On joue depuis 23 secondes en seconde période quand M. Mickaël Leleu désigne le point de penalty en faveur du FCR, à la suite d'un contact entre Peter Ouaneh et Alan Kérouédan. On ne reviendra pas dans ces lignes sur le bien-fondé ou non de cette décision, incompréhensible aux yeux d'Olivier Frapolli, le coach du Stade Lavallois. A cet instant-là de ce barrage aller d'accession en Ligue 2, les « Tangos » mènent 1-0 au tableau d'affichage. Pendant longtemps, on a cru qu'Idrissa Seydi serait préposé à l'exercice ; l'attaquant sénégalais s'était rapidement saisi du ballon. Mais au moment d'exécuter la sentence, c'est Valentin Fuss qui s'est présenté devant Mamadou Samassa ! Un manque de clarté dans la hiérarchie des tireurs rouennais ? Une mésentente entre les deux coéquipiers pour savoir qui tenterait d'égaliser ? Tout le contraire.
Il s'agissait, en effet, d'une stratégie afin de protéger le véritable tireur. "Idrissa a pris l'initiative de prendre la balle pour que personne ne m'embête", a confié Valentin Fuss, en conférence de presse après le match. "Ça m'a permis de me mettre dans ma bulle". Le n°27 des « Diables Rouges » a plutôt été inspiré puisqu'entre le coup de sifflet de l'arbitre pour signaler la faute et la transformation de cette sanction par l'Alsacien, il s'est écoulé plus deux minutes ! Heureusement pour le club rouennais, Valentin Fuss n'a pas tremblé, en plaçant le « cuir » en plein milieu des cages mayennaises. "C'est un penalty, on le tire avec la certitude de le marquer. Il ne faut pas tergiverser. Si on commence à se poser trop de questions, c'est là que ça devient compliqué. On y va, on pose le ballon et le met au fond". Avec ce penalty, synonyme de match nul (1-1), tous les espoirs sont permis pour la bande à Régis Brouard avant la manche retour, dimanche (17 heures), à Le Basser.
MB






