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Gambardella. 1/4 de finale - Lyon-La Duchère / SM Caen, dimanche 13 mars

SM Caen : Que sont devenus les quarts de finaliste de la Gambardella en 2016 ?

Résumé

Un quart de finale de Coupe Gambardella n'est pas un événement anodin pour un club de la dimension du Stade Malherbe. Pour cause, le dernier en date remonte à 2016 ! Un parcours qui s'était arrêté à l'époque face à Monaco (3-0). Et si cela ne constitue pas une science exacte, une présence dans les huit dernières équipes en lice dans cette compétition est souvent synonyme de bonne cuvée à la formation. La preuve avec la génération 1997-1998 : Jessy Deminguet, Jean-Victor Makengo, Yann Karamoh...

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La génération 1997-1998 prend la pose après sa qualification en huitième de finale de la Gambardella au terme d'un match épique contre Reims. @Roland Le Meur
La génération 1997-1998 prend la pose après sa qualification en huitième de finale de la Gambardella au terme d'un match épique contre Reims. @Roland Le Meur
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Le XI de départ en quart de finale de Gambardella en 2016 contre Monaco

> Louis Deschateaux (Vire, N3) - Jason Tré (Red Star, N1 - Issa Marega, 76', Châteauroux, N1), Durel Avonou (Le Mans, N1), Matthieu Jouenne (La Maladrerie, R1), Mathieu Roger (arrêt) - Dorian Charlier (Vire, N3), Mathis Clément (Dives-Cabourg, N3 - Dominique Miquilan, 46', Dives-Cabourg, N3), Jean-Victor Makengo (Udinese, ITA) - Owen Maës (Red Star, N1 - Exaucé Ngassaki, 82', Trélissac, N2), Yann Karamoh (Karagümrük, TUR), Christopher Opéri (La Gantoise, BEL). Remplaçants : Thomas Callens (Lorient B, N2) - Jessy Deminguet (SM Caen, L2). Entraîneur : Frank Dechaume (La Maladrerie, R1).

Il est professionnel avec le Stade Malherbe

C'est bien simple, il n'y a qu'un seul membre de cette génération 1997-1998 qui joue toujours dans les rangs du Stade Malherbe. Bon, pas n'importe lequel puisqu'il s'agit ni plus ni moins que de l'actuel capitaine de l'équipe de Stéphane Moulin : Jessy Deminguet. S'il était remplaçant en quart de finale face à Monaco, le milieu de terrain avait été titularisé au tour précédent, lors du succès renversant des Caennais aux dépens de leurs homologues rémois. Menée 2-0 après 20', la jeune garde du coach Frank Dechaume s'était qualifiée à l'issue de la séance des tirs au but (3-3, 4-3 tab) ; Jessy Deminguet avait transformé sa tentative. Un an et demi plus tard, le Lexovien fêtait son baptême du feu en Ligue 1, sur la pelouse du Vélodrome.

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Jessy Deminguet est le seul membre de cette génération 1997-1998, quart de finaliste de la Gambardella, à toujours évoluer sous les couleurs du Stade Malherbe. ©Roland Le Meur

Ils sont professionnels à l'étranger

S'ils ne défendent plus les couleurs « Rouge et Bleu », plusieurs garçons de cette époque poursuivent une carrière professionnelle... à l'étranger. A commencer par Jean-Victor Makengo qui joue depuis 2020 à l'Udinese. Il est même considéré par certains observateurs comme l'une des bonnes surprises de la Serie A italienne cette saison (22 apparitions dont 16 titularisations). Champion d'Europe U17 avec l'équipe de France, ce milieu relayeur, gaucher, avait participé à 27 rencontres de Ligue 1 avec le Stade Malherbe, entre novembre 2015 et mai 2017. Il était titulaire le soir du maintien au Parc des Princes contre le PSG. Transféré à Nice à l'été 2017 pour une somme évaluée à 6 M€, Jean-Victor Makengo n'est jamais réellement parvenu à s'imposer sur la Côte d'Azur ni à Toulouse où il fut prêté durant l'exercice 2019-2020 avant, donc, de prendre son envol dans le Frioul.

Sous contrat avec Parme en italie, Yann Karamoh a été prêté cette saison au Fatih Karagümrük, en D1 Turque

Lui aussi a quitté son club formateur en 2017 mais depuis, il n'a pas confirmé les promesses entraperçues avec le SMC (ne dépassant jamais la barre des trois buts sur une saison). Acteur important du maintien de Caen en 2016-2017 (35 apparitions pour 25 titularisations, cinq buts et quatre passes décisives), Yann Karamoh avait été prêté à l'Inter Milan pour deux ans avec une option d'achat automatique estimée à 5,5 M€. Malgré quelques fulgurances avec les Nerazzurri, l'attaquant d'origine ivoirienne n'a pas percé en Lombardie. Prêté à Bordeaux puis à Parme où il a été transféré en 2020, Yann Karamoh a de nouveau fait l'objet d'un prêt, en D1 turque cette fois-ci, au Fatih Karagümrük (22 apparitions, 15 titularisations, trois buts).

Contrairement à ses deux anciens camarades du centre de formation malherbiste, Christopher Opéri (un match en Coupe de la Ligue, à Nancy) n'a pas signé « pro » dans son club formateur, non conservé à l'été 2017. C'est dans les rangs de Châteauroux que ce latéral gauche a franchit le cap, se révélant progressivement (une vingtaine de titularisations en moyenne en L2 entre 2018 et 2021). Des performances qui lui ont ouvert les portes de la Gantoise, qualifiée pour les 1/8e de finale de la Ligue Europa Conference, après avoir suscité l'intérêt de Nottingham Forest (D2 anglaise). Intégré à la rotation, il grappille du temps de jeu avec l'actuel cinquième de la Jupiler Pro League belge (15 apparitions toutes compétitions confondues pour 12 titularisations). Dans cette catégorie de joueurs évoluant en dehors de nos frontières, on peut également citer Théo Le Calvé (qui a fait aussi deux passages par Bayeux) qui mène un double projet football-études au sein d'une université en Californie, aux Etats-Unis.

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Non retenu par le Stade Malherbe à l'été 2017, Christopher Opéri tente de grappiller du temps avec La Gantoise, en D1 belge. ©Roland Le Meur

Ils évoluent en National 1-National 2

Ils ne sont pas moins de quatre, issus de cette génération 1997-1998, à fréquenter, aujourd'hui, les joutes du National 1 dont Durel Avounou avec Le Mans. Dans cette catégorie, celui qui avait paraphé un contrat élite à l'époque (deux ans stagiaire + trois ans professionnel) possède la plus grande expérience avec le SMC (neuf matches de L1 en 2017-2018 + cinq autres de L2 en 2019-2020). Après un prêt à Orléans (L2), riche en termes de temps de jeu, il est l'un des piliers de l'équipe mancelle qui brigue une remontée à l'étage supérieur (15 apparitions pour 13 titularisations). Même s'il a paraphé son premier contrat « pro » avec le Stade Malherbe, Issa Marega n'a pas disputé la moindre minute avec l'équipe fanion. Après un passage par le Cercle Bruges, en Belgique, qui ne fut pas véritablement concluant, celui qui peut évoluer en défense centrale ou au milieu tente de se relancer à Châteauroux, sans grand succès pour le moment. A sa décharge, il est blessé depuis plusieurs semaines.

Dans ce championnat de troisième division, on retrouve aussi deux ex-Caennais au Red Star avec Jason Tré (précédemment au Paris FC et à Laval) et le milieu offensif Owen Maes (passé, lui, par les réserves de Lens et de Monaco, en N2), buteur ce week-end lors du succès 5-2 de sa formation aux dépens de Bastia-Borgo. Il y a quelques semaines, il s'était signalé en inscrivant un magnifique coup franc à angle fermé. Que ce soit pour le latéral ou pour le milieu offensif (respectivement 13 et 14 apparitions pour sept et huit titularisations), ils sont régulièrement alignés par leur entraîneur Habib Beye. Désormais à Saint-Priest (N2) depuis le mercato hivernal, le milieu offensif Mohamed Ali Gueddar appartenait à l'effectif avranchinais en première partie de saison, sans s'y imposer. Un championnat de N2 où l'on retrouve également l'attaquant Exaucé Ngassaki, une apparition en Ligue 1 (en février 2017, contre Nancy), actuellement à Trélissac. Doublure de Rémy Riou à la fin de l'exercice 2019-2020, Thomas Callens est le n°4 dans la hiérarchie des gardiens du FC Lorient où il est sous contrat jusqu'en 2023. Le portier réalise une saison pleine dans les cages de la réserve (N2).

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Avec le Red Star (N1), Owen Maes s'est signalé il y a quelques semaines en inscrivant un magnifique coup franc à angle fermé. ©Roland Le Meur

Ils évoluent en Normandie

N'étant pas parvenus à franchir le cap du professionnalisme, jusqu'à présent, ils font le bonheur de clubs normands, non sans avoir connu pour certains des expériences en dehors de la région. Du gardien Louis Deschateaux, précédemment à Sarre-Union (N3) en Alsace, au milieu Dorian Charlier, deux saisons à Chiasso en D2 suisse, en passant par le latéral Eddy Lecarpentier, l'AF Virois (N3) du président Christophe Lécuyer est particulièrement friand des anciens Caennais ! Le milieu Mathis Clément a, lui, rejoint son père de coach, Philippe, au SU Dives-Cabourg (N3) où est également retourné l'attaquant Dominique Miquilan (passé par Limoges, Oissel, la réserve du Paris FC, Furiani, Mantes depuis son départ du SMC en 2017 !) après une « pige » ratée à Saint-Malo (N2). L'arrière central Matthieu Jouenne a retrouvé son coach de cette épopée en Gambardella en 2016, Frank Dechaume, à La Maladrerie (R1).

Reste quelques cas particuliers. Sans club après des passages par les réserves de Strasbourg, de l'AC Ajaccio et de Bordeaux, le défenseur Léon Valentin s'entraîne avec la réserve caennaise, en attendant de trouver un nouveau projet. Après une dernière expérience à l'AG Caen (N3) en 2020, le latéral Mathieu Roger a, lui, troqué les crampons pour le vélo, plutôt avec brio. Parti pour raisons professionnelles il y a quelques années à Amiens, le défenseur Amaury Legrand, passé notamment par la MOS, a disparu des radars du football normand.

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Défendant les cages de l'AG Viroise (N3) depuis 2019, Louis Deschateaux avait été l'un des héros de la qualification en quart de finale en détournant une tentative rémoise lors de la séance de tirs au but. ©Roland Le Meur

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