Le règlement
Le championnat de Régional 2 2025-2026 est composé de trois groupes de 12 équipes et d'un quatrième en comprenant 13. Chaque premier de poule est promu en Régional 1 ; les deux meilleurs deuxièmes valident également leur montée à l'étage supérieur. Les quatre formations classées deuxièmes sont départagées sur la base des résultats obtenus contre les équipes classées aux 1re, 3e, 4e et 5e places.
Au niveau des descentes, les deux derniers des groupes de 12 et les trois derniers du groupe de 13 sont automatiquement relégués en R3, ainsi que les deux plus mauvais 10es (départagés sur la base des résultats obtenus contre les équipes classés aux 9e, 8e, 7e et 6e places). Les descentes du championnat de R2 sont toutefois directement influencées par le nombre de relégations de Régional 1, elles-mêmes impactées par le nombre de clubs normands rétrogradés de National 3. Si une équipe normande venait à descendre de N3 en R1, par effet domino, les trois plus mauvais 10es de R2 seraient rétrogradés. Si deux représentants normands de N3 venaient à tomber en R1, tous les 10es prendraient la direction du Régional 3...
Pour en savoir plus : Montées - descentes en R1-R2, que dit le règlement ?
La course au Régional 1
Dans un Groupe D parasité par les matches en retard des uns et des autres, il a parfois été difficile d'y voir clair ces dernières semaines. Alors que toutes les équipes s'apprêtent lâcher les chevaux à l'abord du sprint final, quelques tendances se dégagent néanmoins. Au sommet, le SPN Vernon a pris les commandes et mène la danse devant le FC Val-de-Reuil. Ce duo d'équipes euroises est, en ce début de mois d'avril, le mieux placé pour décrocher la timbale. "Il nous reste six matchs et on sait que si on gagne les six, on sera champions", se veut lucide le coach vernonnais Mohammed Diakhaby. "Si on ne les gagne pas, on ne pourra s'en prendre qu'à nous-mêmes, mais au moins, on ne dépend pas des résultats des autres". "Le championnat est encore ouvert, rien n'est défini", avance pour sa part l'entraîneur du FCVR, Rachid Belaiouaj. "Il nous reste quand même huit matches à disputer".
Ce qu'ont en commun les deux leaders, c'est de livrer pour l'heure un championnat au-delà de leurs objectifs de début de saison. L'un et l'autre ne visaient pas ouvertement la montée à l'étage au-dessus. "C'est simple, nous, on sortait de deux saisons très compliquées (dont une en R1)", poursuit Rachid Belaiouaj. "Le premier objectif, c'est déjà de reconstruire une équipe, une cohésion, un effectif... L'idée, ce n'était pas d'être si performant dès cette saison". Du côté de Vernon, pour sa première expérience avec un groupe senior en Régional 2, Mohammed Diakhaby était prudent sur la ligne de départ. "On ne voulait pas jouer forcément la montée, mais on voulait être dans le haut du tableau, ça, c'était sûr", glisse l'ancien joueur du CMS Oissel. "Vu la saison dernière compliquée, on ne savait pas trop comment le groupe allait réagir". L'effectif a manifestement bien accueilli cette stabilité retrouvée après avoir connu trois entraîneurs lors d'un exercice 2024-2025 pénible et finalement marquée par une relégation.
Si les deux premiers du classement restaient prudents sur leurs ambitions, c'est aussi parce que la concurrence avait les dents longues. Après une saison passée où le club a longtemps été à la lutte, le FC Serquigny-Nassandres a vu son coach historique Julien Vinette laisser son poste à Kevin Giboyau et espérait bien performer de nouveau. Hélas, la mayonnaise n'a jamais pris et après un début de championnat calamiteux marqué par quatre défaites de rang, Julien Vinette a finalement repris sa place dès le mois d'octobre. "Les joueurs avaient la tête dans les chaussettes", se souvient l’entraîneur. "On a remis du travail, de la confiance. Ce n'était que le début de saison et il fallait relancer une dynamique. Et je crois que derrière, on a dû enchaîner cinq ou six victoires de suite". Si l'entame manquée plombe encore le bilan général, les « Kinys », comme on les surnomme, sont actuellement la troisième force du plateau avec une particularité régionale : l'équipe de l'Eure est la seule à n'avoir pas fait le moindre match nul cette saison en Régional 2 (dix victoires pour huit défaites).
Enfin, alors qu'il rêvait un temps de National 3, le FC Gisors a été happé par le Régional 2 la saison passée, mais il n'entend pas s'y éterniser. Lorsque les pendules auront été remises à l'heure, le club du Vexin normand pourrait bien se retrouver troisième, voire même deuxième. Car oui, la particularité de ce Groupe D reste son exceptionnelle densité. "Chaque week-end, on regarde les résultats et on tombe de haut. C'est très, très serré au classement et sur le terrain, c'est pareil", confirme Julien Vinette. Le mois dernier, Gisors, meilleure attaque du groupe avec 48 buts inscrits, est venu confirmer qu'il avait sans doute les moyens de jouer au chamboule-tout avec le podium puisque le FCGVN 27 s'est payé le luxe d'étriller Val-de-Reuil sur le score de 4-0. Un mal pour un bien, peut-être, pour Rachid Belaiouaj. "Ils ont l’un des meilleurs effectifs et ce match nous a montré que quand on est en haut, qu'on est favori et qu'on est attendu, il ne faut pas se voir plus beau que ce qu'on est !"
Pour les deux derniers mois de compétition qui s'annoncent, tous les scenari sont sur la table et risquent d'être en partie dictés par les confrontations directes. Verra-t-on une confirmation des deux leaders ? Un retour en force des poursuivants ? Toujours est-il qu'homogènes jusque dans leurs envies de briller, tous les clubs du Groupe D ont clairement l'intention de jouer le coup à fond. "Arriver en R1 au bout de ma cinquième année (sur un banc), ce serait plus que pas mal, ce serait vraiment un très beau cadeau pour moi, et j'espère vraiment qu'on va réussir", expose Mohammed Diakhaby qui promet que Vernon va s'accrocher à son fauteuil "le plus longtemps possible".

La lutte pour ne pas descendre en Régional 3
Dans ce groupe homogène, le seul à 13 parmi les quatre que compte la région, les trois derniers au moins seront relégués en Régional 3 à l'issue de cet exercice et il ne fait guère de doute que l'AS Madrillet Château Blanc, dans le négatif et au cœur d'une saison compliquée, et Saint-Sébastien Foot, dans le dur pour d'autres raisons, n'échapperont pas à l'ascenseur vers la division inférieure. Au-dessus en revanche, la lutte va faire rage pour échapper à la 11e place et au 10e rang peu enviable. Si le FC Illiers L'Évêque est le moins bien placé pour se sauver en l'état actuel des choses, les Illiens-Épiscopiens ont récemment été s'imposer 4-3 à Serquigny-Nassandres avant de s'incliner de peu contre le FCVR (1-0). Alors qu'ils joueront les deux plus mal classés, mais défieront aussi Saint-Julien Petit-Quevilly d'ici au baisser de rideau, les Eurois ont des atouts dans leur manche. Alizay, Deville-Maromme et dans une moindre mesure les réserves du Grand-Quevilly FC et du CMS Oissel vont donc devoir bien soigner leur sortie pour s'éviter des frayeurs.
Le programme de la journée 19 (samedi 11 et dimanche 12 avril)
- FC Val-de-Reuil - Grand-Quevilly FC « B »
- CMS Oissel « B » - FAC Alizay
- FC Illiers L'Éveque - SPN Vernon
- Saint-Sébastien Foot - Pacy-Ménilles RC « B »
- AL Deville-Maromme - FC Gisors VN 27
- AS Madrillet Château Bland - FC Saint-Julien Petit-Quevilly
- Exempt : FC Serquigny-Nassandres






