Ce week-end, à Gonfreville, il n'y aura pas de finale U18 féminine. Le Stade Malherbe a été déclaré vainqueur sur tapis vert ; ce qui doit lui faire une belle jambe par ailleurs. Et pour cause, le HAC et le FC Saint-Lô - qui se sont affrontés en demie - ont été sanctionnés par la commission de discipline de la Ligue de Normandie (LFN) d'un match perdu par pénalité. Pour rappel, cette confrontation - qui s'est déroulée le 13 juin - avait été arrêtée à un quart d'heure de la fin, à la suite de l'agression de la gardienne manchoise par une poignée de jeunes « spectatrices » présentes au bord de la main courante de l'annexe du Stade Pelé (si on peut qualifier ainsi des individues qui viennent assister à un match dans le seul but d'insulter des joueuses qui ne sont même pas majeurs). Rouée de coups au sol, la n°1 du FC Saint-Lô, qui avait perdu connaissance quelques instants, avait du être transportée à l'hôpital. Ses blessures lui ont occasionné 12 jours d'ITT (Incapacité totale de travail) !
En sa qualité de club accueillant cette affiche, le HAC a été sanctionné pour le « comportement des spectateurs » en question, même s'il a été établi que les personnes incriminées n'avaient aucun rapport avec le club doyen. La commission de discipline a rappelé les dirigeants havrais « à leurs devoirs de police des terrains ». « La commission a notamment considéré que le club recevant n'avait pas été en mesure de garantir la sécurité de l'ensemble des acteurs présents dans l'enceinte sportive », peut-on lire dans un communiqué de la LFN signé de son président, Romain Féret. Alors qu'elles menaient 8-0 au moment des faits, les U18 « Ciel et Marine » sont donc privées de finale.
Deux matchs de suspension pour la gardienne du FC Saint-Lô
Le FC Saint-Lô a également été pénalisé, tout comme sa gardienne, qui a écopé de deux matchs de suspension pour un « comportement excessif / déplacé », selon la commission de discipline. « La commission a relevé que le contexte ayant conduit aux incidents traduisait des responsabilités partagées dans la montée des tensions, sans que cela ne puisse en aucun cas justifier ou minimiser les violences commises », est-il retranscrit dans le communiqué de la Ligue. Alors qu'elle était excédée de s'être faite insultée pendant toute la rencontre (ce qu'on peut entendre), il est reproché à la jeune portière d'avoir jeté le ballon en direction de ce groupe de « supportrices ». Un geste qui aurait abouti à son agression.
On espère surtout que les procédures judiciaires en cours (des plaintes ont été déposées, notamment par la gardienne) permettront « d'établir les responsabilités individuelles des personnes impliquées, surtout celles ne figurant pas sur la feuille de match », comme il est mentionné sur le communiqué de la LFN.
MB






