Kennan Fricheteau a débarqué au Hérouville Futsal en provenance de Corse l’été dernier avec une assurance folle. Son expérience de la saison passée avec une montée acquise en D1 avec l’ACA, malheureusement non validée par la liquidation judiciaire du club ajaccien, sera déterminante, ce samedi, à l'heure de la « finale » d'accession en D1 contre Garges Djibson. Ce rendez-vous décisif, Le jeune joueur de 21 ans l'aborde sans peur. "Ce n’était pas du tout le même contexte. Là, nous sommes sur un seul match, où les deux équipes s'affrontent, avec un enjeu beaucoup plus grand. Sur une seule rencontre, on joue vraiment notre saison. On travaille chaque jour pour vivre de genre de moments". Dans un gymnase Eugène-Laporte qui sera entièrement acquis à la cause des Calvadosiens, l’avantage sera certain. "C’est un apport non-négligeable. On connaît notre salle, chaque recoin, on s’y entraîne tous les jours. C’est compliqué pour certaines équipes de venir ici, car notre sol n’est pas du parquet, mais une matière un peu spécifique. On a nos repères, nos habitudes de visualisation".
Son acclimatation dans l'agglomération caennaise s’est faite simplement et rapidement. Kennan Fricheteau semble ne pas regretter une seconde son choix d’avoir posé ses valises à Hérouville. "En passant d’Ajaccio à ici, il y avait une certaine appréhension, ce n’est pas le même cadre de vie", témoigne le jeune homme. "Mais je me suis bien intégré au lieu, j’habite à quelques minutes du gymnase à pied. Je suis tombé sur des gars en or. C’est la première fois que je vois un groupe où on s’entend tous bien, il n’y pas de clans". Né à Blois, la recrue du club des frères Alla a pratiqué le foot « traditionnel » et a évolué en section sportive au Blois Foot 41, avant de passer des détections pour le futsal alors qu’il n’y avait quasiment jamais joué auparavant. De fil en aiguille, il se retrouve au Pôle France de la spécialité à Lyon. "Là-bas, les 24 meilleurs joueurs de France étaient réunis", indique-t-il. "J'y suis entré à 14 ans, tu y fais les trois années de lycée et de formation en même temps".
"Je suis passé du centre de formation où on était bichonné, à rien du tout. Faire ses courses, se faire à manger, gérer le quotidien..."
Dans cette structure, les entraîneurs piochent alors les éléments qu’ils estiment les plus à même de les rejoindre. "Lors de ma dernière saison, Ajaccio est venu me chercher. Je m’entraînais la semaine à Lyon, et je jouais les matchs avec l’ACA le week-end, en D2, j’avais à peine 16 ans". Une trajectoire folle. L’année de sa sortie du centre lyonnais, Kennan Fricheteau « plaque » tout pour Ceuta, enclave espagnole située au Maroc, où l’Unión África Ceutí (D2) l’a attiré dans ses filets. "J’y suis resté un an. Je ne savais pas dans quoi j’allais. Je suis passé du centre de formation où on était bichonné, à rien du tout. Faire ses courses, se faire à manger, gérer le quotidien... J’y ai grandi en tant qu’homme". Après 12 mois en « Segunda División », retour en Corse pour deux saisons avec le destin que l'on connaît. Alors que d'autres formations frappaient à la porte, pourquoi a-t-il choisi Hérouville Futsal ? "Venir ici était un vrai choix sportif. Je voulais du temps de jeu pour continuer à prétendre jouer en sélection". Pari gagnant puisqu'il a fait partie du dernier rassemblement de l'équipe de France U23 qui a effectué un stage en commun avec les « A », début avril. Preuve que son choix était sans aucun doute le bon.
> D2. J18 - Hérouville Futsal (1er - 41 points) / Garges Djibson (2e - 41 points), samedi 2 mai à 16 heures au gymnase Eugène-Laporte.
FPG






