la bouche. Par moments, je me pose. Je me rappelle d'où je viens et je me souviens qu'il n'y a pas si longtemps, je conduisais les mini-bus de mon club, j'allais arbitrer les 13 ans et je jouais avec l'équipe C pour éviter de déclarer forfait".

> L1. J24 - Amiens (19e - 18 points) / SM Caen (17e - 18 points), samedi 9 février à 20 heures au stade de La Licorne.

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