Après neuf saisons passées au cinquième échelon national à la tête des « Vert et Noir », Vincent Laigneau en a trop vu pour céder à la panique. Avec une victoire pour quatre défaites, l’US Alençon connaît pourtant un début de championnat qui ravive les inquiétudes de l’exercice précédent, achevé sur un maintien arraché lors de l’ultime journée. Au lourd revers à domicile contre Les Sables (J4. 4-0, le 3 octobre) et à l’élimination en Coupe de France à Fécamp, pensionnaire de R2 (1-0), s’est ajoutée une nouvelle défaite sur la pelouse de la réserve lavalloise (4-2), ce samedi. De quoi éprouver un collectif profondément renouvelé durant l’été. "On a perdu sept joueurs importants donc on a rebâti quelque chose", rappelle l'expérimenté technicien ornais, qui refuse de laisser la nervosité gagner son vestiaire. "On ne va surtout pas tomber dans l’erreur de se foutre en grosses tensions". Les premières sorties avaient d’ailleurs laissé entrevoir des choses encourageantes, à commencer par la victoire aux dépens de Saint-Philbert (J2. 2-0, le 5 septembre), avant un faux pas chez la « B » du FC Nantes, concédée sur un penalty litigieux dans le temps additionnel (J3. 1-0, le 19 septembre). "Il y a ce 4-0 qui nous tue", peste l'ex-coach virois à propos de cette réception des Sables-d'Olonne, qui a marqué un véritable coup d’arrêt à ces promesses. Pour autant, pas question de condamner son équipe après seulement cinq journées. "Je vais analyser encore ce qu’il y a de bon et ce qu’il y a de moins bon".
À Laval, les partenaires d'Hakim El Hamdaoui ont notamment su revenir deux fois au score avant de céder à la 78', puis à la 89'. Une fin de rencontre qui résume une partie de leurs difficultés actuelles. "Tactiquement, on est moins bien. On reste un peu trop derrière. Et puis nos adversaires trouvent les espaces", analyse Vincent Laigneau. "Aujourd’hui, on ne peut pas dire qu’on soit passés à côté du match, mais ce n’est pas suffisant pour prendre des points. Il nous manque quelque chose". L’investissement de ses joueurs ne nourrit, toutefois, aucun reproche : "Franchement, on a un groupe qui bosse, qui bosse même plus que celui de l’année dernière". À ses yeux, l’enjeu consiste désormais à mieux conserver le ballon et à faire reculer l’adversaire pour ne plus subir ainsi les fins de match.
"On a un offensif qui devrait être là d’ici la fin du mois. Et on a un joueur d’expérience de 30 ans qui devrait apporter offensivement et au milieu de terrain"
Mais la progression de son effectif s'accompagnera aussi de renforts. Une nécessité que le technicien avait identifiée dès l’été. "J’avais dit au président (Nicolas Bansard) qu’il faudrait peut-être qu’on s’engage à renforcer encore dans les lignes. Je trouvais qu’on serait un peu fébrile, surtout par rapport au niveau". Deux arrivées sont ainsi espérées d'ici deux semaines. "On a un offensif qui devrait être là d’ici la fin du mois. Et on a un joueur d’expérience de 30 ans qui devrait apporter offensivement et au milieu de terrain", annonce Vincent Laigneau. De quoi donner davantage de solutions à un collectif finalement encore en construction. Avec "21 rencontres encore à disputer", l'entraîneur alençonnais estime qu’il faut décrocher neuf victoires supplémentaires pour assurer le maintien. Un cap qu’il entend poursuivre par étapes, avec une ambition partagée avec son président : "Toujours maintenir le club au niveau national". Sans jamais baisser les bras.
AR






