Sanctionné par la commission fédérale des règlements et contentieux de la FFF de quatre défaites sur tapis vert, plus autant de points de pénalité, Le Havre Caucriauville a vu cette « condamnation » confirmée par la commission supérieure d'appel. Petit retour en arrière. L'organe de la Fédération française reproche à « Caucri » de ne pas avoir respecté la procédure de délivrance du CIT (Certificat international de transfert) concernant Logan Virolan et l'absence du cachet de mutation de son ancien club (ESM Gonfreville-l'Orcher) sur la licence de Djimin Mohamed Diawara. Pour les « Bleu et Blanc », qui avaient obtenu leur maintien sportivement, les conséquences sont terribles. Car avec sept unités en moins (les protégés de Kalidou Thioubou avaient décroché trois résultats nuls sur les rencontres en question), ils rétrogradent en position de lanterne rouge de la poule D de N3 (désormais nommé N2) ; un classement synonyme de descente en R1, un an après leur accession à ce niveau.
Pourtant, en appel, le club du vice-président Nourredine Bouchlagem estimait avoir présenté une défense de son dossier basée sur les textes de la FFF. Comme il est mentionné sur ses réseaux sociaux, Le Havre Caucriauville a rappelé « qu'au-delà de quatre mois après sa délivrance, une licence ne peut être annulée ». Or, l'évocation du CS Brétigny, à l'origine de cette histoire, dépasse ce délai. Par ailleurs, les dirigeants seinomarins stipulent que l'information de cette évocation ne leur a pas été transmise par l’organisme gérant la compétition, contrairement à ce que souligne l’article 187‑2 des règlements généraux de la FFF.
Des arguments qui n'ont pas trouvé écho auprès de la commission supérieure d'appel. Désormais, « Caucri » a la possibilité de saisir le CNOSF, dont l'avis n'est que consultatif, avant de porter l'affaire devant le Tribunal administratif. A l'heure où nous écrivons ces lignes, compte tenu de la longueur et du coût de la procédure, les dirigeants havrais s'interrogeaient encore sur la suite à donner. Pour rappel, si les joueurs de Kalidou Thioubou étaient relégués administrativement, il y aurait une descente supplémentaire dans chacune des divisions régionales (Yvetot AC en R1, la réserve de l'US Alençon en R2), à moins que le SU Dives-Cabourg ne soit repêché en N3 ; le représentant de la Côte Fleurie se trouve désormais en huitième position dans l'ordre des repêchables alors que 12 clubs ont été sanctionnés en première instance.






