Le suspense lors du tirage au sort des quarts de finale de la Coupe Gambardella a été rapidement éventé pour le Stade Malherbe ce jeudi, au siège de la FFF à Paris. L’équipe dirigée par Fabrice Vandeputte, victorieuse à l'arraché de Toulouse au tour précédent (1-1, 7-6 tab), a été la première à être tirée par l’ancien international Français Luc Sonor. Et la relève caennaise aura le privilège de recevoir, dimanche 5 avril ; un soulagement après quatre déplacements dans cette « Vieille Dame » cette saison. "C’était notre vœu d'accueillir", réagit le coach des jeunes Malherbistes. "C’est top pour les familles qui nous ont suivi partout, encore à Toulouse ce dimanche où il y avait beaucoup de monde. C’est bien pour nos supporters aussi". Ensuite, la deuxième boule sortie par l’ex-défenseur de l’AS Monaco a été synonyme d’une émotion tout aussi intense puisqu'elle leur a réservé le Paris Saint-Germain comme prochain adversaire. "C’est un gros morceau. De toute façon, il n’y a que des gros morceaux à ce stade de la compétition".
L'ancien entraîneur des « pros » et de la réserve « Rouge et Bleu » s’attend donc à une grosse opposition. Mais fort de son expérience de presque 30 ans sur les bancs, il en a vue d’autres. "Toulouse était une grosse équipe qui avait pour objectif cette année de gagner la Gambardella. Le PSG, c’est leur but chaque année. Après, ça reste un match de coupe où il peut tout se passer. La preuve avec notre qualification sur la pelouse du TFC. Ça s’est joué à la dernière seconde…" C’est ce qui fait la magie de la coupe, sur une rencontre, un « gros » peut être renversé. TFC, PSG, même combat pour les espoirs du SMC. "C’est toujours un peu spécial", enchaîne le technicien. "On est dans une position d’outsider même si on évolue à domicile. On va bien préparer ce match, montrer qu’on a du caractère. On sait bien défendre, on sait bien attaquer. On va respecter cette équipe du PSG, mais on n'a peur de personne".
"On va respecter cette équipe du PSG, mais on n'a peur de personne"
Fabrice Vandeputte
Le billet pour les quarts rapporté de Toulouse a montré à ses joueurs qu’ils peuvent se surpasser. Contre les Parisiens, dans la position de challenger, auront-ils tout à gagner ? "Oui, mais on va rester pragmatique. Sur le papier, on a moins de chances de se qualifier qu’eux. Après, à nous de faire en sorte que le niveau s'équilibre". Ce quart de finale, risque aussi de réserver son lot d’émotions avec pas mal de spectateurs attendus, et peut-être un lot de fans parisiens qui pourraient soutenir activement leurs jeunes protégés. "Pour nous, il n'y a pas de pression. On a déjà joué chez des clubs amateurs, sur des terrains très mauvais, et les bons joueurs s'adaptent. J’avais assisté il y a quatre ans à la demi-finale contre Rennes à d’Ornano (3-3, 5-3 tab), il y avait 11 000 personnes. Je ne doute pas qu’on soit encouragé cette fois encore". Toutefois, pas certain cette fois-ci que cette affiche se tienne dans la même enceinte. A noter qu'en cas de qualification pour les demies, les joueurs de Fabrice Vandeputte se déplaceront dimanche 26 avril, chez le vainqueur de la rencontre FC Nantes - ESTAC Troyes.
Florian POLTEAU-GOMEZ






