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Membre du Comex, le président de QRM revient sur les décisions de la FFF

Michel Mallet : "La solution miracle n'existait pas"

Résumé

Comme on pouvait s'y attendre, les décisions actées par la FFF, jeudi, concernant les montées et les descentes (lire encadré ci-dessous) sont très loin d'avoir fait l'unanimité dans le monde du ballon rond. Membre du Comité exécutif de la Fédération française, Michel Mallet, le président de Quevilly-Rouen (N1), défend la politique fédérale tout en "déplorant les allégations de certains clubs".

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Alors qu'un arrêt définitif du championnat de N1 aurait permis à QRM de se sauver, le président Michel Mallet assure, qu'en cas de reprise, son équipe "luttera pour ne pas finir dans la charrette".
Alors qu'un arrêt définitif du championnat de N1 aurait permis à QRM de se sauver, le président Michel Mallet assure, qu'en cas de reprise, son équipe "luttera pour ne pas finir dans la charrette".
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Depuis les annonces de la FFF concernant les modalités d'accession et de relégation dans chaque division, du N2 aux districts, de nombreux clubs, s'estimant floués, ont exprimé leur colère, leur incompréhension, leur inquiétude…

"Quand une saison ne va pas à son terme, ça laisse forcément des regrets. Mais je rappelle qu'avec la gravité de cette crise sanitaire, nous sommes confrontés à une situation exceptionnelle. Depuis la grippe espagnole il y a 100 ans, la France n'avait plus connu une telle pandémie. Essayons donc de faire preuve d'un peu d'humilité. Confrontée à un problème EXTRA-ORDINAIRE, la Fédération a dû prendre une décision EXTRA-ORDINAIRE".

"Contrairement à ce que certains croient, la FFF n'a pas décidé toute seule dans son coin"

Alors que la plupart des autres fédérations sportives ont acté la fin de leur saison fin mars, on reproche à la FFF sa lenteur à se décider…

"Mais le temps de la réflexion nous a été dicté par le Covid-19. Avant de prendre une décision, encore faut-il avoir tous les tenants et tous les aboutissants. La Fédération a pris les bonnes décisions aux bons moments. A chaque fois, on ne voit que le côté négatif. Je le regrette".

Certaines voix discordantes estiment qu'il y avait d'autres solutions (une saison blanche, geler les classements à l'issue de la phase aller)…

"La solution miracle n'existait pas. En son âme et conscience, le Comex (Comité exécutif) a opté pour ce qu'il considère comme la moins mauvaise. Contrairement à ce que certains croient, la Fédération n'a pas pris sa décision toute seule dans son coin. Cette décision a été prise après une très large concertation, des heures et des heures de réflexion, auprès de la Ligue de football amateur (LFA), des ligues régionales, des districts… Derrière, elle a assumé ses responsabilités".

Contrairement aux autres championnats sous sa gestion, la FFF a fait une exception pour le National 1 et la D1 féminine (ces deux compétitions sont toujours suspendues mais pourraient reprendre si les conditions sanitaires le permettent) ?

"Pour ces championnats se rapprochant du très haut niveau, la Fédération s'est accordée un délai de réflexion supplémentaire. Pas question de prendre une décision prématurée. On se donne une chance de pouvoir reprendre. Pour ces deux championnats, il y a des enjeux significatifs que ce soit pour des qualifications en Coupe d'Europe en D1 féminine ou pour des accessions en Ligue 2 pour le National".

"EN n1, Nous sommes plus proches d'un championnat professionnel que des amateurs"

Un arrêt définitif du championnat de N1 aurait permis à Quevilly-Rouen (14e et premier non-relégable), le club que vous présidez, de se maintenir…

"Sur ce sujet, notre état d'esprit est clair : si le championnat reprend, on retournera sur les terrains. Et on luttera pour ne pas finir dans la charrette. Une zone des relégables dont nous nous sommes extirpés depuis peu. Il n'y aura pas de discussions. De toute façon, c'est une décision qui s'imposera à nous".

En ne stoppant pas définitivement le N1, la FFF reconnaît, implicitement, le particularisme de ce championnat au carrefour des mondes professionnel et amateur…

"C'est certain que nous sommes plus proches d'un championnat professionnel que d'un championnat amateur. On a de vraies contraintes comme les professionnels mais sans les moyens financiers qui vont avec. Comme la Ligue 1 et la Ligue 2, on joue sur l'ensemble du territoire, avec des déplacements aux quatre coins du pays. Quand toutes les deux semaines, vous partez deux jours entiers en car pour un déplacement, c'est difficile d'exercer un autre travail à côté. En N1, nous sommes à la croisée des chemins".

N2-N3 : montée et descentes maintenues, application du quotient

Après des semaines d'interrogation, la Fédération française a (enfin) tranché concernant l'avenir de la plupart de ses compétitions en actant l'arrêt définitif de tous les championnats, du National 2 aux districts. Seuls le N1 et la D1 féminine, toujours suspendus, pourraient encore reprendre si les conditions sanitaires le permettent.

Pour départager des équipes qui ne compteraient pas le même nombre de journées (avec celles en retard liées aux conditions climatiques), les instances fédérales ont opté pour la solution du quotient (nombre de points / nombre de matches). Alors qu'au niveau régional et départemental, la FFF a limité le nombre de montées et de descentes à une par poule, les conditions d'accession et de relégation ont été maintenues comme lors d'une saison classique en N2 et N3.

Conséquence pour les clubs normands évoluant dans ces deux divisions :

> 15e et avant-dernier de sa poule de N2, le CMS Oissel est relégué en N3,

respectivement troisième et quatrième de leur poule de N2, le FC Rouen et l'US Granville évolueront toujours à ce niveau,

leader de sa poule de N3, la réserve du SM Caen est promue en N2. Occupant les trois dernières places de leur poule de N3, Grand-Quevilly, Pacy-Ménilles et Gonfreville sont rétrogradés en R1.

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